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oct. 08

2ème rencontre CCFB-CNRS sur l’innovation scientifique


La commission de l’Energie et la Commission de la recherche, du développement et de l’innovation, de la CCFB de Rio de Janeiro, en partenariat avec le bureau du CNRS Brésil et Cône Sud, ont réalisé, début octobre, au siège de la Chambre de Commerce Franco-Brésilienne, la deuxième rencontre CCFB-CNRS sur l’innovation scientifique. Pour cette seconde édition, le thème de l’Energie et de l’environnement était au centre des recherches et des projets présentés. L’évènement a réuni des chercheurs, des professionnels de la R&D et des représentants des institutions de recherche, qui ont eu l’opportunité d’échanger leurs expériences et de partager leur expertise sur les nouvelles sources d’énergie renouvelable, notamment l’hydrogène.

Isabelle Baraille, Professeur des Universités et Vice-Présidente de la Commission de Recherche a présenté l’Université de Pau (UPPA) et ses laboratoires d’excellence dans les domaines de l’énergie, de l’environnement, de l’évaluation des risques et des sciences sociales. Ces laboratoires profitent de partenariats socio-économiques avec les autorités locales et des industriels comme Total. Hugo Santos Silva, chercheur à l’UPPA, est intervenu pour parler de son travail sur le cycle de vie des asphaltènes, ces structures moléculaires qui impactent négativement la distillation du pétrole brut. Il s’est notamment interrogé sur leur agrégation et la façon d’empêcher l’encrassement qu’ils occasionnent dans les échangeurs de chaleur.

Alain Prinzhofer, de l’Institut de Physique du Globe de Paris, a présenté ses travaux sur l’hydrogène naturel. Cette ressource encore mal comprise pourrait devenir une source potentielle d’énergie durable. En complément, le Professeur Paulo Emilio V. de Miranda, du Laboratoire de l’Hydrogène, Programmes d’Ingénierie des Transports et de l’Ingénierie des Matériaux à la COPPE/UFRJ a partagé son expérience de l’étude des applications de l’hydrogène et du développement des technologies pour un transport durable. Il a notamment parlé de sa participation à la construction d’un bus hybride fonctionnant à l’hydrogène et à l’électricité.

Gwenaël Abril, directeur de recherche au CNRS travaille avec le Musée D’Histoire Naturelle de France au Brésil. Il a exposé ses recherches sur les écosystèmes aquatiques et l’effet de serre au Brésil. Il s’intéresse notamment à la vulnérabilité des écosystèmes littoraux tropicaux de Rio de Janeiro face à l’eutrophisation. Il utilise des mollusques bivalves pour faire du bio-monitoring et a développé un projet de science participative.

En matière de dispositifs innovants de surveillance environnementale, Jean-Charles Massabuau, chercheur au CNRS, a présenté son initiative développée en partenariat avec le groupe industriel Total en France : le projet MolluScanEye. Il s’agit d’un projet de valvométrie non-invasive pour surveiller la qualité de l’eau à distance. En plaçant des électrodes détectant le mouvement de coquilles de bivalves, des données sont recueillies et analysées pour évaluer l’état de santé de ces mollusques. Cet état de santé étant directement lié à la qualité de l’environnement aquatique, cela permet de détecter d’éventuelles pollutions. Ce projet fait partie des finalistes du concours « Best Innovators » réalisé par Total.

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