CNRS – FAPESP: un programme bilatéral pour la mobilité de chercheurs

 

La Fundação de Amparo à Pesquisa do Estado de São Paulo (FAPESP) et le CNRS ont signé le 9 juin 2004 à Paris, un accord de coopération pour la recherche, visant à mettre en œuvre une coopération scientifique et technologique entre des chercheurs du CNRS et des chercheurs de l’état de São Paulo, à travers le financement de projets de recherche conjoints.

Comment ça marche ?

Le programme finance des projets scientifiques de 2 ans, comprenant une équipe de chercheurs du CNRS (ou enseignants-chercheurs ou chercheurs d’autres organismes de recherche affiliés à une unité de recherche du CNRS), et une équipe de chercheurs de l’état de São Paulo. Le projet doit intégrer la participation de doctorants. Pour soumettre un projet, il est nécessaire de déposer un dossier en anglais (FAPESP) ou français (CNRS) présentant le projet scientifique, rédigé conjointement par le porteur de projet de l’institution de l’état de São Paulo, et par le porteur de projet du CNRS. Il doit inclure les objets suivants:

→ Le projet scientifique proposé (état de l’art, projet scientifique, qualité et originalité du projet, perspectives) et les activités prévues dans le cadre du projet et leur planning.

→ La participation d’etudiants/Jeunes Chercheurs aux activités du projet (séminaires, workshops, échanges, écoles d’été, co-tutelles).

→ Les missions d’échange à réaliser par l’équipe du CNRS dans l’institution de São Paulo, et par l’équipe de São Paulo au CNRS.

→ Une description des apports de chaque partie expliquant leur expertise pour mener à bien les activités prévues, et l’équilibre de la collaboration.

→ Indicateurs de performance pour les activités prévues, indiquant les résultats attendus.

→ La valeur ajoutée de la collaboration pour atteindre les objectifs du projet.

→ Actions envisagées qui ajouteront de l’impact au projet (par exemple au moyen de séminaires, de workshops, d’écoles thématiques…).


La FAPESP et le CNRS fournissent chacun un financement annuel d’un montant maximum de 5 000,00 € par projet, pour couvrir les dépenses de mobilité liées à la recherche. Environ 7 projets sont sélectionnés chaque année dans le cadre de cet appel. Depuis le lancement du programme, 88 projets on été financés.

En 2018, 12 projets sont en cours, et traitent de sujets très divers : physique nucléaire et physique des particules (Etude de réactions nucléaires d’intérêt astrophysique, Supersymétrie), sciences de l’univers (Combinaison de données thermocronométriques et détritiques pour améliorer les modèles pour l’évolution du paysage et leurs contrôles tectoniques et climatiques, Exploration de l’évolution des galaxies et du milieu interstellaire à l’aide des instruments SAM-FP et T80-Sud, Composés organiques volatils d’origine biogénique dans la mégapole de São Paulo), sciences humaines et sociales (Doctrine aristotélicienne des émotions), écologie et environnement (Éco-épidémiologie moléculaire de vecteurs), mathématiques (Généralisation des espaces de configuration, liens entre les groupes de tresses et les groupes presque cristallographiques), chimie (Membranes hybrides contenant des nanoclusters pour l’éclairage et la détection, Nanovecteurs biocompatibles à base d’hybrides lamellaires et de composites hybride lamellaire/polymère pour la libération de principes actifs), biologie (Développement de vaccins recombinants contre Streptococcus pneumoniae basés sur la toxine adénylcyclase de Bordetella pertussis), sciences de l’ingénierie et des systèmes (Photon/phonon dans les fibres optiques effilées).
Parmi les tutelles brésiliennes de ces projets, on trouve l’Université de São Paulo, l’Université d’État de Campinas, l’Université de Franca, l’Université Fédérale de l’ABC et l’Institut Butantan.

L’appel à projets ouvre généralement au mois d’avril et se clôture à la fin du mois de juillet.

Pour tous renseignements supplémetaires concernant l’appel à projets, les modalités de soumission, vous pouvez contacter Antonia Alcaraz (antonia.alcaraz@cnrs.fr) de la DERCI du CNRS, ou le bureau CNRS Rio.

 

Retour au sommaire