–  actualisé le 25/05/2020 –

Argentine

En Argentine, le président Alberto Fernandez a décrété l’isolement préventif, social et obligatoire depuis le vendredi 20 mars et a décidé le 25 avril de prolonger le confinement jusqu’au 10 mai pour les plus grandes villes (500 000 habitants). 

Le président a déclaré le 8 mai la mise en route du déconfinement partiel à partir du lundi 11 mai, à l’exception de Buenos Aires et sa banlieue (qui regroupe 87% des nouveaux cas sur les deux dernières semaines) pour lesquelles le confinement est prolongé jusqu`au 7 juin suite à une augmentation des cas dans la région. Pour les zones déconfinées, les différentes activités ont pu reprendre sans autorisation préalable du gouvernement et la population pourra se déplacer en respectant des règles d’hygiènes strictes. 

Depuis le 17 mars 2020, l’Argentine a arrêté les liaisons aériennes avec les pays les plus touchés par le virus et depuis le 26 mars toutes les frontières argentines sont fermées. À la demande de l’Autorité de navigation aérienne argentine, la résolution 63/2020 du ministère argentin des Transports a suspendu tous les vols intérieurs depuis le 28/03 à minuit, à l’exception des vols humanitaires et d’évacuation médicale. Les vols domestiques et commerciaux devraient pouvoir reprendre à partir du 1er septembre.

L’Argentine compte aujourd’hui 12 063 cas enregistrés de coronavirus et 452 morts.

Bolivie

Après avoir émis des recommandations de « quarantaine » le samedi 21 mars 2020, le gouvernement bolivien avait décrété l’état d’urgence sanitaire le mercredi 25 mars interdisant la circulation des véhicules en instaurant un confinement pour empêcher la propagation de Covid-19, dont la transmission continue d’augmenter dans certaines régions.

Depuis le 11 mai, la Bolivie est entrée dans la phase de « quarantaine dynamique », c’est-à-dire un confinement différencié dans chaque Département, en fonction de leur situation sanitaire. Toutefois, les mesures sanitaires exceptionnelles prises par les autorités dans la lutte contre la Covid-19 sont maintenues dans toutes les grandes villes, où la situation sanitaire est la plus préoccupante, jusqu’au 31 mai. Les principales mesures sont : 

  •       Fermeture totale des frontières.
  •       Suspension des transports interdépartementaux.
  •   Interdiction de circuler pour tout transport public ou privé. Seuls les véhicules officiels et de santé pourront obtenir des dérogations.
  •     1 seule personne (majeure) par famille peut réaliser les courses alimentaires, de 7h à 12h.

L’ivermectine, un médicament antiparasitaire, a été approuvée pour le traitement du coronavirus (COVID-19) le 14 mai 2020 ; toutefois, il a été précisé qu’elle n’est pas préventive et que son utilisation doit se faire sur prescription d’un médecin et avec le consentement éclairé du patient.

Des rapports faisant état d’irrégularités dans l’achat de respirateurs artificiels pour les patients atteints de coronavirus ont amené le ministre de la Santé, Marcelo Navajas, à être entendu mercredi (20/05) par des enquêteurs. Il a été envoyé en prison de manière préventive ce dimanche (24/05).

Par ailleurs, la Bolivie s’est tournée vers le Brésil dans l’espoir d’espoir d’avoir de l’aide pour la gestion de la crise sanitaire déclarée dans la région amazonienne du pays (Beni).

La crise sanitaire s’accompagne de la crise politique, le sénat bolivien ayant déterminé, contrairement à l’avis de la présidente par intérime Jeanine Áñez, la tenue des élections présidentielles avant août 2020.

Actuellement, la Bolivie compte 6 263 cas confirmés et 250 morts.

Brésil

Le Brésil est le seul pays de la zone dont le gouvernement n’a pas de positionnement clair. À noter qu’en plus de la crise sanitaire et économique, le Brésil doit également faire face à une crise politique liée aux agissements et déclarations de son président Jair Bolsonaro (limogeage du ministre de la santé le 16 avril, démission du ministre de la justice le 24 avril, démission du nouveau ministre de la santé le 15 avril, 1 mois après sa prise de fonction). Les mesures pour contrer le coronavirus sont principalement prises par les gouverneurs des Etats, focus sur les deux plus gros États Rio de Janeiro et São Paulo qui sont les deux Etats les plus touchés :

  •       L’État d’urgence de l’État de Rio initialement décrété le 17 mars a été prolongé jusqu’au 31 mai minimum. Cet état d’urgence implique l’interdiction des événements collectifs, la fermeture des lieux recevant du public, réduction de 50% des transports, l’interdiction d’interrompre les services essentiels (électricité, gaz etc…) dans le cas de non-paiement, etc. Pour les villes de l’État de Rio n’ayant déclaré aucun cas de coronavirus, l’isolement social peut être réduit. Le maire de Rio, Marcelo Crivella, a rendu obligatoire le port du masque depuis le jeudi 23/04. Le secrétaire d’État (Rio de Janeiro) à la santé a été limogé ce 17/05, suite à des dénonciations de fraude dans l’achat de respirateurs.
  •       À São Paulo l’état d’urgence avait été déclaré le 16 mars 2020, il a par la suite été prolongé plusieurs fois par le gouverneur d’État. Les mesures d’isolement social devraient durer, au moins jusqu’au 31 mai 2020. Le port du masque est devenu obligatoire depuis le 7 mai.

D’autres États présentent aujourd’hui un nombre de décès importants (Amazonas, Céara  et Pernambuco) et une évolution de la maladie inquiétante.

Une mesure a été ratifiée par le congrès brésilien visant à donner 600R$ (pendant 3 mois) aux personnes les plus impactées économiquement par cette crise (les personnes les plus pauvres, les travailleurs informels, etc.).

Le président Jair Bolsonaro, s’est à plusieurs reprises exprimés contre confinement afin de “maintenir l’économie”. Le 16 avril dernier il a limogé son ministre de la santé Luiz Henrique Mandetta après que celui-ci ait pris, à plusieurs reprises, position contre son président (il était en faveur du confinement et émettait des réserves quant à l’utilisation de la chloroquine pour soigner les patients du Covid-19). Le nouveau ministre Nelson Teich, qui avait pris ses fonctions le 16 avril, a également démissionné le 15 mai 2020 suite à ses divergences avec le président. Le général Eduardo Pazuello est devenu le ministre de la santé par intérim, il se dit lui-même “laic” concernant les questions de santé.

Le Brésil compte actuellement 365 213 cas confirmé et 22 746 morts. Le fort taux de mortalité (près de 7%) est, selon les spécialistes, une preuve de la sous-notification des cas qui pourraient être 8 à 10 fois plus élevés sur le territoire. Le Brésil est d’ores et déjà le 2e pays en termes de cas confirmés et le 6e en nombre de morts.

Chili

Le 18 mars, le Chili a fermé ses frontières et mis en place un couvre-feu nocturne dans l’ensemble du pays, de 22h00 à 05h00 du matin, dans le cadre d’une mise en place d’une « quarantaine progressive« . Il n’existe pas à ce jour de quarantaine nationale mais certaines zones du pays ont pris des mesures locales de confinement et de restriction des déplacements. Depuis le vendredi 15/05 soir, la ville de Santiago est en confinement obligatoire (Lockdown) suite à l’augmentation du nombre de morts dans la région. Deux autres villes du nord du pays, Iquique et Alto Hospicio, sont également en Lockdown. Le nombre de morts est reparti à la hausse dans le pays après que le président Sebastian Piñera a mis en place une stratégie de “nouvelle normalité” alors que le pays semblait être arrivé à une certaine stabilité dans le nombre de nouvelles contaminations.

Le confinement est obligatoire pour les zones décrites ci-dessous :

  •     Région de Tarapacá : villes d’Iquique et d’Alto Hospicio ;
  •     Région d’Antofagasta : zone urbaine d’Antofagasta et commune de Mejillones ;
  •     Région métropolitaine de Santiago : communes de Providencia, Vitacura, Las Condes, Ñuñoa, Santiago centre, El Bosque, Quinta Normal, Independencia, Estación Central, Pedro Aguirre Cerda, Cerrillos, Quilicura, Recoleta, Cerro Navia, Conchalí, La Cisterna, La Florida, La Granja, Lo Espejo, Lo Prado, Macul, Renca, Peñalolén, San Joaquín, San Miguel, San Ramón, La Pintana, Puente Alto, Quilicura, San Bernardo, Maipú, Padre Hurtado, La Reina, Lampa, Colina, Huechuraba, Pudahuel et Buin ;
  •     Région de l’Araucanie : commune de Lonquimay.

 

Les autorités chiliennes ont par ailleurs rendu obligatoire le port du masque dans les lieux publics depuis plusieurs semaines.

 

En parallèle, des manifestations ont eu lieu dans les banlieues pauvres de Santiago pour dénoncer l’insuffisance des aides de l’État face aux difficultés économiques de la population.

Aujourd’hui, le Chili fait état de 69 102 cas confirmés et 718 morts.

Colombie

Le gouvernement colombien a déclaré un confinement national le 24 mars minuit réagissant ainsi très tôt face à la crise du coronavirus. Dans son discours du 26 avril le président a déclaré que le déconfinement serait un « processus graduel », il a signalé que les gouverneurs et les maires doivent continuer à prendre des mesures pour limiter la propagation du virus. Le ministre de l’économie a déclaré : « le principal est de protéger les vies, mais nous devons, main dans la main, relancer progressivement l’économie […], les maires seront la clé de ce déconfinement graduel ».

La quarantaine est maintenue dans le pays jusqu’au 31 mai mais un déconfinement partiel (avec des exceptions clairement définies) est mis en place depuis le 27 avril dernier. Aujourd’hui, la reprise des activités dans le secteur de la manufacture, des industries, du commerce (en appliquant des mesures sanitaires strictes) est permise. Les villes sans cas de coronavirus pourront reprendre leurs activités normales à l’exception des restaurants, gymnases et événements publics.

Le président a également renforcé la présence militaire autour des frontières brésiliennes et péruviennes, deux pays limitrophes considérés comme un risque potentiel pour la propagation du virus.

Actuellement, le pays compte 21 175 cas confirmés et 727 morts.

Équateur

Le 16 mars 2020 a été déclaré l’état d’alerte sur tout le territoire national équatorien. Le décret 1017 du 17 mars 2020 limite le droit à la libre circulation, avec un certain nombre d’exceptions. L’état d’urgence a été prolongé par le président Lenín Moreno le 16 mai 2020 jusqu’au 15 juin 2020.

Un Comité des Opérations d’Urgence national (COE), dirigé par le vice-président de la République, a été mis en place. Il assure la liaison avec les coordinations territoriales (comités locaux ou provinciaux), qui peuvent émettre des recommandations, toutefois les décisions relèvent du COE national.

Depuis le 4 mai, le gouvernement parle de « nouvelle normalité » (mesure permettant de relancer le secteur économique), la situation est dorénavant évaluée par le COE et les gouvernements de chaque canton pour étudier la mise en place de mesures sanitaires appropriées à chaque région. Trois types de zones sont définies pour chacun des 221 cantons : 

  •       Zone Verte : reprise du travail avec un maximum de 70 % de personnel à la fois ; la circulation des véhicules est définie par des plaques à numéros pairs ou impairs, et le couvre-feu est maintenu entre 21 heures et 5 heures du matin.
  •       Zone Jaune : Priorité donnée au télétravail, maximum 50 % du personnel en présentiel. Les entreprises peuvent reprendre leur activité selon des conditions strictes. Couvre-feu entre 18 heures et 5 heures du matin.
  •       Zone Rouge : Pas de travail présentiel (sauf obligatoire, comme la Santé). Ouverture des commerces essentiels uniquement. Circulation interdite en we et autorisée un seul jour par semaine en fonction de la plaque minéralogique de la voiture. Couvre-feu entre 14h et 5 heures du matin

La majorité du pays est en zone rouge actuellement. Certains cantons commencent toutefois à entrer en zone jaune : 15 cantons étaient en zone jaune à la date du 24/05. Un seul canton est aujourd’hui en zone verte dans le pays (Aguarico).

Les statistiques officielles ne tiennent pas compte des personnes qui meurent sans avoir été testées (nombreuses dans le pays). La ville de Guayaquil, où les morts se comptent en réalité par milliers et où les services de santé sont complètement débordés, est un exemple criant de la crise à laquelle doit faire face le pays.

À ce jour, le pays fait état de 36 756 cas confirmés et 3 108 morts.

Paraguay

Depuis le 10 mars 2020, sont instaurées la fermeture des écoles et des universités ainsi que l’interdiction de rassemblements à caractère sportif, culturel, religieux ou politique, qu’ils soient privés ou publics.

Le pays est actuellement en quarantaine impliquant également la fermeture de ces frontières et des aéroports. Le pays a limité la crise du coronavirus en adoptant très tôt des mesures. La quarantaine a été imposée 3 jours après le premier cas de coronavirus. Le ministre de la santé, Julio Mazzoleni, a présenté ce vendredi 24 avril un plan de “quarantaine intelligente” en plusieurs phases : 

  •       À partir du 4 mai, pourront reprendre dans le pays : les industries, les prestataires de services (jusqu’à 3 personnes), les delivery et l’activité physique individuelle
  •       À partir du 25 mai, pourront reprendre : la majeure partie des commerces (< 800 m2), les bureaux, le secteur du BTP et les événements culturels sans spectateurs
  •       À partir du 15 juin, pourront reprendre : la totalité des commerces, les complexes sportifs sans spectateurs
  •       À partir du 2 juillet, retour à la normal.

Ces mesures peuvent changer en fonction de l’évolution de la situation dans le pays.

Le pays a renforcé le contrôle à ses frontières avec le Brésil, pays où le nombre de personnes contaminées est très élevé en imposant désormais une quarantaine obligatoire aux personnes revenant du Brésil. Le nombre de personnes infectées à l’intérieur du pays est désormais en baisse, la majeure partie des personnes contaminées venant désormais de l’extérieur.

Le président du Paraguay, Mario Abdo Benitez, a exprimé lundi 18 mai sa solidarité avec le Brésil et l’Argentine, avec lesquels il partage ses frontières, en raison de l’augmentation des cas de coronavirus. Il a affirmé que les frontières ne pourraient cependant pas rouvrir pour le moment. 

Dimanche dernier, le pays est entré dans la deuxième phase de la quarantaine, qui durera jusqu’au 14 juin. Cette nouvelle phase inclut des dispositions qui flexibilisent la distanciation sociale et marquent le début du déconfinement progressif. 

Le Paraguay compte 865 cas de personnes contaminées et 11 morts.

Pérou

Depuis le 16 mars 2020, le Pérou a déclaré l’état d’urgence qui a été prolongé jusqu’au 31 juin par le président Martín Vizcarrai. Dans son discours le président a déclaré : « Nous devons être responsables et faire un effort supplémentaire, nous en sommes à l’étape la plus difficile ». Durant cette période, toute personne se trouvant sur le territoire devra respecter une mesure dite « d’isolement social » obligatoire à domicile ou à l’hôtel. Cette mesure est complétée par un couvre-feu de 18h00 à 5h00. Les personnes qui ne respectent pas les mesures de quarantaine peuvent être détenues, dénoncées et poursuivies pénalement. Au vu du nombre important de personnes contaminées, la quarantaine a été prolongée jusqu’au 24 mai. A partir du 18 mai, les mineurs pourront sortir dans la rue dans un rayon de 500 mètres autour de chez eux. 

Tous les vols internationaux sont annulés. Aucun pont aérien n’est pour l’instant mis en place à l’intérieur du Pérou.

Une première phase de « réactivation économique » a été approuvée dans le cadre de l’état d’urgence pour freiner le virus. A partir du lundi 4 mai, plusieurs secteurs pourront rouvrir leurs portes. C’est notamment le cas des restaurants qui pourront faire du delivery et du service à domicile. À partir du 18 mai, le secteur de la construction pourra lui aussi reprendre ses activités.  

Le président de la société péruvienne de médecine intensive a révélé dimanche 17/05 que les patients atteint de coronavirus, qui arrivent dans les hôpitaux de la capitale, sont désormais sélectionnés en fonction de leur capacité de récupération. 

Ciro Maguiña, vice-doyen de l’Association médicale péruvienne, a déclaré que le système de santé du pays est au bord de l’effondrement, en raison de l’augmentation des cas graves de COVID-19 à Lima et dans d’autres régions du pays. Il a proposé de mettre en place une barrière épidémiologique, dans les mois à venir, dans des endroits clés afin de contrôler la progression de la maladie de manière sectorielle.

Durant les 10 prochains jours, une mission médicale chinoise, composée de 4 experts, se trouve à Lima pour aider les autorités péruviennes à mitiger l’impact du COVID. 

Le gouvernement péruvien s’est également engagé à doubler le nombre de lits pour les patients atteints du coronavirus pour le 30 juin.

À ce jour, le Pérou compte 3 456 morts et 119 959 cas confirmés. 

Uruguay

Depuis le 20 mars 2020, les frontières uruguayennes sont fermées. Le 25 mars, l’Uruguay a débuté une phase de “quarantaine préventive” pour les personnes de plus de 65 ans. Les principales mesures prises par le gouvernement uruguayen concernent les personnes faisant partie du groupe à risque. Les écoles et commerces sont fermées depuis le 14 mars. Depuis le 25 mars, certaines écoles ont pu rouvrir notamment dans les campagnes.

Le gouvernement a mis en place un conseil d’experts dirigé par le bureau de la planification et du budget pour conseiller le pouvoir exécutif quant aux mesures á prendre. Comme la Corée du Sud, l’Uruguay a par ailleurs choisi de ne pas imposer de confinement obligatoire. Le gouvernement pratique le dépistage de masse et mise sur une incitation à l’isolation sociale, pour ne pas mettre le pays à l’arrêt. Les masques sont obligatoires dans les endroits regroupant du public.

Plusieurs mesures sociales ont été mises en place comme des bons d’achat pour des paniers alimentaires de base ou encore des aides financières pour les travailleurs et les entreprises les plus précaires.

Le gouvernement uruguayen a annoncé reprendre certaines activités économiques et rouvrir certains commerces car les données montrent que le pays possède un nombre moins important de personnes contaminées et de morts que les autres pays de la région.

L’Uruguay a annoncé le gel des prix de 84 produits de première nécessité pour une durée de 3 mois.

L’Uruguay a adopté une stratégie différente pour lutter contre le coronavirus. En appelant la population à se responsabiliser, le pays a évité une quarantaine obligatoire et l’économie a ainsi moins souffert que les pays voisins.

Bien que l’un des moins touchés de la région, l’Uruguay reste un pays à risque puisque c’est l’un des plus vieux pays de la région avec 14% des uruguayens âgés de plus de 65 ans. Le pic de la pandémie est attendu pour fin mai, début juin en Uruguay. 

L’Uruguay a été qualifié d’« Oasis du coronavirus » par plusieurs journaux sud-américains. Le nombre de personnes contaminées par le coronavirus est faible car l’Uruguay a pris plusieurs mesures importantes dès le début de la pandémie : 

  •       Informer la population avec transparence de la dangerosité du virus ;
  •       Faire de nombreux tests ;
  •       Ne pas imposer de confinement obligatoire, laisser les citoyens décider de façon responsable ;
  •       Ne pas réprimer les personnes ayant choisi de sortir dans les rues ;
  •       Interdire les classes présentielles et les grands évènements ;
  •       Fermer les frontières.

Au cours de deux dernières semaines, seulement 10 nouveaux cas ont été confirmés. La courbe de contagion est en train de s’aplanir et le pays va pouvoir revenir à la normale rapidement. 

À ce jour, il y a eu 22 morts et 769 cas confirmés positifs au coronavirus.

Venezuela

Des mesures de lutte contre le COVID-19 ont été prises au Venezuela : fermeture des écoles et des universités, quarantaine sociale dans l’ensemble du pays, restrictions à l’entrée sur le territoire, suspension de la plupart des liaisons aériennes. Les commerces non essentiels et les lieux de culture ne sont plus ouverts dans l’ensemble du pays.

Les autorités vénézuéliennes ont annoncé la mise en place d’une « quarantaine sociale et collective” dans l’ensemble du territoire national, depuis le mardi 17 mars à 5h00. Cette mesure entraîne une limitation des déplacements au strict nécessaire, à savoir les achats alimentaires ou liés à des soins médicaux. Ces mesures ont été prolongées jusqu’au 12 mai.

Dans son discours du 25 avril, Nicolas Maduro a annoncé une “flexibilisation” de la quarantaine les week-end pour les enfants de moins de 14 ans qui pourront sortir une heure accompagné (à moins de 1 km de chez eux entre 9h et 18h). Cette mesure a également été appliquée ce lundi 27 avril pour les plus de 65 ans (entre 10 et 14 heures).

Dans le contexte actuel de la pandémie, le prix du gasoil au Venezuela augmente et devient rare sur le marché, ce qui fait que de nombreux vénézuéliens se trouvent en insécurité alimentaire

Le vendredi 1er mai, une mutinerie a eu lieu dans une prison du centre du pays, faisant 47 morts et 75 blessés. La mutinerie serait liée à une révolte de la faim. A cause du coronavirus, les familles n’ont pas le droit d’entrer dans les prisons, ce sont donc les gardiens qui sont chargés de distribuer la nourriture.

En pleine pandémie, le gouvernement de Nicolas Maduro a dénoncé une incursion politique venant de la Colombie et des États-Unis. Les mercenaires nord-américains qui ont tenté de boycotter le régime bolivarien ont été détenus. La Russie, alliée politique du Venezuela a décidé aidera le gouvernement dans la recherche des derniers mercenaires qui n’ont pas encore été emprisonnés.

Le gouvernement vénézuélien a menacé l’académie scientifique pour avoir questionné les chiffres officiels du nombre de personnes contaminées par le coronavirus.  

Le Venezuela, qui compte pourtant 30 millions d’habitants, est un des pays les moins touchés d’Amérique du Sud. Cela est dû à l’imposition d’une quarantaine stricte dès le 17 mars, à la fermeture des frontières et à la suppression de vols.

À ce jour, le pays compte 1 121 contaminées et 10 morts. Le nombre de morts n’a pas augmenté depuis une semaine.