Archives novembre 2022

Le CNRS lance trois campagnes pour renforcer sa coopération scientifique avec l’Afrique

​Le CNRS lance une série d’appels à projets pour promouvoir la coopération scientifique avec et sur le continent africain.
Date limite : 20 février 2023

​Comme indiqué dans le plan pluriannuel de coopérations du CNRS avec l’Afrique, les objectifs sont de répondre aux différents besoins exprimés par nos communautés scientifiques ainsi qu’aux priorités mises en place par les partenaires africains.
Les trois appels sont ouverts jusqu’au 20 février 2023.

  • Residential research schools
    Le présent appel concerne l’organisation d’écoles de recherche résidentielles dans une institution partenaire en Afrique, dans le but de faciliter le transfert de connaissances en combinant des cours allant des concepts de base aux résultats de recherche les plus avancés, ainsi que la maîtrise des outils et de la méthodologie.
    Clôture : 20 février 2023
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  • Visiting fellowships
    Cet appel vise à faciliter la mise en relation de deux chercheur.e.s en début de carrière, l’un.e issu.e d’un laboratoire du CNRS et l’autre d’une institution académique africaine. Une bourse de huit (8) à douze (12) semaines est accordée au binôme avec un séjour résidentiel obligatoire dans le laboratoire du porteur de projet en France.
    Clôture : 20 février 2023
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  • Joint Research Programme in Africa
    Chaque programme financé réunira deux (2) chercheurs principaux (PIs), l’un.e affilié.e à un laboratoire du CNRS et l’autre travaillant dans une institution académique africaine. Un séjour résidentiel annuel (minimum de trois mois) aura lieu dans le laboratoire du partenaire africain. L’offre comprendra une aide à la mobilité et à l’hébergement de part et d’autre, en France pour le/la chercheur.e africain.e et en Afrique pour le/la chercheur.e français.e  ainsi qu’une bourse de thèse et des missions.
    Clôture : 20 février 2023
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Dispositif expérimental de lévitation aérodynamique pour l’estimation des propriétés physiques des métaux liquides

Mickaël Courtois1, Dylan Le Maux1, Thomas Pierre1, Helcio R. B. Orlande2, Bernard Lamien3, Muriel Carin1, Philippe Le Masson1, Jean-Claude Krapez4, Christophe Rodiet5

1 Univ. Bretagne Sud, UMR CNRS 6027, IRDL, F-56100 Lorient, France.
2 Federal University of Rio de Janeiro, Rio de Janeiro, Brazil.
3 École Polytechnique de Ouagadougou, 18 BP 234, Ouagadougou, Burkina Faso.
4 ONERA – The French Aerospace Lab – Centre de Salon de Provence, France.
5 Université de Reims Champagne Ardenne, ITheMM EA 7548, 51097 Reims, France.

 

Les variations de températures que subissent les métaux lors de procédés industriels métallurgiques, tels que le soudage ou la fabrication additive, font qu’ils passent indifféremment de l’état solide à l’état liquide, voire à celui de vapeur. Les simulations numériques multiphysiques de ces procédés sont de plus en plus utilisées pour optimiser les paramètres opératoires ou mieux comprendre l’origine des défauts des pièces assemblées ou fabriquées. Afin d’assurer la fiabilité de ces modèles, il est nécessaire de connaître précisément les nombreuses propriétés physiques, lesquelles peuvent dépendre fortement de la température. Le fait est que ces données deviennent de plus en plus rares quand les températures augmentent surtout à partir et au-delà de l’état liquide. Le développement de dispositif de caractérisation approprié est donc une nécessité. Parmi toutes les techniques existantes, celle de la lévitation est aisément modulable et permet la détermination de plusieurs propriétés.

Un dispositif de lévitation aérodynamique (Figs. 1 à 2) développé au sein du laboratoire CNRS Institut de Recherche Dupuy de Lôme (IRDL) a été présenté dans le cadre du congrès brésilien dédié aux sciences et à l’ingénierie thermiques ENCIT2022 (https://eventos.abcm.org.br/encit2022/) ayant eu lieu du 6 au 10 novembre 2022 à Bento Gonçalves, RS. L’équipe, basée à Lorient en France, l’a adapté pour la caractérisation de métaux dans la gamme de température 1 500 °C – 3 000 °C ; les propriétés visées sont la masse volumique, la tension de surface, la viscosité, la diffusivité et la conductivité thermiques, ainsi que les propriétés radiatives d’émission.

Fig. 1. Dispositif expérimental de lévitation aérodynamique.

La détermination de la masse volumique et de la tension de surface de métaux purs et d’alliages a été achevée [1][2][3] ; celle de la viscosité est toujours à l’étude et nous proposons de présenter les premiers résultats [4] lors du prochain congrès de la société française de thermique qui aura lieu du 30 mai au 2 juin 2023 à Reims (https://2023.congres-sft.fr/).

La possibilité d’estimer la diffusivité et la conductivité thermiques par méthode flash sur l’échantillon en lévitation a été l’objet de collaboration avec l’UFRJ et l’ÉPO [5]. Un modèle théorique de l’échantillon en coordonnées sphériques a été développé avec le flux laser comme donnée d’entrée et le flux radiatif émis par la sphère comme observable. Le modèle possède de nombreux paramètres mal connus, voire inconnus, a priori. De plus, l’étude de sensibilité a montré une forte corrélation entre les paramètres et que l’estimation des deux propriétés d’intérêt par techniques inverses déterministes (moindres-carrés avec Gauss-Newton) et stochastiques (méthode bayésienne avec MCMC) n’est possible qu’avec une bonne connaissance des autres paramètres.

Fig. 2. L’échantillon métallique en lévitation.

Enfin, l’estimation de l’émissivité des métaux se fait conjointement avec celle de la température par méthodes multispectrales et toujours par techniques inverses. Le dispositif de lévitation est en effet équipé d’un pyromètre six couleurs développé à l’IRDL. La forte corrélation entre la température et l’émissivité est un problème récurrent en pyrométrie. Le succès et la qualité de l’estimation dépendent principalement de l’a priori sur l’émissivité, par exemple selon la gamme spectrale du pyromètre ; mais aussi d’autres informations comme la température de changement de phase si le matériau est connu. Plusieurs techniques d’estimation ont été utilisées (moindres-carrés, bayésien) et présentent des résultats encourageants. Les travaux ont été effectués en collaboration avec d’autres laboratoires [6][7][8].

La présentation au congrès ENCIT2022 a été effectuée par Thomas Pierre, MCF UBS, invité par Helcio R. B. Orlande, Pr. UFRJ, grâce à la chaire FAPERJ et à l’Ambassade de France à Rio de Janeiro. Cette invitation est la troisième après celle de Philippe Le Masson, Pr. UBS, par l’UJRF/IMPA ; puis celle d’Helcio R. B. Orlande par l’UBS.

[1] Le Maux D, et al., Rev. Sci. Instrum. 90, 074904 (2019). Online. [2] Le Maux, D, et al., Journal of Materials Science, vol. 57, no 25, juillet 2022, p. 12094‑106. Online. [3] Klapczynski, V, et al., Scripta Materialia, vol. 221, décembre 2022, p. 114944. Online. [4] Le Maux D, et al., congrès SFT, 30 mai – 2 juin 2023, Reims, France. [5] Lamien B, et al, International Journal of Heat and Mass Transfer, 141, p. 265-281, 2019. Online. [6] Pierre T, et al., International Journal of Heat and Mass Transfer, vol. 183, 2022, p. 122077. Online. [7] Pierre T, et al., “Multiple inversion techniques with multispectral pyrometry for the estimation of temperature and emissivity of liquid niobium and 100c6 steel”, Heat transfer engineering, accepté pour publication. [8] Lamien B, et al., “Temperature estimation using particle filter techniques – Application on liquid niobium and 100c6 steel”, High temperatures – high pressures, accepté pour publication.


Appel à candidatures 2023 – Chaires Franco-Brésiliennes de l’État de São Paulo

L’USP, l’UNICAMP et l’UNESP, en partenariat avec le Consulat Général de France à São Paulo, lancent pour la treizième année consécutive, le programme de chaires universitaires permettant d’accueillir des professeurs ou des chercheurs d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche français dans une de ces trois universités.

Ce programme soutient l’accueil dans une université pauliste d’enseignants-chercheurs ou de chercheurs d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche français. Et, sur un principe de réciprocité, l’accueil de professeurs et/ou de chercheurs de ces universités brésiliennes au sein des institutions françaises partenaires. La durée de séjour peut s’étendre de 20 à 45 jours pour chaque séjour.
Ce programme vise aussi bien à appuyer des collaborations naissantes ou des projets portant sur des thématiques émergentes qu’à conforter le développement de coopérations d’excellence préexistantes entre deux équipes de recherche (une française, une brésilienne).

Le Comité de pilotage franco-brésilien mis en place dans le cadre de ce programme, composé de représentants de l’ensemble des partenaires, assure la sélection des lauréats ainsi que le suivi et l’évaluation des chaires en place.
Pour toute information complémentaire, merci de contacter par mail l’Attachée pour la Science et la Technologie à l’adresse suivante : nadege.mezie@diplomatie.gouv.fr

Retrouvez toutes les informations ici


Le Programme CAPES-COFECUB 2023

Le programme CAPES-COFECUB entre le Brésil et la France, développé durant les 40 dernières années, a contribué avec succès aux échanges académiques, à la production scientifique et à la formation de jeunes chercheurs. Il est financé pour la Partie française par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) et le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) et piloté par le Comité français d’Evaluation de la Coopération universitaire et scientifique avec le Brésil (COFECUB). Pour la Partie brésilienne, il est financé et administré par la CAPES (Coordination pour le perfectionnement du personnel de l’enseignement supérieur, agence qui dépend du Ministère de l’éducation).

L’objectif du programme est d’amorcer ou de développer la coopération scientifique et les relations entre les centres de recherche et les Universités des deux pays, à travers le soutien à des projets communs de recherche d’excellence, impliquant la mobilité de chercheurs, en accordant une priorité à la formation aux niveaux doctoral et post-doctoral.

Les appels à candidatures de ce programme sont lancés sur un rythme annuel.

Date limite de dépôt des dossiers de candidature : 17/08/2022

Types de projets concernés

  • Le programme est ouvert à tous les champs disciplinaires
  • Le projet est une collaboration de recherche permettant de former des docteurs brésiliens et français encadrés par des chercheurs permanents. Le terme « chercheurs » renvoie aux personnels enseignants-chercheurs ou chercheurs indifféremment
  • Pour la sélection, sont considérés : l’excellence scientifique du projet et la complémentarité des équipes, l’impact au niveau de la formation de jeunes chercheurs et la participation effective de doctorants au programme de mobilité (requis du côté brésilien et français). Le portage de projet par des chercheuses est vivement encouragé
  • Enfin, il faut noter que le programme est particulièrement sélectif (10% des projets retenus en 2017).

Une attention particulière sera réservée aux projets qui :

  • favorisent à terme la structuration de nouvelles collaborations de recherche et la mise en réseau des équipes de recherche ;
  • impliquent des partenariats socio-économiques ;
  • encouragent l’innovation et le transfert des connaissances et des compétences au bénéfice des deux pays.

Conditions d’éligibilité des équipes

Le responsable français du projet doit être obligatoirement en activité et habilité à diriger des recherches au sein d’un laboratoire reconnu (évalué par le HCERES). Un jeune chercheur non titulaire d’une HDR peut cependant diriger le projet, à condition qu’un membre au moins de son équipe, titulaire de l’HDR, soit impliqué dans l’encadrement des doctorants.

Ce laboratoire doit être membre d’une Ecole Doctorale.

Dans le cas d’une équipe impliquant deux laboratoires français, ceux-ci doivent désigner en concertation un seul responsable scientifique.

L’établissement de rattachement du responsable soumet le dossier de candidature au COFECUB.

Pour la Partie française, l’équipe est composée pour le moins de deux chercheurs confirmés (le responsable et, au moins, un autre chercheur ayant une fonction permanente dans le projet) et de doctorants.

Pour la Partie brésilienne, ne peuvent candidater que des équipes possédant au minimum quatre chercheurs séniors, équipes auxquelles il est obligatoire d’inclure des doctorants.

Les chercheurs déjà impliqués dans un projet en cours en tant que responsables ou participants peuvent participer à un nouveau projet (y compris dans le programme USP-COFECUB). Dans ce cas ils y figurent comme associés, c’est-à-dire qu’ils n’assument aucune responsabilité et ne bénéficient d’aucune mission d’appui.

Le responsable du projet ne peut diriger qu’un seul projet COFECUB (CAPES ou USP).

Les critères concernant l’équipe brésilienne sont précisés sur le site internet de la CAPES (https://www.gov.br/capes/pt-br/acesso-a-informacao/acoes-e-programas/bolsas/bolsas-e-auxilios-internacionais/encontre-aqui/paises/franca/cofecub). Il est possible pour une équipe appartenant à une jeune institution brésilienne d’être partenaire du projet aux côtés d’une institution brésilienne plus reconnue.

Retrouvez toutes les informations sur le site de Campus France


L’idotée, une abeille des mers ?

L’idotée, une abeille des mers ?

  • L’idotée est un petit crustacé marin qui participe à la reproduction des algues rouges.
  • En se déplaçant parmi les algues pour se nourrir, les idotées disséminent les cellules reproductrices mâles d’une algue à l’autre.
  • Ces résultats suggèrent que les interactions de pollinisation animaux/végétaux seraient bien plus anciennes que nous le pensions.

Le rôle central des insectes dans la pollinisation des plantes à fleurs est très connu, mais dans le milieu marin celui des animaux dans la reproduction des algues était considéré jusqu’à présent comme inexistant. Dans une étude parue dans Science le 29 juillet 2022, une équipe dirigée par une chercheuse CNRS du laboratoire de recherche international (IRL 3614) franco-chilien Evolutionary biology and ecology of algae de la Station biologique de Roscoff (CNRS/Sorbonne Université/ Pontificia Universidad Catolica de Chile/Universidad Austral de Chile) révèle, pour la première fois, l’existence d’une collaboration entre un petit crustacé, l’idotée, et une algue rouge, la gracilaire, pour sa reproduction. Ces résultats suggèrent que les interactions de pollinisation animaux/végétaux seraient bien plus anciennes que nous le pensions jusqu’à présent.

Des animaux aident-ils à la reproduction des algues marines, comme le font les insectes sur la terre ferme ? La dispersion des cellules reproductrices, appelées gamètes ou spermaties chez les algues rouges, se fait généralement grâce aux mouvements d’eau et les scientifiques excluaient jusqu’à présent l’intervention des animaux dans ce processus.

Néanmoins, une équipe de recherche internationale, menée par Myriam Valero, chercheuse CNRS au laboratoire Evolutionary biology and ecology of algae (CNRS/ Pontificia Universidad Catolica de Chile/Sorbonne Université/Université Australe du Chili) et à la station biologique de Roscoff (CNRS/Sorbonne Université)1, révèle que l’idotée, petit crustacé marin, agirait auprès d’une espèce d’algue rouge, la gracilaire, comme une véritable « abeille » des mers.

C’est en nageant entre les individus que le petit animal participe à la fécondation de la gracilaire. En effet, la surface des algues mâles est parsemée de structures reproductives produisant des spermaties entourées de mucilage, une substance collante. Au passage d’une idotée, les gamètes adhèrent à sa carapace puis sont déposés sur les thalles des femelles en cas de contact avec celles-ci, permettant ainsi leur fécondation.

Titre: Le petit crustacé Idotea balthica fortement agrippé à l’algue rouge Gracilaria gracilis

Légende: Ce petit crustacé facilite la dispersion des gamètes mâles et la fécondation de l’algue rouge. Ils utilisent les algues rouges touffues et densément ramifiées pour s’abriter et se nourrissent de microalgues qui poussent à leur surface.
Copyright: © Wilfried Thomas @Station Biologique de Roscoff, CNRS, SU, Roscoff, France.

Les idotées ne sont pas du tout en reste dans cette relation. En effet, les algues rouges offrent le gîte et le couvert aux petits crustacés : ces derniers se nourrissent de petits organismes poussant à la surface des thalles et s’y accrochent en cas de forts courants. On parle d’une interaction à bénéfices réciproques pour les deux individus. C’est la première fois que la fertilisation d’une macroalgue par le biais d’un animal est mis en évidence.

Même si ces premiers résultats ne permettent pas de définir la proportion de la zoogamie2 dans la dissémination des gamètes par rapport aux mouvements d’eau, jusqu’à présent considérés comme étant seuls à l’origine de cette dispersion, ils apportent des connaissances inédites et insoupçonnées sur l’origine de la pollinisation. Jusqu’à présent, il était admis que ce processus avait émergé chez les plantes terrestres il y a 140 millions d’années. Mais cette découverte chez les algues rouges, vieilles de plus de 800 millions d’années, suggère que l’apparition de la fécondation par les animaux aurait pu survenir dans le milieu marin depuis bien plus longtemps. Les scientifiques souhaitent maintenant étudier de nombreuses autres questions : les idotées favorisent-elles la libération des spermaties ? Sont-elles capables de différencier les individus mâles et femelles chez les gracilaires ? Et surtout, de telles interactions existent-elles chez d’autres espèces marines ?

 

Titre: Image 3D de microscopie confocale montrant un jeune crustacé portant des spermaties de  l’algue rouge collées sur sa carapace.

Légende: Cette image illustre la distribution des gamètes mâles (en vert) de Gracilaria gracilis sur le corps d’un jeune spécimen d’Idotea balthica. On les observe surtout sur les parties de l’animal qui sont en contact avec les algues (c’est-à-dire les soies des péréiopodes).
Copyright: © Sebastien Colin; Max Planck Institute for Biology, Tübingen, Germany; Station Biologique de Roscoff, CNRS, SU, Roscoff, France.

Notes :

1 Ont également participé des scientifiques de l’Instituto de Ciencias Ambientales y Evolutivas (Facultad de Ciencias/Université Australe du Chili), du Laboratoire de biologie intégrative des modèles marins (CNRS/Sorbonne Université) et du Max Planck Institute for Biology Tübingen (BioOptics facility).

2 Pollinisation par l’intermédiaire des animaux.

Bibliographie :

Pollinators of the sea: a discovery of animal mediated fertilization in seaweed. E. Lavaut, M-L. Guillemin, S. Colin, A. Faure, J. Coudret, C. Destombe, M. Valero. Science, 2022, 377:528-530. https://doi.org/10.1126/science.abo6661

Contacts :

Chercheuse CNRS | Myriam Valero | T +33 6 24 59 41 01 / +33 2 98 29 23 28 | valero@sb-roscoff.fr

Professeure à l’universidad Austral de Chile (UACH) | Marie-Laure Cuillemin |  marielaure.guillemin@gmail.com


IRP CoopIC 2022 – 2026

Jean-René Hamon est directeur de recherche de classe exceptionnelle au CNRS. Auparavant, il a obtenu son doctorat en chimie à l’Université de Rennes 1 sous la direction de Didier Astruc, et a obtenu un poste permanent au CNRS en 1981. En 1983, il a été boursier postdoctoral de l’OTAN à l’UC Berkeley avec Kenneth N. Raymond, et est retourné à son alma mater en 1984.

Ses recherches portent principalement sur la conception, la synthèse, la caractérisation structurelle, le comportement de coordination des complexes organo-ferreux en vue de l’électronique moléculaire et des complexes de coordination des métaux de transition comportant des ligands de base de Schiff asymétriques et leurs propriétés opto-électroniques. Il a initié le lancement du projet de recherche international (IRP CNRS) impliquant l’Institut des Sciences Chimiques de Rennes (UMR 6226) et plusieurs universités chiliennes qu’il dirige depuis 2009. Il a reçu plusieurs prix dont la médaille de bronze du CNRS en 1983, le prix Cahours-Houzeau de l’Académie des Sciences en 1995, l’Honoraria de Profesor Extraordinario de l’Université Catholique Pontificale de Valparaiso (Chili) en 2010, et le prix de la Division de Chimie de Coordination de la Société Chimique de France en 2020.

Il est responsable de l’International Research Project franco-chilien  «Coopération in Inorganic Chemistry» (IRP CoopIC, 2022-2026)

IRP CoopiC

Historique : 

La longue coopération scientifique franco-chilienne dans le domaine de la chimie inorganique a pris racine au début des années 1980. Depuis 1991, elle s’est rapidement développée à travers de nombreux programmes de recherche bilatéraux formalisés CNRS/CONICYT et ECOS-SUD/CONICYT, suivis d’un PICS CNRS/CONICYT (2000-2002) et couronnés par les lancements du Laboratoire international associé « Matériaux inorganiques fonctionnels » (LIA MIF, 2009-2012/2013-2016). Le deuxième Laboratoire International Associé « Molécules et Matériaux Multifonctionnels » (LIA M3) qui a été créé en 2018 et s’est terminé en 2021, a été renouvelé en 2022 en tant que projet de recherche international « Coopération en Chimie Inorganique » (IRP CoopIC, 2022-2026). Cette collaboration scientifique permanente implique une vingtaine de membres permanents de chaque côté.

Principaux thèmes :

Synthèse et caractérisation inorganique moléculaire et à l’état solide, magnétisme, luminescence et optique non linéaire, photocatalyse, chalcogénures et grappes métalliques, polymères de coordination, matériaux moléculaires et composites, polyoxométallates, électrochimie, diffraction des rayons X sur monocristal à basse température, analyse structurelle à partir de la diffraction des rayons X sur poudre et chimie théorique.

Présentation de l’IRP CoopiC

Dernière publication du Coopic cosignée avec des chercheurs chiliens de la Pontificia Universidad Catolica de Valparaiso


Lancement de l’appel à projet CNRS – FAPESP 2022

Le CNRS et la Fondation d’appui à la recherche de l’Etat de São Paulo lancent un appel à projets pour promouvoir des coopérations entre des unités affiliées au CNRS et des équipes de recherche travaillant dans l’Etat de São Paulo. Date limite des candidatures : 30 janvier 2023.

Calendrier de l’appel :

Annonce de l’appel par le CNRS et la FAPESP le 31 octobre 2022
Date de clôture du dépôt de dossier le 30 janvier 2023
Annonce des résultats le 28 avril 2023

Critères d’éligibilité côté CNRS :

– Eligibilité pour soumettre les projets : porteur et co-porteur de projet impliqué dans le projet.

– Eligibilité pour la mobilité : chercheurs du CNRS, enseignant-chercheurs des autres organisations travaillant dans une unité du CNRS  & la participation des doctorants and des post-docs est un critère important dans l’évaluation du projet.

Cet appel est ouvert à tous les domaines de recherche.

Durée : 24 mois

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