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Le CNRS lance trois campagnes pour renforcer sa coopération scientifique avec l’Afrique

​Le CNRS lance une série d’appels à projets pour promouvoir la coopération scientifique avec et sur le continent africain.
Date limite : 20 février 2023

​Comme indiqué dans le plan pluriannuel de coopérations du CNRS avec l’Afrique, les objectifs sont de répondre aux différents besoins exprimés par nos communautés scientifiques ainsi qu’aux priorités mises en place par les partenaires africains.
Les trois appels sont ouverts jusqu’au 20 février 2023.

  • Residential research schools
    Le présent appel concerne l’organisation d’écoles de recherche résidentielles dans une institution partenaire en Afrique, dans le but de faciliter le transfert de connaissances en combinant des cours allant des concepts de base aux résultats de recherche les plus avancés, ainsi que la maîtrise des outils et de la méthodologie.
    Clôture : 20 février 2023
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  • Visiting fellowships
    Cet appel vise à faciliter la mise en relation de deux chercheur.e.s en début de carrière, l’un.e issu.e d’un laboratoire du CNRS et l’autre d’une institution académique africaine. Une bourse de huit (8) à douze (12) semaines est accordée au binôme avec un séjour résidentiel obligatoire dans le laboratoire du porteur de projet en France.
    Clôture : 20 février 2023
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  • Joint Research Programme in Africa
    Chaque programme financé réunira deux (2) chercheurs principaux (PIs), l’un.e affilié.e à un laboratoire du CNRS et l’autre travaillant dans une institution académique africaine. Un séjour résidentiel annuel (minimum de trois mois) aura lieu dans le laboratoire du partenaire africain. L’offre comprendra une aide à la mobilité et à l’hébergement de part et d’autre, en France pour le/la chercheur.e africain.e et en Afrique pour le/la chercheur.e français.e  ainsi qu’une bourse de thèse et des missions.
    Clôture : 20 février 2023
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Dispositif expérimental de lévitation aérodynamique pour l’estimation des propriétés physiques des métaux liquides

Mickaël Courtois1, Dylan Le Maux1, Thomas Pierre1, Helcio R. B. Orlande2, Bernard Lamien3, Muriel Carin1, Philippe Le Masson1, Jean-Claude Krapez4, Christophe Rodiet5

1 Univ. Bretagne Sud, UMR CNRS 6027, IRDL, F-56100 Lorient, France.
2 Federal University of Rio de Janeiro, Rio de Janeiro, Brazil.
3 École Polytechnique de Ouagadougou, 18 BP 234, Ouagadougou, Burkina Faso.
4 ONERA – The French Aerospace Lab – Centre de Salon de Provence, France.
5 Université de Reims Champagne Ardenne, ITheMM EA 7548, 51097 Reims, France.

 

Les variations de températures que subissent les métaux lors de procédés industriels métallurgiques, tels que le soudage ou la fabrication additive, font qu’ils passent indifféremment de l’état solide à l’état liquide, voire à celui de vapeur. Les simulations numériques multiphysiques de ces procédés sont de plus en plus utilisées pour optimiser les paramètres opératoires ou mieux comprendre l’origine des défauts des pièces assemblées ou fabriquées. Afin d’assurer la fiabilité de ces modèles, il est nécessaire de connaître précisément les nombreuses propriétés physiques, lesquelles peuvent dépendre fortement de la température. Le fait est que ces données deviennent de plus en plus rares quand les températures augmentent surtout à partir et au-delà de l’état liquide. Le développement de dispositif de caractérisation approprié est donc une nécessité. Parmi toutes les techniques existantes, celle de la lévitation est aisément modulable et permet la détermination de plusieurs propriétés.

Un dispositif de lévitation aérodynamique (Figs. 1 à 2) développé au sein du laboratoire CNRS Institut de Recherche Dupuy de Lôme (IRDL) a été présenté dans le cadre du congrès brésilien dédié aux sciences et à l’ingénierie thermiques ENCIT2022 (https://eventos.abcm.org.br/encit2022/) ayant eu lieu du 6 au 10 novembre 2022 à Bento Gonçalves, RS. L’équipe, basée à Lorient en France, l’a adapté pour la caractérisation de métaux dans la gamme de température 1 500 °C – 3 000 °C ; les propriétés visées sont la masse volumique, la tension de surface, la viscosité, la diffusivité et la conductivité thermiques, ainsi que les propriétés radiatives d’émission.

Fig. 1. Dispositif expérimental de lévitation aérodynamique.

La détermination de la masse volumique et de la tension de surface de métaux purs et d’alliages a été achevée [1][2][3] ; celle de la viscosité est toujours à l’étude et nous proposons de présenter les premiers résultats [4] lors du prochain congrès de la société française de thermique qui aura lieu du 30 mai au 2 juin 2023 à Reims (https://2023.congres-sft.fr/).

La possibilité d’estimer la diffusivité et la conductivité thermiques par méthode flash sur l’échantillon en lévitation a été l’objet de collaboration avec l’UFRJ et l’ÉPO [5]. Un modèle théorique de l’échantillon en coordonnées sphériques a été développé avec le flux laser comme donnée d’entrée et le flux radiatif émis par la sphère comme observable. Le modèle possède de nombreux paramètres mal connus, voire inconnus, a priori. De plus, l’étude de sensibilité a montré une forte corrélation entre les paramètres et que l’estimation des deux propriétés d’intérêt par techniques inverses déterministes (moindres-carrés avec Gauss-Newton) et stochastiques (méthode bayésienne avec MCMC) n’est possible qu’avec une bonne connaissance des autres paramètres.

Fig. 2. L’échantillon métallique en lévitation.

Enfin, l’estimation de l’émissivité des métaux se fait conjointement avec celle de la température par méthodes multispectrales et toujours par techniques inverses. Le dispositif de lévitation est en effet équipé d’un pyromètre six couleurs développé à l’IRDL. La forte corrélation entre la température et l’émissivité est un problème récurrent en pyrométrie. Le succès et la qualité de l’estimation dépendent principalement de l’a priori sur l’émissivité, par exemple selon la gamme spectrale du pyromètre ; mais aussi d’autres informations comme la température de changement de phase si le matériau est connu. Plusieurs techniques d’estimation ont été utilisées (moindres-carrés, bayésien) et présentent des résultats encourageants. Les travaux ont été effectués en collaboration avec d’autres laboratoires [6][7][8].

La présentation au congrès ENCIT2022 a été effectuée par Thomas Pierre, MCF UBS, invité par Helcio R. B. Orlande, Pr. UFRJ, grâce à la chaire FAPERJ et à l’Ambassade de France à Rio de Janeiro. Cette invitation est la troisième après celle de Philippe Le Masson, Pr. UBS, par l’UJRF/IMPA ; puis celle d’Helcio R. B. Orlande par l’UBS.

[1] Le Maux D, et al., Rev. Sci. Instrum. 90, 074904 (2019). Online. [2] Le Maux, D, et al., Journal of Materials Science, vol. 57, no 25, juillet 2022, p. 12094‑106. Online. [3] Klapczynski, V, et al., Scripta Materialia, vol. 221, décembre 2022, p. 114944. Online. [4] Le Maux D, et al., congrès SFT, 30 mai – 2 juin 2023, Reims, France. [5] Lamien B, et al, International Journal of Heat and Mass Transfer, 141, p. 265-281, 2019. Online. [6] Pierre T, et al., International Journal of Heat and Mass Transfer, vol. 183, 2022, p. 122077. Online. [7] Pierre T, et al., “Multiple inversion techniques with multispectral pyrometry for the estimation of temperature and emissivity of liquid niobium and 100c6 steel”, Heat transfer engineering, accepté pour publication. [8] Lamien B, et al., “Temperature estimation using particle filter techniques – Application on liquid niobium and 100c6 steel”, High temperatures – high pressures, accepté pour publication.


Appel à candidatures 2023 – Chaires Franco-Brésiliennes de l’État de São Paulo

L’USP, l’UNICAMP et l’UNESP, en partenariat avec le Consulat Général de France à São Paulo, lancent pour la treizième année consécutive, le programme de chaires universitaires permettant d’accueillir des professeurs ou des chercheurs d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche français dans une de ces trois universités.

Ce programme soutient l’accueil dans une université pauliste d’enseignants-chercheurs ou de chercheurs d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche français. Et, sur un principe de réciprocité, l’accueil de professeurs et/ou de chercheurs de ces universités brésiliennes au sein des institutions françaises partenaires. La durée de séjour peut s’étendre de 20 à 45 jours pour chaque séjour.
Ce programme vise aussi bien à appuyer des collaborations naissantes ou des projets portant sur des thématiques émergentes qu’à conforter le développement de coopérations d’excellence préexistantes entre deux équipes de recherche (une française, une brésilienne).

Le Comité de pilotage franco-brésilien mis en place dans le cadre de ce programme, composé de représentants de l’ensemble des partenaires, assure la sélection des lauréats ainsi que le suivi et l’évaluation des chaires en place.
Pour toute information complémentaire, merci de contacter par mail l’Attachée pour la Science et la Technologie à l’adresse suivante : nadege.mezie@diplomatie.gouv.fr

Retrouvez toutes les informations ici


Le Programme CAPES-COFECUB 2023

Le programme CAPES-COFECUB entre le Brésil et la France, développé durant les 40 dernières années, a contribué avec succès aux échanges académiques, à la production scientifique et à la formation de jeunes chercheurs. Il est financé pour la Partie française par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) et le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) et piloté par le Comité français d’Evaluation de la Coopération universitaire et scientifique avec le Brésil (COFECUB). Pour la Partie brésilienne, il est financé et administré par la CAPES (Coordination pour le perfectionnement du personnel de l’enseignement supérieur, agence qui dépend du Ministère de l’éducation).

L’objectif du programme est d’amorcer ou de développer la coopération scientifique et les relations entre les centres de recherche et les Universités des deux pays, à travers le soutien à des projets communs de recherche d’excellence, impliquant la mobilité de chercheurs, en accordant une priorité à la formation aux niveaux doctoral et post-doctoral.

Les appels à candidatures de ce programme sont lancés sur un rythme annuel.

Date limite de dépôt des dossiers de candidature : 17/08/2022

Types de projets concernés

  • Le programme est ouvert à tous les champs disciplinaires
  • Le projet est une collaboration de recherche permettant de former des docteurs brésiliens et français encadrés par des chercheurs permanents. Le terme « chercheurs » renvoie aux personnels enseignants-chercheurs ou chercheurs indifféremment
  • Pour la sélection, sont considérés : l’excellence scientifique du projet et la complémentarité des équipes, l’impact au niveau de la formation de jeunes chercheurs et la participation effective de doctorants au programme de mobilité (requis du côté brésilien et français). Le portage de projet par des chercheuses est vivement encouragé
  • Enfin, il faut noter que le programme est particulièrement sélectif (10% des projets retenus en 2017).

Une attention particulière sera réservée aux projets qui :

  • favorisent à terme la structuration de nouvelles collaborations de recherche et la mise en réseau des équipes de recherche ;
  • impliquent des partenariats socio-économiques ;
  • encouragent l’innovation et le transfert des connaissances et des compétences au bénéfice des deux pays.

Conditions d’éligibilité des équipes

Le responsable français du projet doit être obligatoirement en activité et habilité à diriger des recherches au sein d’un laboratoire reconnu (évalué par le HCERES). Un jeune chercheur non titulaire d’une HDR peut cependant diriger le projet, à condition qu’un membre au moins de son équipe, titulaire de l’HDR, soit impliqué dans l’encadrement des doctorants.

Ce laboratoire doit être membre d’une Ecole Doctorale.

Dans le cas d’une équipe impliquant deux laboratoires français, ceux-ci doivent désigner en concertation un seul responsable scientifique.

L’établissement de rattachement du responsable soumet le dossier de candidature au COFECUB.

Pour la Partie française, l’équipe est composée pour le moins de deux chercheurs confirmés (le responsable et, au moins, un autre chercheur ayant une fonction permanente dans le projet) et de doctorants.

Pour la Partie brésilienne, ne peuvent candidater que des équipes possédant au minimum quatre chercheurs séniors, équipes auxquelles il est obligatoire d’inclure des doctorants.

Les chercheurs déjà impliqués dans un projet en cours en tant que responsables ou participants peuvent participer à un nouveau projet (y compris dans le programme USP-COFECUB). Dans ce cas ils y figurent comme associés, c’est-à-dire qu’ils n’assument aucune responsabilité et ne bénéficient d’aucune mission d’appui.

Le responsable du projet ne peut diriger qu’un seul projet COFECUB (CAPES ou USP).

Les critères concernant l’équipe brésilienne sont précisés sur le site internet de la CAPES (https://www.gov.br/capes/pt-br/acesso-a-informacao/acoes-e-programas/bolsas/bolsas-e-auxilios-internacionais/encontre-aqui/paises/franca/cofecub). Il est possible pour une équipe appartenant à une jeune institution brésilienne d’être partenaire du projet aux côtés d’une institution brésilienne plus reconnue.

Retrouvez toutes les informations sur le site de Campus France


L’idotée, une abeille des mers ?

L’idotée, une abeille des mers ?

  • L’idotée est un petit crustacé marin qui participe à la reproduction des algues rouges.
  • En se déplaçant parmi les algues pour se nourrir, les idotées disséminent les cellules reproductrices mâles d’une algue à l’autre.
  • Ces résultats suggèrent que les interactions de pollinisation animaux/végétaux seraient bien plus anciennes que nous le pensions.

Le rôle central des insectes dans la pollinisation des plantes à fleurs est très connu, mais dans le milieu marin celui des animaux dans la reproduction des algues était considéré jusqu’à présent comme inexistant. Dans une étude parue dans Science le 29 juillet 2022, une équipe dirigée par une chercheuse CNRS du laboratoire de recherche international (IRL 3614) franco-chilien Evolutionary biology and ecology of algae de la Station biologique de Roscoff (CNRS/Sorbonne Université/ Pontificia Universidad Catolica de Chile/Universidad Austral de Chile) révèle, pour la première fois, l’existence d’une collaboration entre un petit crustacé, l’idotée, et une algue rouge, la gracilaire, pour sa reproduction. Ces résultats suggèrent que les interactions de pollinisation animaux/végétaux seraient bien plus anciennes que nous le pensions jusqu’à présent.

Des animaux aident-ils à la reproduction des algues marines, comme le font les insectes sur la terre ferme ? La dispersion des cellules reproductrices, appelées gamètes ou spermaties chez les algues rouges, se fait généralement grâce aux mouvements d’eau et les scientifiques excluaient jusqu’à présent l’intervention des animaux dans ce processus.

Néanmoins, une équipe de recherche internationale, menée par Myriam Valero, chercheuse CNRS au laboratoire Evolutionary biology and ecology of algae (CNRS/ Pontificia Universidad Catolica de Chile/Sorbonne Université/Université Australe du Chili) et à la station biologique de Roscoff (CNRS/Sorbonne Université)1, révèle que l’idotée, petit crustacé marin, agirait auprès d’une espèce d’algue rouge, la gracilaire, comme une véritable « abeille » des mers.

C’est en nageant entre les individus que le petit animal participe à la fécondation de la gracilaire. En effet, la surface des algues mâles est parsemée de structures reproductives produisant des spermaties entourées de mucilage, une substance collante. Au passage d’une idotée, les gamètes adhèrent à sa carapace puis sont déposés sur les thalles des femelles en cas de contact avec celles-ci, permettant ainsi leur fécondation.

Titre: Le petit crustacé Idotea balthica fortement agrippé à l’algue rouge Gracilaria gracilis

Légende: Ce petit crustacé facilite la dispersion des gamètes mâles et la fécondation de l’algue rouge. Ils utilisent les algues rouges touffues et densément ramifiées pour s’abriter et se nourrissent de microalgues qui poussent à leur surface.
Copyright: © Wilfried Thomas @Station Biologique de Roscoff, CNRS, SU, Roscoff, France.

Les idotées ne sont pas du tout en reste dans cette relation. En effet, les algues rouges offrent le gîte et le couvert aux petits crustacés : ces derniers se nourrissent de petits organismes poussant à la surface des thalles et s’y accrochent en cas de forts courants. On parle d’une interaction à bénéfices réciproques pour les deux individus. C’est la première fois que la fertilisation d’une macroalgue par le biais d’un animal est mis en évidence.

Même si ces premiers résultats ne permettent pas de définir la proportion de la zoogamie2 dans la dissémination des gamètes par rapport aux mouvements d’eau, jusqu’à présent considérés comme étant seuls à l’origine de cette dispersion, ils apportent des connaissances inédites et insoupçonnées sur l’origine de la pollinisation. Jusqu’à présent, il était admis que ce processus avait émergé chez les plantes terrestres il y a 140 millions d’années. Mais cette découverte chez les algues rouges, vieilles de plus de 800 millions d’années, suggère que l’apparition de la fécondation par les animaux aurait pu survenir dans le milieu marin depuis bien plus longtemps. Les scientifiques souhaitent maintenant étudier de nombreuses autres questions : les idotées favorisent-elles la libération des spermaties ? Sont-elles capables de différencier les individus mâles et femelles chez les gracilaires ? Et surtout, de telles interactions existent-elles chez d’autres espèces marines ?

 

Titre: Image 3D de microscopie confocale montrant un jeune crustacé portant des spermaties de  l’algue rouge collées sur sa carapace.

Légende: Cette image illustre la distribution des gamètes mâles (en vert) de Gracilaria gracilis sur le corps d’un jeune spécimen d’Idotea balthica. On les observe surtout sur les parties de l’animal qui sont en contact avec les algues (c’est-à-dire les soies des péréiopodes).
Copyright: © Sebastien Colin; Max Planck Institute for Biology, Tübingen, Germany; Station Biologique de Roscoff, CNRS, SU, Roscoff, France.

Notes :

1 Ont également participé des scientifiques de l’Instituto de Ciencias Ambientales y Evolutivas (Facultad de Ciencias/Université Australe du Chili), du Laboratoire de biologie intégrative des modèles marins (CNRS/Sorbonne Université) et du Max Planck Institute for Biology Tübingen (BioOptics facility).

2 Pollinisation par l’intermédiaire des animaux.

Bibliographie :

Pollinators of the sea: a discovery of animal mediated fertilization in seaweed. E. Lavaut, M-L. Guillemin, S. Colin, A. Faure, J. Coudret, C. Destombe, M. Valero. Science, 2022, 377:528-530. https://doi.org/10.1126/science.abo6661

Contacts :

Chercheuse CNRS | Myriam Valero | T +33 6 24 59 41 01 / +33 2 98 29 23 28 | valero@sb-roscoff.fr

Professeure à l’universidad Austral de Chile (UACH) | Marie-Laure Cuillemin |  marielaure.guillemin@gmail.com


IRP CoopIC 2022 – 2026

Jean-René Hamon est directeur de recherche de classe exceptionnelle au CNRS. Auparavant, il a obtenu son doctorat en chimie à l’Université de Rennes 1 sous la direction de Didier Astruc, et a obtenu un poste permanent au CNRS en 1981. En 1983, il a été boursier postdoctoral de l’OTAN à l’UC Berkeley avec Kenneth N. Raymond, et est retourné à son alma mater en 1984.

Ses recherches portent principalement sur la conception, la synthèse, la caractérisation structurelle, le comportement de coordination des complexes organo-ferreux en vue de l’électronique moléculaire et des complexes de coordination des métaux de transition comportant des ligands de base de Schiff asymétriques et leurs propriétés opto-électroniques. Il a initié le lancement du projet de recherche international (IRP CNRS) impliquant l’Institut des Sciences Chimiques de Rennes (UMR 6226) et plusieurs universités chiliennes qu’il dirige depuis 2009. Il a reçu plusieurs prix dont la médaille de bronze du CNRS en 1983, le prix Cahours-Houzeau de l’Académie des Sciences en 1995, l’Honoraria de Profesor Extraordinario de l’Université Catholique Pontificale de Valparaiso (Chili) en 2010, et le prix de la Division de Chimie de Coordination de la Société Chimique de France en 2020.

Il est responsable de l’International Research Project franco-chilien  «Coopération in Inorganic Chemistry» (IRP CoopIC, 2022-2026)

IRP CoopiC

Historique : 

La longue coopération scientifique franco-chilienne dans le domaine de la chimie inorganique a pris racine au début des années 1980. Depuis 1991, elle s’est rapidement développée à travers de nombreux programmes de recherche bilatéraux formalisés CNRS/CONICYT et ECOS-SUD/CONICYT, suivis d’un PICS CNRS/CONICYT (2000-2002) et couronnés par les lancements du Laboratoire international associé « Matériaux inorganiques fonctionnels » (LIA MIF, 2009-2012/2013-2016). Le deuxième Laboratoire International Associé « Molécules et Matériaux Multifonctionnels » (LIA M3) qui a été créé en 2018 et s’est terminé en 2021, a été renouvelé en 2022 en tant que projet de recherche international « Coopération en Chimie Inorganique » (IRP CoopIC, 2022-2026). Cette collaboration scientifique permanente implique une vingtaine de membres permanents de chaque côté.

Principaux thèmes :

Synthèse et caractérisation inorganique moléculaire et à l’état solide, magnétisme, luminescence et optique non linéaire, photocatalyse, chalcogénures et grappes métalliques, polymères de coordination, matériaux moléculaires et composites, polyoxométallates, électrochimie, diffraction des rayons X sur monocristal à basse température, analyse structurelle à partir de la diffraction des rayons X sur poudre et chimie théorique.

Présentation de l’IRP CoopiC

Dernière publication du Coopic cosignée avec des chercheurs chiliens de la Pontificia Universidad Catolica de Valparaiso


Lancement de l’appel à projet CNRS – FAPESP 2022

Le CNRS et la Fondation d’appui à la recherche de l’Etat de São Paulo lancent un appel à projets pour promouvoir des coopérations entre des unités affiliées au CNRS et des équipes de recherche travaillant dans l’Etat de São Paulo. Date limite des candidatures : 30 janvier 2023.

Calendrier de l’appel :

Annonce de l’appel par le CNRS et la FAPESP le 31 octobre 2022
Date de clôture du dépôt de dossier le 30 janvier 2023
Annonce des résultats le 28 avril 2023

Critères d’éligibilité côté CNRS :

– Eligibilité pour soumettre les projets : porteur et co-porteur de projet impliqué dans le projet.

– Eligibilité pour la mobilité : chercheurs du CNRS, enseignant-chercheurs des autres organisations travaillant dans une unité du CNRS  & la participation des doctorants and des post-docs est un critère important dans l’évaluation du projet.

Cet appel est ouvert à tous les domaines de recherche.

Durée : 24 mois

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Des scientifiques franco-argentins ont été reconnus pour avoir crée le « Templex », une nouvelle approche de la théorie du chaos

Afin d’apporter une nouvelle vision et des outils pour comprendre le problème scientifique connu sous le nom de théorie du chaos, deux chercheuses argentines travaillant à l’Institut Franco-Argentin d’Études sur le Climat et ses Impacts (UBA –
CONICET – CNRS – IRD), en collaboration avec Christophe Letellier, professeur à l’Université de Rouen, ont inventé l’objet mathématique qu’ils ont baptisé « templex ». À cause de cette découverte, ils ont fait la une des journaux il y a quelques jours Journal du chaos, qui a décidé de mettre en avant la publication faisant partie du projet NOISE
(LEFE/MANU) de l’INSU (CNRS) et le projet CYAN (21-CLIMAT-05) du programme CLIMAT-Amsud. Lancé en 2019, ce programme régional est une initiative de la coopération française et de ses partenaires en Amérique du Sud.

À travers la branche des mathématiques appelée topologie, qui, selon l’un de ses créateurs, Henri Poincaré, « est une géométrie purement qualitative, dont les théorèmes seraient vrais si les figures, au lieu d’être exactes, étaient grossièrement imitées par un enfant », Denisse Sciamarella , Ph.D. en physique de l’Université de Buenos Aires et HDR de l’Université de Paris-Saclay, a trouvé – avec ses collaborateurs et après de nombreuses années d’études – un moyen d’« ordonner » le chaos. « La topologie agit comme un détecteur de cet ordre qui se cache derrière le désordre, puisque les processus chaotiques déterministes sont caractérisés par une sorte d’empreinte qui est précisément donnée par leur topologie », a-t-elle expliqué.

En collaboration avec Gisela Charó, mathématicienne diplômée (UBA), docteur en ingénierie (UBA) et postdoc CONICET, ils ont commencé à étudier comment cette « empreinte digitale » pourrait aider à mieux comprendre les processus non linéaires et donc difficiles à prédire. « Les fluides constituent un exemple clair de mécanismes non linéaires en action.
Comprendre comment ils s’organisent et prévoir ce qui se passe lorsque, par exemple, lors d’un déversement pétrolier en mer est complexe. Ces processus sont pertinents à la fois en océanographie mais aussi dans l’injection d’un soluté qui transporte un médicament dans la circulation sanguine, ou dans les cendres d’une éruption volcanique dans l’atmosphère », a souligné Sciamarella.


De gauche à droite : Denisse Sciamarella et Gisela Charó à la porte de la Faculté de
Sciences Exactes. Droits d’auteur : Guadalupe Lombardo.

« Nous abordons ce problème à travers la topologie algébrique, contrairement à d’autres groupes de recherche qui utilisent des approches géométriques ou statistiques. C’est ainsi que nous avons créé le « Templex », un objet mathématique qui nous permet de calculer l’empreinte topologique susmentionnée sans contraintes dimensionnelles : le gabarit ou « template », son prédécesseur, nous permet de trouver l’ordre dans le chaos en utilisant la théorie des noeuds. Mais, puisque les noeuds se défont en plus de trois dimensions, ce schéma n’était applicable qu’aux problèmes qui n’avaient pas plus de trois degrés de liberté. Cette difficulté s’appelle la « malédiction de la dimensionnalité », a ajouté la chercheuse. En combinant le « complexe » de la topologie algébrique avec la théorie des graphes, le « templex » brise la malédiction mathématique : « Le trouver pour un ensemble de données revient à trouver son empreinte dynamique. De cette manière, les différents types de comportement chaotique peuvent être identifiés et même classés. Et cette classification nous permet de comparer les ensembles de données les uns aux autres, les modèles les uns aux autres, et nous permet également de comparer les modèles et les données », a précisé Sciamarella.

A quoi sert tout ça ?

« Si deux jeux de données ont la même empreinte topologique, alors cela signifie qu’ils répondent tous les deux aux mêmes lois d’évolution et qu’ils peuvent être modélisés avec les mêmes équations », souligne la chercheuse. Les progrès peuvent ensuite être appliqués de manière transversale et dans des domaines d’étude variés : « Dans le domaine des sciences du climat, par exemple, il existe plus de 20 modèles climatiques qui sont utilisés pour réaliser des simulations climatiques et des projections climatiques futures. Bien qu’ils aient tous une formulation basée sur des équations fluides, ils diffèrent sur plusieurs aspects : modélisation des aérosols, dynamique des calottes glaciaires et autres processus. On parle même d’une Babel de modèles. Comment savoir à quel modèle s’en tenir ? Dans quelle mesure peut-on dire qu’un modèle représente bien les observations ? Le « templex » peut apporter la solution en comparant les résultats des différents modèles avec les données d’observation », a confirmé Sciamarella, qui est également directrice adjointe d’IFAECI (www.ifaeci.cnrs.fr / ifaeci.cima.fcen.uba.ar).

Interrogés sur la valeur de l’interdisciplinarité, les chercheurs – qui ont déjà appliqué cette approche aux processus de mélange chaotique dans les domaines de l’ingénierieet travaillent maintenant sur des problèmes de météorologie océanique, atmosphérique et spatiale – ont répondu: « L’avancement des connaissances se fait toujours grâce à l’acquisition de nouvelles perspectives, et cette nouveauté survient plus souvent lorsque l’on mélange des ressources hétérogènes et lorsqu’on est confronté au défi de comprendre comment une communauté particulière à laquelle nous n’appartenons pas pense avec son jargon et ses dialectes. »

En même temps, la coopération avec d’autres pays est vue comme « une autre possibilité de favoriser le mélange de ces ressources hétérogènes, un travail dans la diversité des traditions, sans lequel de nombreuses pistes resteraient inexplorées dans bien des cas. »

Lire l’article académique

Lire l’article de l’INSU du CNRS


Séance spéciale de l’Atelier Bergson – 20 octobre 2022

Une séance spéciale de l’Atelier Bergson se tiendra en hybride après l’AG de la SAB, le 20 octobre 2022, de 16h à 18h dans la Salle des Actes de l’ENS (45 rue d’Ulm).

Programme :
Maria Adriana Camargo Cappello (Universidade Federal do Paraná) – Autour de la méthode intuitive : art, spécificité humaine et sympathie interspécifique chez Bergson
Ma recherche actuelle, à laquelle se rattache ma communication d’aujourd’hui, s’oriente vers les éléments spéculatifs, que je crois retrouver dans la pensée de Bergson, qui peuvent nous conduire à établir des relations plus intimes entre la personne humaine et ce qui l’entoure. Plus précisément, il s’agit de rechercher les éléments théoriques du bergsonisme qui soutiennent la voie de l’élargissement de la conscience personnelle au sens, non seulement d’une Supraconscience, mais aussi au sens des multiples autres consciences qui habitent ce monde qui nous entoure, et cela, selon le fil conducteur qui va de la liberté des personnes à la création de formes de vie dans notre monde. En effet, je suis convaincue que, dans le bergsonisme, la pleine réalisation de la personne est dans ses actes libres, que cette réalisation et cette liberté sont intimement liées à l’intuition profonde ou immédiate de soi comme réalité en durée, et que la durée est un mouvement créateur qui traverse et déborde la personne. Bref, je suis convaincue que lorsque nous sommes libres et que nous avons une expérience profonde ou immédiate de nous-mêmes, nous sommes au-delà de nous-mêmes. La question, cependant, est : sommes-nous au-delà de nous-mêmes « en quoi » et de quelle manière. En regardant ce que Bergson nous offre dans l’Essai, on peut dire que quand j’ai l’intuition de la durée – dans l’intuition de ma propre durée –, ce que j’expérimente c’est l’essence même de l’être, c’est-à-dire, la manière d’être d’un mouvement caractérisé par l’intériorité et par la génération constante du nouveau. Cependant, lorsque Bergson nous offre l’intuition de l’élan vital, dans L’Évolution Créatrice, il reprend cette expérience que nous avons de nous-mêmes, proposée dans l’Essai, en soulignant son caractère créateur, auto-générateur. Dans ce mouvement, il nous fait savoir que l’expérience profonde de nous-mêmes était déjà l’expérience du mouvement créateur de la vie, qui était en nous, puisque nous sommes des êtres vivants et que, par conséquent, ce mouvement nous traverse ; il nous fait savoir, donc, que l’intuition de la durée en nous est l’intuition de la durée en général. (D’où, d’ailleurs, le rôle décisif joué par cette conscience profonde du moi, dans l’Evolution Créatrice, dans le sens de l’intuition de la vie, mais aussi de l’intuition de la matière.) Mais, entre l’expérience d’une conscience singulière et l’expérience de l’élan de vie qui traverse cette conscience singulière, il semble y avoir de nombreuses expériences qui, correspondant à des rythmes différents de la durée, correspond aussi à une diversité indéfinie de formes d’existence et de conscience. Je pense que Bergson nous a signalé que l’art c’est une preuve vive de l’existence de cette diversité de rythmes de la durée. Et, cela, dans la mesure où, dans l’intuition esthétique, on sympathise avec cette diversité, on sympathise non seulement avec d’autres consciences humaines – les consciences des artistes – mais, aussi, on sympathise avec divers rythmes insoupçonnés de la matière elle-même – comme formes nouvelles, nouvelles couleurs, nouveaux sons, etc. En ce sens, je pense qu’on peut développer la question de la possibilité d’élargir la conscience dans le contexte de la vie et, par conséquent, dans le contexte de la sympathie entre les formes de vie, compte tenu de l’intuition philosophique proposée par Bergson dans L’évolution Créatrice, dans son parallélisme avec l’intuition esthétique. C’est un premier essai de ce développement que je vous présente aujourd’hui.
Paulo César Rodrigues (Universidade Estadual Paulista) – Le psychique et le vital chez Freud et Bergson
Nous développons ici quelques réflexions sur les similitudes théoriques entre le freudisme et la philosophie de Bergson. Les considérations introductives présentées ci-dessous visent à relier les deux doctrines, apparemment incompatibles, sous trois angles : épistémologique, psychologique et biologique (ou métaphysique). On s’attend à ce que de telles considérations ouvrent à un approfondissement de cette interface singulière entre psychanalyse et métaphysique.

Chair : Mathilde Tahar (Université de Toulouse II)

Lien pour assister à l’Atelier en distanciel :

Programme de Chaires franco-brésiliennes de l’Université Fédérale du Pernambouc

L’Université Fédérale du Pernambouc (UFPE), en partenariat avec l’Ambassade de France au Brésil, par l’intermédiaire du Consulat Général de France à Recife, rend public l’appel à candidature pour le programme de chaires franco-brésiliennes pour l’accueil de professeurs et/ou de chercheurs des institutions d’enseignement et de recherche françaises à l’UFPE. Le programme est construit dans un esprit de réciprocité, afin d’accueillir également un professeur de l’université brésilienne dans l’institution partenaire en France.

CALENDRIER 2022/2024 :

I. Les projets doivent être soumis à l’UFPE avant le 15 janvier 2023 ;

II. La soumission doit être faite par e-mail à l’adresse secci@ufpe.br avec l’objet : Cátedra Francesa na UFPE ;

III. Le Comité de sélection est souverain dans ses décisions et les candidats soumettant un projet reconnaissent avoir pris connaissance et accepté les conditions du présent appel à propositions, y compris l’annexe informant des conditions de séjour au Brésil ;

IV. Calendrier :

  • 01/09/2022 : Lancement de l’appel à candidatures
  • 15/01/2023 : Date limite de dépôt des candidatures
  • 31/01/2023 : Annonce interne des résultats
  • 01/02/2023 : Date limite pour faire appel à la décision (pour les universités brésiliennes)
  • 03/02/2023 : Annonce finale des résultats

Appel à candidatures :

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