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Lancement de l’appel à projet CNRS – FAPESP 2022

Le CNRS et la Fondation d’appui à la recherche de l’Etat de São Paulo lancent un appel à projets pour promouvoir des coopérations entre des unités affiliées au CNRS et des équipes de recherche travaillant dans l’Etat de São Paulo. Date limite des candidatures : 30 janvier 2023.

Calendrier de l’appel :

Annonce de l’appel par le CNRS et la FAPESP le 31 octobre 2022
Date de clôture du dépôt de dossier le 30 janvier 2023
Annonce des résultats le 28 avril 2023

Critères d’éligibilité côté CNRS :

– Eligibilité pour soumettre les projets : porteur et co-porteur de projet impliqué dans le projet.

– Eligibilité pour la mobilité : chercheurs du CNRS, enseignant-chercheurs des autres organisations travaillant dans une unité du CNRS  & la participation des doctorants and des post-docs est un critère important dans l’évaluation du projet.

Cet appel est ouvert à tous les domaines de recherche.

Durée : 24 mois

Télécharger le document de l’appel


Des scientifiques franco-argentins ont été reconnus pour avoir crée le « Templex », une nouvelle approche de la théorie du chaos

Afin d’apporter une nouvelle vision et des outils pour comprendre le problème scientifique connu sous le nom de théorie du chaos, deux chercheuses argentines travaillant à l’Institut Franco-Argentin d’Études sur le Climat et ses Impacts (UBA –
CONICET – CNRS – IRD), en collaboration avec Christophe Letellier, professeur à l’Université de Rouen, ont inventé l’objet mathématique qu’ils ont baptisé « templex ». À cause de cette découverte, ils ont fait la une des journaux il y a quelques jours Journal du chaos, qui a décidé de mettre en avant la publication faisant partie du projet NOISE
(LEFE/MANU) de l’INSU (CNRS) et le projet CYAN (21-CLIMAT-05) du programme CLIMAT-Amsud. Lancé en 2019, ce programme régional est une initiative de la coopération française et de ses partenaires en Amérique du Sud.

À travers la branche des mathématiques appelée topologie, qui, selon l’un de ses créateurs, Henri Poincaré, « est une géométrie purement qualitative, dont les théorèmes seraient vrais si les figures, au lieu d’être exactes, étaient grossièrement imitées par un enfant », Denisse Sciamarella , Ph.D. en physique de l’Université de Buenos Aires et HDR de l’Université de Paris-Saclay, a trouvé – avec ses collaborateurs et après de nombreuses années d’études – un moyen d’« ordonner » le chaos. « La topologie agit comme un détecteur de cet ordre qui se cache derrière le désordre, puisque les processus chaotiques déterministes sont caractérisés par une sorte d’empreinte qui est précisément donnée par leur topologie », a-t-elle expliqué.

En collaboration avec Gisela Charó, mathématicienne diplômée (UBA), docteur en ingénierie (UBA) et postdoc CONICET, ils ont commencé à étudier comment cette « empreinte digitale » pourrait aider à mieux comprendre les processus non linéaires et donc difficiles à prédire. « Les fluides constituent un exemple clair de mécanismes non linéaires en action.
Comprendre comment ils s’organisent et prévoir ce qui se passe lorsque, par exemple, lors d’un déversement pétrolier en mer est complexe. Ces processus sont pertinents à la fois en océanographie mais aussi dans l’injection d’un soluté qui transporte un médicament dans la circulation sanguine, ou dans les cendres d’une éruption volcanique dans l’atmosphère », a souligné Sciamarella.


De gauche à droite : Denisse Sciamarella et Gisela Charó à la porte de la Faculté de
Sciences Exactes. Droits d’auteur : Guadalupe Lombardo.

« Nous abordons ce problème à travers la topologie algébrique, contrairement à d’autres groupes de recherche qui utilisent des approches géométriques ou statistiques. C’est ainsi que nous avons créé le « Templex », un objet mathématique qui nous permet de calculer l’empreinte topologique susmentionnée sans contraintes dimensionnelles : le gabarit ou « template », son prédécesseur, nous permet de trouver l’ordre dans le chaos en utilisant la théorie des noeuds. Mais, puisque les noeuds se défont en plus de trois dimensions, ce schéma n’était applicable qu’aux problèmes qui n’avaient pas plus de trois degrés de liberté. Cette difficulté s’appelle la « malédiction de la dimensionnalité », a ajouté la chercheuse. En combinant le « complexe » de la topologie algébrique avec la théorie des graphes, le « templex » brise la malédiction mathématique : « Le trouver pour un ensemble de données revient à trouver son empreinte dynamique. De cette manière, les différents types de comportement chaotique peuvent être identifiés et même classés. Et cette classification nous permet de comparer les ensembles de données les uns aux autres, les modèles les uns aux autres, et nous permet également de comparer les modèles et les données », a précisé Sciamarella.

A quoi sert tout ça ?

« Si deux jeux de données ont la même empreinte topologique, alors cela signifie qu’ils répondent tous les deux aux mêmes lois d’évolution et qu’ils peuvent être modélisés avec les mêmes équations », souligne la chercheuse. Les progrès peuvent ensuite être appliqués de manière transversale et dans des domaines d’étude variés : « Dans le domaine des sciences du climat, par exemple, il existe plus de 20 modèles climatiques qui sont utilisés pour réaliser des simulations climatiques et des projections climatiques futures. Bien qu’ils aient tous une formulation basée sur des équations fluides, ils diffèrent sur plusieurs aspects : modélisation des aérosols, dynamique des calottes glaciaires et autres processus. On parle même d’une Babel de modèles. Comment savoir à quel modèle s’en tenir ? Dans quelle mesure peut-on dire qu’un modèle représente bien les observations ? Le « templex » peut apporter la solution en comparant les résultats des différents modèles avec les données d’observation », a confirmé Sciamarella, qui est également directrice adjointe d’IFAECI (www.ifaeci.cnrs.fr / ifaeci.cima.fcen.uba.ar).

Interrogés sur la valeur de l’interdisciplinarité, les chercheurs – qui ont déjà appliqué cette approche aux processus de mélange chaotique dans les domaines de l’ingénierieet travaillent maintenant sur des problèmes de météorologie océanique, atmosphérique et spatiale – ont répondu: « L’avancement des connaissances se fait toujours grâce à l’acquisition de nouvelles perspectives, et cette nouveauté survient plus souvent lorsque l’on mélange des ressources hétérogènes et lorsqu’on est confronté au défi de comprendre comment une communauté particulière à laquelle nous n’appartenons pas pense avec son jargon et ses dialectes. »

En même temps, la coopération avec d’autres pays est vue comme « une autre possibilité de favoriser le mélange de ces ressources hétérogènes, un travail dans la diversité des traditions, sans lequel de nombreuses pistes resteraient inexplorées dans bien des cas. »

Lire l’article académique

Lire l’article de l’INSU du CNRS


Séance spéciale de l’Atelier Bergson – 20 octobre 2022

Une séance spéciale de l’Atelier Bergson se tiendra en hybride après l’AG de la SAB, le 20 octobre 2022, de 16h à 18h dans la Salle des Actes de l’ENS (45 rue d’Ulm).

Programme :
Maria Adriana Camargo Cappello (Universidade Federal do Paraná) – Autour de la méthode intuitive : art, spécificité humaine et sympathie interspécifique chez Bergson
Ma recherche actuelle, à laquelle se rattache ma communication d’aujourd’hui, s’oriente vers les éléments spéculatifs, que je crois retrouver dans la pensée de Bergson, qui peuvent nous conduire à établir des relations plus intimes entre la personne humaine et ce qui l’entoure. Plus précisément, il s’agit de rechercher les éléments théoriques du bergsonisme qui soutiennent la voie de l’élargissement de la conscience personnelle au sens, non seulement d’une Supraconscience, mais aussi au sens des multiples autres consciences qui habitent ce monde qui nous entoure, et cela, selon le fil conducteur qui va de la liberté des personnes à la création de formes de vie dans notre monde. En effet, je suis convaincue que, dans le bergsonisme, la pleine réalisation de la personne est dans ses actes libres, que cette réalisation et cette liberté sont intimement liées à l’intuition profonde ou immédiate de soi comme réalité en durée, et que la durée est un mouvement créateur qui traverse et déborde la personne. Bref, je suis convaincue que lorsque nous sommes libres et que nous avons une expérience profonde ou immédiate de nous-mêmes, nous sommes au-delà de nous-mêmes. La question, cependant, est : sommes-nous au-delà de nous-mêmes « en quoi » et de quelle manière. En regardant ce que Bergson nous offre dans l’Essai, on peut dire que quand j’ai l’intuition de la durée – dans l’intuition de ma propre durée –, ce que j’expérimente c’est l’essence même de l’être, c’est-à-dire, la manière d’être d’un mouvement caractérisé par l’intériorité et par la génération constante du nouveau. Cependant, lorsque Bergson nous offre l’intuition de l’élan vital, dans L’Évolution Créatrice, il reprend cette expérience que nous avons de nous-mêmes, proposée dans l’Essai, en soulignant son caractère créateur, auto-générateur. Dans ce mouvement, il nous fait savoir que l’expérience profonde de nous-mêmes était déjà l’expérience du mouvement créateur de la vie, qui était en nous, puisque nous sommes des êtres vivants et que, par conséquent, ce mouvement nous traverse ; il nous fait savoir, donc, que l’intuition de la durée en nous est l’intuition de la durée en général. (D’où, d’ailleurs, le rôle décisif joué par cette conscience profonde du moi, dans l’Evolution Créatrice, dans le sens de l’intuition de la vie, mais aussi de l’intuition de la matière.) Mais, entre l’expérience d’une conscience singulière et l’expérience de l’élan de vie qui traverse cette conscience singulière, il semble y avoir de nombreuses expériences qui, correspondant à des rythmes différents de la durée, correspond aussi à une diversité indéfinie de formes d’existence et de conscience. Je pense que Bergson nous a signalé que l’art c’est une preuve vive de l’existence de cette diversité de rythmes de la durée. Et, cela, dans la mesure où, dans l’intuition esthétique, on sympathise avec cette diversité, on sympathise non seulement avec d’autres consciences humaines – les consciences des artistes – mais, aussi, on sympathise avec divers rythmes insoupçonnés de la matière elle-même – comme formes nouvelles, nouvelles couleurs, nouveaux sons, etc. En ce sens, je pense qu’on peut développer la question de la possibilité d’élargir la conscience dans le contexte de la vie et, par conséquent, dans le contexte de la sympathie entre les formes de vie, compte tenu de l’intuition philosophique proposée par Bergson dans L’évolution Créatrice, dans son parallélisme avec l’intuition esthétique. C’est un premier essai de ce développement que je vous présente aujourd’hui.
Paulo César Rodrigues (Universidade Estadual Paulista) – Le psychique et le vital chez Freud et Bergson
Nous développons ici quelques réflexions sur les similitudes théoriques entre le freudisme et la philosophie de Bergson. Les considérations introductives présentées ci-dessous visent à relier les deux doctrines, apparemment incompatibles, sous trois angles : épistémologique, psychologique et biologique (ou métaphysique). On s’attend à ce que de telles considérations ouvrent à un approfondissement de cette interface singulière entre psychanalyse et métaphysique.

Chair : Mathilde Tahar (Université de Toulouse II)

Lien pour assister à l’Atelier en distanciel :

Programme de Chaires franco-brésiliennes de l’Université Fédérale du Pernambouc

L’Université Fédérale du Pernambouc (UFPE), en partenariat avec l’Ambassade de France au Brésil, par l’intermédiaire du Consulat Général de France à Recife, rend public l’appel à candidature pour le programme de chaires franco-brésiliennes pour l’accueil de professeurs et/ou de chercheurs des institutions d’enseignement et de recherche françaises à l’UFPE. Le programme est construit dans un esprit de réciprocité, afin d’accueillir également un professeur de l’université brésilienne dans l’institution partenaire en France.

CALENDRIER 2022/2024 :

I. Les projets doivent être soumis à l’UFPE avant le 15 janvier 2023 ;

II. La soumission doit être faite par e-mail à l’adresse secci@ufpe.br avec l’objet : Cátedra Francesa na UFPE ;

III. Le Comité de sélection est souverain dans ses décisions et les candidats soumettant un projet reconnaissent avoir pris connaissance et accepté les conditions du présent appel à propositions, y compris l’annexe informant des conditions de séjour au Brésil ;

IV. Calendrier :

  • 01/09/2022 : Lancement de l’appel à candidatures
  • 15/01/2023 : Date limite de dépôt des candidatures
  • 31/01/2023 : Annonce interne des résultats
  • 01/02/2023 : Date limite pour faire appel à la décision (pour les universités brésiliennes)
  • 03/02/2023 : Annonce finale des résultats

Appel à candidatures :

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Article de l’IRP Nocosym paru récemment dans la revue « Genome Biology »

L’IRP NOCOSYM, créé en 2019 sous l’impulsion d’Andreas Niebel et Maria-Eugenia Zanetti, propose une approche multidisciplinaire de la part de 4 laboratoires, deux d’entre eux situés à La Plata et Santa Fé en Argentine et deux d’entre eux en France (Orsay et Toulouse).

Au cours des deux dernières décennies, le développement des techniques dites de capture de la conformation des chromosomes a permis d’acquérir une meilleure compréhension de l’architecture nucléaire, qui organise l’information génétique de façon dynamique dans l’espace, chez les cellules eucaryotes. Il est apparu que dans le noyau, la conformation de l’ADN est déterminée par l’action coordonnée d’enzymes modifiant les histones et l’ADN, de remodeleurs de la chromatine, de facteurs de transcription, de protéines médiatrices et de long ARN non codants (>200 nucléotides ; pas ou très peu de pouvoir codant). Notamment, plusieurs études réalisées chez les plantes ont mis en évidence le rôle majeur des longs ARNs non codants dans la régulation de la topologie du génome. En particulier, le long ARN non codant APOLO (Auxin-regulated PrOmoter LOop) est l’un des premiers à avoir été décrit comme capable de moduler l’organisation tridimensionnelle de la chromatine chez Arabidopsis thaliana.

Nos études ont montré qu’APOLO est capable de s’associer physiquement à différents loci distants et non apparentés dans le génome via la formation de « R-loops » (dimère ADN-ARN) et interagit avec deux protéines clés associées au maintien de la marque histone H3K27me3 et de la méthylation de l’ADN, la protéine Polycomb LHP1 (LIKE HETEROCHROMATIN PROTEIN1) et la protéine de liaison à l’ADN méthylé VIM1 (VARIANT IN METHYLATION), respectivement. Ainsi, médiant un remodelage de la chromatine, APOLO régule directement la transcription d’un grand nombre de gènes, pour la plupart associés à la perception, la signalisation et la réponse aux phytohormones auxines, et impliqués dans différents processus du développement dont la réponse à la chaleur (thermomorphogénèse). De manière frappante, nous avons mis en évidence que le long ARN non codant humain UPAT (UHRF1 Protein Associated Transcript), une cible thérapeutique potentielle dans le traitement du cancer du côlon, exerce des fonctions similaires à APOLO lorsqu’il est exprimé chez les plantes, et peut être notamment reconnu par VIM1 et LHP1 dans les cellules végétales.

Collectivement, nos résultats révèlent un mécanisme nouveau dans lequel deux long ARN non codants non apparentés peuvent exercer des fonctions biologiques similaires en interagissant avec des partenaires homologues chez les plantes et les animaux.

Lire l’article académique 


Les campagnes de terrain de l’IRP VELITROP reprennent

Au Brésil, comme dans la plupart des pays tropicaux, les populations se concentrent sur le littoral dans des mégacités dont les eaux usées domestiques sont rejetées en mer le plus souvent lors d’évènements orageux intenses et sans traitement préalable. Il en résulte un enrichissement des écosystèmes côtiers en matière organique et en nutriments (azote et phosphore) qui s’accumulent dans les eaux et les sédiments et modifient à des échelles des temps décennales à centennales leur fonctionnement écologique. C’est le phénomène d’eutrophisation, particulièrement intense sous climat tropical. La qualité de l’eau et les équilibres biogéochimiques sont modifiés, ainsi que les communautés biologiques dont le développement dépend de cette qualité et/ou qui interviennent dans ces équilibres : algues, bactéries, et premiers maillons des chaines trophiques tels que les bivalves filtreurs ou le zooplancton, jusqu’aux poissons. Les services écosystémiques du milieu littoral pour les sociétés locales sont altérés, ainsi que la contribution de ces écosystèmes aux émissions de gaz à effet de serre.

L’IRP VELITROP est dédié à l’étude, par des approches interdisciplinaires, des mécanismes biologiques et géochimiques associés à l’eutrophisation de l’océan en région tropicale. Le littoral de l’Etat de Rio de Janeiro est utilisé comme zone atelier privilégiée de par sa géomorphologie, son hydrographie et sa pression démographique communément rencontrées en régions tropicales (Amérique latine, Afrique et Asie). Comme l’indiquent les concentrations en chlorophylle obtenues par imagerie satellitaire (illustration #1) les baies de Guanabara (surface de 380 km2) et de Sepetiba (440 km2) directement connectées à l’agglomération urbaine de Rio de Janeiro, sont les plus riches en phytoplancton tandis que la baie de Ilha Grande (880 km2), moins peuplée, plus profonde et ouverte sur l’océan, reste dans un état proche de ce qui devait prédominer il y a plus d’un siècle dans toute la région bien avant l’explosion démographique. Les chercheurs du laboratoire de Biologie des Organismes et des écosystèmes aquatiques (CNRS, Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris), du Laboratoire d’Océanologie et de Géosciences (CNRS, Université de Lille, Université du Littoral, IRD, Wimereux), du Laboratoire de planétologie et Géosiences (CNRS, Université d’Angers), de la Faculté d’Océanographie de l’Université de l’État de Rio de Janeiro (UERJ), et des programmes de géochimie et de biologie marine de l’Université Fédérale Fluminense (UFF) ont uni leurs forces pour travailler sur un large panel de processus liés à l’eutrophisation des écosystèmes littoraux tropicaux sous influence urbaine : les flux de nutriments, de matières organiques et de carbone le long du continuum continent-océan (estuaires, baies et lagunes, plateau continental) ; les réponses en cascade des communautés de phytoplancton et de zooplancton à la fertilisation des écosystèmes interconnectés : changements de productivité et de biodiversité planctonique, apparition de marées vertes et rouges ; les modifications des ressources alimentaires pour les mollusques bivalves filtreurs utilisés comme biocapteurs de l’eutrophisation ; Les modifications des émissions et des captages de gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O) par les eaux littorales et les zones humides telles que les mangroves, qui renferment de grandes quantités de carbone « bleu » dans leurs sols.

 

Emprise urbaine, localisation des principales zones de mangroves et exemple de distribution de la chlorophylle mesurée par le satellite Sentinel-3 OLCI le long du littoral de l’état de Rio de Janeiro. Les campagnes VELITROP 2021 et 2022 ont concerné les baies de Ilha Grande et Sepetiba.

Pour ces recherches, il est primordial d’acquérir des données sur le terrain, ce qui n’a pas été possible pendant près de deux ans du fait de la pandémie, obligeant de nombreux étudiants à réorienter leurs travaux académiques vers des études bibliographiques, ou lorsque cela était possible vers des analyses d’images satellite ou de la modélisation hydrodynamique sans validation de terrain. C’est pourquoi à la fin d’année 2021, dès que les conditions sanitaires l’ont permis, l’IRP VELITROP, conjointement avec un projet FAPERJ porté par l’UFF et un projet ANR-FAPESP porté le CNRS et l’Institut National de Recherche Spatiale brésilien (INPE), a organisé une campagne de mesures et de collectes d’échantillons dans les baies de Ilha Grande et de Sepetiba, où les connaissances scientifiques restent bien plus fragmentaires que dans la très emblématique baie de Guanabara, mais le long desquelles on observe un gradient très net d’eutrophisation sur un transect de 100km, allant de conditions oligotrophes à l’ouest à des conditions très eutrophes à l’est (illustration #1). Quinze chercheurs et étudiants appartenant au CNRS, à la faculté d’Océanographie de l’UERJ, au département de géochimie de l’UFF, au département de Zoologie de l’Université Fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ) et à l’INPE, ont participé à ces missions à partir d’une base localisée à Angra dos Reis (Illustration #2) et d’un bateau de 22m habituellement dédié à la plongée sous-marine. 125 heures de mesures in situ et 75 stations ponctuelles ont été réalisées à trois périodes de l’année en novembre 2021, Avril 2022 et Septembre 2022, de manière à couvrir diverses conditions météorologiques, hydrographiques et environnementales. Ces 100 km de littoral étaient échantillonnés en trois jours tandis qu’une équipe à terre filtrait et conditionnait les échantillons d’eaux de surface et de fond, sur lesquels une trentaine de paramètres chimiques et biologiques seront analysés dans les différents laboratoires au Brésil et en France.

Vue d’ensemble des postes de travail sur le navire Aquamaster II. B : trait de filet à plancton. C : dispositif de mesure en direct de la salinité, température, fluorescence, concentration en oxygène dissous et pression partielle en CO2 dans les eaux de surface. D : l’équipe en Avril 2022. E : courantomètre acoustique à effet doppler utilisé pour calibrer le modèle hydrodynamique de l’UERJ.

Les mesures réalisées à bord ont confirmé les observations par satellite dans la baie de Sepetiba, ainsi que nos résultats précédents dans trois autres baies et lagunes de la région. Des blooms phytoplanctoniques intenses captent du CO2 atmosphérique et produisent de grandes quantités de biomasse (Illustration 3). Les données de radiométrie mesurées sur l’eau, celles de physico-chimie, les quantités de matériels planctonique retenus dans les filets de différentes mailles, tous les paramètres témoignent de l’enrichissement du fond de la baie de Sepetiba qui reçoit l’eau des rivières drainant la zone Nord de l’agglomération de Rio de Janeiro et dont le temps de renouvellement des eaux est le plus long. L’ensemble des données qui seront produites principalement dans le cadre de masters et thèse co-encadrées apporteront des informations quantitatives sur les communautés de phytoplancton et de zooplancton, les formes organiques et inorganiques du carbone, de l’azote et du phosphore, les origines et l’état des matières organiques particulaires dans les eaux, en différenciant les contributions des bassins versants, des mangroves, des rejets d’eaux usées et du phytoplancton. Ces campagnes permettront aussi de calculer des bilans de gaz à effet de serre sur les surfaces échantillonnées et d’utiliser des corrélations avec la couleur de l’eau (chlorophylle matière particulaire et dissoute et stocks de carbone organique associés) pour estimer de manière précise ces descripteurs et développer des méthodes permettant de quantifier les flux de CO2 dans la région à partir de données satellitaires. Ces échantillons serviront pour les travaux de trois Mestrado et deux doctorats à l’UFF et l’UERJ. Des bourses de mobilité en France pour au moins trois de ces étudiants devraient leur permettre d’accéder à une plateforme analytique en géochimie organique à Paris et de traitement du signal de couleur de l’eau à Wimereux.

Distribution longitudinale de la pression partielle en CO2 et de la chlorophylle en Novembre 2021. Baie de Ilha Grande à gauche et Sepetiba à droite du graphique. Les valeurs de pression partielle en CO2 en dessous de 410 ppmv témoignent d’une absorption de CO2 atmosphérique particulièrement forte dans la baie de Sepetiba, où l’on observe de fortes biomasses de phytoplancton.

Ensuite, à travers l’interdisciplinarité, lorsque les données chimiques, biologiques et physiques, d’observation, d’expérimentation et de modélisation seront confrontées entre elles de différentes manières, nous serons en mesure d’aborder des questions scientifiques plus précises sur les mécanismes de propagation de l’eutrophisation et les interactions entre les flux de matières et les communautés biologiques dans les écosystèmes marins côtiers tropicaux. Il aussi faudra reprendre l’échantillonnage de la Baie de Guanabara, la plus eutrophe de la région, où fleurissent abondamment cyanobactéries et dinoflagellés, point de départ de récentes marées rouges sur tout le littoral. Le plateau continental devra aussi faire l’objet de campagnes en mer plus exigeantes en termes de logistique, et pour cela, le projet bénéficiera du tout nouveau navire océanographique Professor Luiz Carlos de l’UERJ inauguré en 2020.

Contacts :

Gwenaël Abril, chercheur CNRS, Laboratoire de Biologie des Organismes et des Écosystèmes Aquatiques, UMR 8067, Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris. gwenael.abril@mnhn.fr

Vincent Vantrepotte, chercheur CNRS, Laboratoire d’Océanologie et de Géosciences, UMR 8187, Université de Lille, Université du Littoral Côte d’Opale, Wimereux. vincent.vantrepotte@univ-littoral.fr

Quelques références récentes sur le sujet

Abril G., Cotovicz Jr L.C, Nepomuceno A.M., Erbas T., Costa S., Ramos V.V., Moser G., Fernandes A., Negri E., Knoppers B.A., Brandini N., Machado W., Bernardes M., Vantrepotte V. (2022) Spreading eutrophication and changing CO2 fluxes in the tropical coastal ocean: a few lessons from Rio de Janeiro. Arquivos de Ciências do Mar, 55: 461-476, https://doi.org/10.32360/acmar.v55iEspecial.78518

Barroso G.C., Abril G., Machado W., Abuchacra R., Peixoto R.B., Bernardes M.C., Marques G.S., Sanders C, Oliveira G.B., Oliveira Filho S.R., and Marotta H. (2022) Linking greenhouse gases to eutrophication: carbon dioxide and methane emissions from exposed mangrove soils along an urban gradient. Science of the Total Environment 850, https://doi.org/10.1016/j.scitotenv.2022.157988.

Chynel M., Rockomanovic S., Abril G., Barroso G., Marotta H., Machado W., Sanders C.J., Thiney N. and Meziane T. (2022) Contrasting organic matter composition in pristine and eutrophicated mangroves revealed by fatty acids and stable isotopes (Rio de Janeiro, Brazil). Estuarine Coastal and Shelf Science. https://doi.org/10.1016/j.ecss.2022.108061.

Cotovicz Jr. L.C., Knoppers B.A., Régis C.R., Tremmel D., Costa-Santos S. and Abril G. (2021) Eutrophication overcoming carbonate precipitation in a tropical hypersaline coastal lagoon acting as a CO2 sink (Araruama Lagoon, SE Brazil). Biogeochemistry 156, 231–254 https://doi.org/10.1007/s10533-021-00842-3.

Erbas T., Marques Jr A. N., and Abril G. (2021) A CO2 sink in a tropical coastal lagoon impacted by cultural eutrophication and upwelling. Estuarine Coastal and Shelf Science. https://doi.org/10.1016/j.ecss.2021.107633.

 

 

 


La violence contre les femmes sourdes au Brésil

La violence contre les femmes sourdes au Brésil

Un texte et projet de recherche de Danielle Vanessa Costa Sousa , chercheuse postdoctorale (Université fédérale de Santa Catarina, Brésil) et de Dr. Daniel do Nascimento e Silva (Université fédérale de Santa Catarina, Brésil).

 

Cette recherche postdoctorale a pour but de comprendre les dimensions communicatives et sociales de la violence contre les femmes sourdes au Brésil. Elle se déroule en deux étapes : la première, de nature quantitative, consiste à vérifier les chiffres concernant les plaintes déposées par les femmes sourdes auprès des commissariats de police dédiés à la protection des femmes dans les 26 États brésiliens et le District Fédéral et aussi à préciser si des commissariats disposent de services de traduction et d’interprétation en langues des signes. La deuxième étape, de nature qualitative, présuppose des entretiens semi-structurés avec des femmes sourdes qui portent plainte, et aussi avec celles victimes de violence, mais qui ne portent pas plainte, ainsi qu’avec des professionnels qui s’occupent de ces femmes et également des chargés de gestion. En plus, d’autres ressources de la méthode d’observation participante, comme les cercles de dialogue, seront également mises en oeuvre.

Cette recherche est le fruit des réflexions qui se sont dégagées des études doctorales de Mme Sousa : une étude ethnographique axée sur l’interaction dans le cadre de l’enseignement de la langue des signes brésilienne (Libras, l’abréviation en portugais) à des enfants entendants par une enseignante sourde au sein d’une école publique située dans une ville de la région sud du Brésil. Au cours de cette recherche, quelques enfants ont profité de la surdité de l’enseignante pour faire du bullying, c’est-à-dire, pour faire du harcèlement, pour intimider, proférer des jurons et faire des remarques méchantes à son égard.

Il convient de souligner que l’histoire de vie de cette enseignante a été marquée par des expériences du harcèlement scolaire de la part de ses collègues entendants au sein de l’école inclusive dans laquelle elle étudiait. Selon l’enseignante, au-delà des harcèlements scolaires, sa vie a été marquée par des situations d’humiliation et d’exclusion par ses collègues et ses enseignants entendants. Toutes ces situations ont poussé Mme Sousa à se mettre en quête de la situation réelle de vulnérabilité des femmes sourdes au Brésil, aussi bien dans le contexte scolaire qu’en dehors.
Dans ce but, on est en train de conduire une première enquête auprès des secrétariats de la sécurité publique des États brésiliens et du District fédéral, et, si jamais nécessaire, auprès des commissariats de police dédiés à la protection des femmes, afin d’obtenir les données statistiques relatives à des plaintes des femmes sourdes et des informations sur les services de traduction et d’interprétation des langues des signes disponibles au niveau des commissariats.

Selon les premiers résultats de la recherche, la plupart des États brésiliens ne disposent pas de relevés des plaintes liées à la violence contre des femmes sourdes ni de services d’interprétation en langue des signes brésilienne (Libras). Après avoir terminé la collecte des données, on envisage de conduire une étude qualitative autour de celles-ci. L’étude qualitative suivra les principes majeurs de la recherche ethnographique, par le biais de l’observation participante de commissariats dédiés à la protection des femmes, les entretiens avec des femmes sourdes qui ont été victimes de la violence de genre et avec des individus qui réalisent et/ou prennent en charge les soins des femmes.

Les données obtenues aideront à la production d’un matériel bilingue (portugais-Libras) qui fournira des informations sur la prise en charge des femmes sourdes au sein des commissariats de police et des institutions publiques qui travaillent contre la violence de genre, étant donné que ces femmes sont des victimes potentielles parce qu’elles font partie d’un groupe vulnérable en raison du manque d’accès à la communication en Libras dans plusieurs institutions publiques au Brésil.


Science ouverte : Réunion internationale France – Amérique du Sud

Cet événement s’inscrit dans le cadre de la semaine de coopération scientifique franco-uspienne.

Une première édition du Colloque « Science ouverte – Rencontre internationale France-Amérique du Sud » a eu lieu à Buenos Aires, en décembre 2021, avec le soutien de l’Ambassade de France en Argentine et au Brésil, du Centre franco-argentin de hautes études en sciences sociales de l’Université de Buenos Aires et du CNRS. CONICET était chargé de l’organisation. À cette occasion, quatre tables rondes ont été proposées :

1. Le développement de la science ouverte : une question politique, un défi scientifique ?

2. Les transformations de l’édition scientifique : des modèles de revues à réinventer ?

3. La mise en œuvre de la politique de science ouverte en Europe : le témoignage des organismes de recherche français ;

4. Témoignage d’expériences éditoriales : expériences croisées de revues en sciences humaines et sociales.

Dans la continuité de ces travaux, l’Ambassade de France au Chili et l’Institut français du Chili, la Délégation régionale française pour la coopération en Amérique du Sud et l’UNESCO se sont joints au comité d’organisation de la première rencontre pour proposer une nouvelle édition du Symposium, basée à l’Université de São Paulo (USP) les 22 et 23 septembre 2022.

L’édition actuelle prévoit trois conférences thématiques et trois panels : 1. humanités numériques ; 2. évaluation des chercheurs ; 3. science citoyenne et dialogue sur la connaissance comme bien commun.

Les objectifs poursuivis lors de cette rencontre sont : l’échange d’expériences entre les pays d’Amérique du Sud et la France sur le thème de la science ouverte ; l’encouragement de collaborations sur le thème de la science ouverte entre la France et l’Amérique du Sud ; et une réflexion sur les liens entre science et démocratie.

Participent aux tables rondes des intellectuels dont la carrière s’est distinguée par leur réflexion et leur action en faveur de la science ouverte, dans leurs différents domaines d’action, parmi lesquels Renato Janine Ribeiro, Ricardo Medeiros Pimenta, Sylvie Rousset, Laura Rovelli, Bianca Amaro et Cláudia Bauzer Medeiros. Pour plus d’informations, voir le programme ci-dessous.

Inscription :

Evénement public gratuit | avec inscription préalable (nombre limité de places, 150 au total).

Le public en personne doit porter un masque et présenter le carnet de vaccination Covid19.

Dispensé en français, portugais et espagnol, avec traduction simultanée : français/portugais et français/espagnol.

Evénement en personne et en ligne

Evénement diffusé sur : http://www.iea.usp.br/aovivo

Organisation :

Institut d’études avancées-USP et Consulat général de France à São Paulo

Voir le programme Cet événement s’inscrit dans le cadre de la semaine de coopération scientifique franco-uspienne.

Une première édition du Colloque « Science ouverte – Rencontre internationale France-Amérique du Sud » a eu lieu à Buenos Aires, en décembre 2021, avec le soutien de l’Ambassade de France en Argentine et au Brésil, du Centre franco-argentin de hautes études en sciences sociales de l’Université de Buenos Aires et du CNRS. CONICET était chargé de l’organisation. À cette occasion, quatre tables rondes ont été proposées :

1. Le développement de la science ouverte : une question politique, un défi scientifique ?

2. Les transformations de l’édition scientifique : des modèles de revues à réinventer ?

3. La mise en œuvre de la politique de science ouverte en Europe : le témoignage des organismes de recherche français ;

4. Témoignage d’expériences éditoriales : expériences croisées de revues en sciences humaines et sociales.

Dans la continuité de ces travaux, l’Ambassade de France au Chili et l’Institut français du Chili, la Délégation régionale française pour la coopération en Amérique du Sud et l’UNESCO se sont joints au comité d’organisation de la première rencontre pour proposer une nouvelle édition du Symposium, basée à l’Université de São Paulo (USP) les 22 et 23 septembre 2022.

L’édition actuelle prévoit trois conférences thématiques et trois panels : 1. humanités numériques ; 2. évaluation des chercheurs ; 3. science citoyenne et dialogue sur la connaissance comme bien commun.

Les objectifs poursuivis lors de cette rencontre sont : l’échange d’expériences entre les pays d’Amérique du Sud et la France sur le thème de la science ouverte ; l’encouragement de collaborations sur le thème de la science ouverte entre la France et l’Amérique du Sud ; et une réflexion sur les liens entre science et démocratie.

Participent aux tables rondes des intellectuels dont la carrière s’est distinguée par leur réflexion et leur action en faveur de la science ouverte, dans leurs différents domaines d’action, parmi lesquels Renato Janine Ribeiro, Ricardo Medeiros Pimenta, Sylvie Rousset, Laura Rovelli, Bianca Amaro et Cláudia Bauzer Medeiros. Pour plus d’informations, voir le programme ci-dessous.

Inscription :

Evénement public gratuit | avec inscription préalable (nombre limité de places, 150 au total).

Le public en personne doit porter un masque et présenter le carnet de vaccination Covid19.

Dispensé en français, portugais et espagnol, avec traduction simultanée : français/portugais et français/espagnol.

Evénement en personne et en ligne

Evénement diffusé sur : http://www.iea.usp.br/aovivo

Organisation :

Institut d’études avancées-USP et Consulat général de France à São Paulo

Voir le programme


Institut des Amériques (Colombie ) Formation : La paix ne connaît aucune trêve

Tous les vendredis du 26 août au 25 novembre 2022, de 9h à 12 heures (heure colombienne), 16h à 19h (heure française) en ligne et à l’Université Nationale de Colombie, sede Bogotá et Leticia.

Le pôle Bogotá de l’Institut des Amériques a le plaisir de soutenir une formation universitaire de 42 heures dédiée à l’étude du rapport récemment publié par la Commission colombienne de la vérité.

Ce cours vise à promouvoir une lecture attentive du rapport final de la Commission éclairant le conflit armé colombien et à encourager les réflexions critiques sur ses conclusions et recommandations.

Il est proposé aux étudiants et à toutes les personnes qui souhaiteraient s’informer sur le contenu et le contexte de ce rapport. Le cours se déroulera selon une modalité hybride (en présentiel depuis Bogotá et Leticia ; et en virtuel sur la chaîne Youtube du siège Amazonie de l’Université Nationale de Colombie).

Tout au long des 14 sessions de la formation, seront abordées diverses questions générales de contexte, de description du rapport et des outils multimédia mis à disposition par la CEV ainsi que d’approfondissement des volumes thématiques annexés.

Les séances auront lieu tous les vendredis de 9h à 12 heures (heure colombienne), soit de 16h à 19h (heure française) à partir du vendredi 26 août 2022 jusqu’au vendredi 25 novembre 2022.

Cette formation est le résultat d’un travail de collaboration entre diverses organisations impliquées dans la réflexion sur la paix dans une perspective historique et régionale. Le pôle Bogotá de l’Institut des Amériques s’est joint à cet effort collectif auprès notamment du Centro de Pensamiento « Pluralizar la paz » et de la Faculté des sciences humaines de l’Université nationale de Colombie.


Appel à projets CAPES-COFECUB 2022

Publication de l’appel à projets CAPES-COFECUB 2022

Le programme CAPES-COFECUB entre le Brésil et la France s’est développé depuis plus de 40 ans et a contribué avec succès aux échanges académiques, à la production scientifique et à la formation de jeunes chercheurs. Il est financé pour la Partie française par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) et le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche (MESR) et piloté par le Comité français d’Evaluation de la Coopération universitaire et scientifique avec le Brésil (COFECUB). Pour la Partie brésilienne, il est financé et administré par la CAPES (Coordination pour le perfectionnement du personnel de l’enseignement supérieur, agence qui dépend du Ministère de l’éducation).

L’objectif du programme est d’amorcer ou de développer la coopération scientifique et les relations entre les centres de recherche et les universités des deux pays, à travers le soutien à des projets communs de recherche d’excellence, impliquant la mobilité de chercheurs en accordant une priorité à la formation aux niveaux doctoral et post-doctoral.

Retrouvez l’appel à projets

Date limite de dépôt des dossiers de candidature : 26/07/2022


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