–  actualisé le 19/10/2020 –

Argentine

En Argentine, le président Alberto Fernandez a décrété l’isolement préventif, social et obligatoire depuis le vendredi 20 mars.

Après une phase de “ flexibilisation ” qui avait été initiée dans une grande partie du pays, le vendredi 9 octobre le président a annoncé la onzième prolongation de la quarantaine qui se poursuivra au moins jusqu’au 25 octobre suite à une augmentation du nombre de cas dans les dernières semaines. Cette quarantaine sera appliquée dans 18 provinces du pays (sur 24 au total).

En Argentine il faut distinguer deux régimes :

  • Celui de l’Aislamiento Social (correspondant à la quarantaine pour la majeure partie du pays)  défini comme suit : « Afin de protéger la santé publique contre la propagation du nouveau coronavirus, il a été stipulé que toutes les personnes vivant, ou résidant temporairement, dans les juridictions où cette réglementation est en vigueur doivent rester dans leur domicile habituel, avec seulement un déplacement minimal et indispensable pour faire des provisions de produits de nettoyage, de médicaments et de nourriture. » (Source gouv Argentine)
  • Celui du Distanciamento Social (correspondant à la distanciation sociales pour les 6 provinces non-concernées par la quarantaine) défini comme suit : « L’objectif de la « distanciation sociale, préventive et obligatoire » sera le rétablissement du plus haut degré possible de normalité en termes de fonctionnement économique et social, mais avec toute l’attention et les garanties nécessaires, et en maintenant une surveillance constante de l’évolution épidémiologique pour garantir un contrôle efficace de la situation » (Source gouv Argentine)

Les provinces en quarantaine jusqu’au 25 octobre sont : Chaco, Chubut, Buenos Aires, Río Negro, Neuquén, Jujuy, Salta, Tucumán, Córdoba, La Rioja, Mendoza, Santa Cruz, Tierra del Fuego, Santiago del Estero, Santa Fe, San Juan y San Luis et la ville de Buenos Aires.

Depuis le 17 mars 2020, l’Argentine avait arrêté les liaisons aériennes avec les pays les plus touchés par le virus et depuis le 26 mars toutes les frontières argentines étaient fermées. Depuis le 1er septembre, des vols internationaux exceptionnels ont repris entre l’Argentine et certaines villes (Rio de Janeiro, Santiago, Madrid, etc…), en laissant la responsabilité au voyageur de savoir s’il pourra entrer dans le pays concerné.

Depuis le lundi 19 octobre, les compagnies aériennes étrangères qui souhaitent opérer régulièrement peuvent le faire, tout en respectant certaines conditions et uniquement pour transporter des Argentins. “C’est pour les Argentins qui veulent retourner au pays. Il était important que nous puissions à nouveau avoir des fréquences régulières”, a affirmé le Ministre des transports, Mario Meoni.

L’Argentine compte 989 680 cas enregistrés de coronavirus et 26 267 morts.

Bolivie

Après avoir émis des recommandations de « quarantaine » le samedi 21 mars 2020, le gouvernement bolivien avait décrété l’état d’urgence sanitaire le mercredi 25 mars interdisant la circulation des véhicules en instaurant un confinement pour empêcher la propagation de Covid-19, dont la transmission continue d’augmenter dans certaines régions.

Après plusieurs phases de quarantaine plus ou moins strictes, le gouvernement a déclaré le lundi 27 juillet l’état de « calamité publique » qui permet de disposer de davantage de ressources pour faire face à la pandémie, à travers un crédit de la Banque centrale. En parallèle la quarantaine a pris fin le 31 août.

Depuis le mardi 1er septembre, le gouvernement a assoupli la quarantaine nationale sur le Covid-19, mais maintient les frontières fermées avec des exceptions. Depuis cette même date la loi autorise le développement d’activités industrielles, commerciales, agricoles, de construction et minières, et étend la circulation quotidienne des personnes et des véhicules de 05h00 à 20h00 heures, soit trois heures de plus que pendant la quarantaine.

La crise sanitaire s’accompagne de la crise politique concernant la date des prochaines élections présidentielles dans le pays. Initialement prévues le 3 août 2020, les élections ont été reportées au 6 septembre puis au 18 octobre par le Tribunal Suprême Electoral (TSE) en raison de l’augmentation des cas de coronavirus dans le pays.

Le coronavirus touche une Bolivie profondément divisée entre l’actuel parti de droite au pouvoir et le MAS, le parti de l’ancien président déchu Evo Morales.

Le 1er octobre, le gouvernement a adopté un décret qui assouplit les mesures de confinement. La circulation des piétons est plus souple et les horaires de fonctionnement du transport public sont élargies. Cependant le pouvoir exécutif a indiqué qu’il laissait aux régions le choix d’ajuster le décret selon la situation sanitaire de la région.  Les frontières et l’espace aérien restent fermés.

Luis Arce, le candidat de la gauche et dauphin de l’ancien chef de l’État Evo Morales, a remporté dimanche la présidentielle dès le premier tour avec plus de 52 % des voix, selon plusieurs sondages de sortie des urnes.

Actuellement, le pays compte 139 710 cas confirmés et 8 463 morts.

Brésil

Le Brésil est le seul pays de la zone dont le gouvernement n’a pas de positionnement clair. À noter qu’en plus de la crise sanitaire et économique, le Brésil doit également faire face à une crise politique liée aux agissements et déclarations de son président Jair Bolsonaro (limogeage du ministre de la santé le 16 avril, démission du ministre de la justice le 24 avril, démission du nouveau ministre de la santé le 15 mai, 1 mois après sa prise de fonction).

Les mesures pour contrer le coronavirus sont principalement prises par les municipalités et les gouvernements d’États qui ont pris des mesures assez tôt (17 mars pour l’État de São Paulo et Rio de Janeiro par exemple) de distanciations sociales, réduction des transports, fermetures des commerces non-essentiels etc… Aujourd’hui les États et les municipalités flexibilisent de plus en plus leurs mesures.

Le président Jair Bolsonaro, s’est à plusieurs reprises exprimé contre confinement afin de “maintenir l’économie”. Le 16 avril il a limogé son ministre de la santé Luiz Henrique Mandetta après que celui-ci ait pris, à plusieurs reprises, position contre son président (il était en faveur du confinement et émettait des réserves quant à l’utilisation de la chloroquine pour soigner les patients du Covid-19). Le nouveau ministre Nelson Teich, qui avait pris ses fonctions le 16 avril, a également démissionné le 15 mai 2020 suite à ses divergences avec le président. Le général Eduardo Pazuello est devenu le ministre de la santé par intérim, il se dit lui-même “laïc” concernant les questions de santé.

À noter que depuis le vendredi 5 juin, un nouveau format de comptage a été adopté et le ministère a modifié la manière dont les indicateurs sont diffusés, ne présentant plus certaines données consolidées.

Le bulletin quotidien du ministère https://covid.saude.gov.br/ est maintenant publié vers 22 heures. Initialement cette divulgation avait lieu à 17 heures, puis à 19 heures. Ce décalage ne permet notamment plus de diffuser les informations dans les journaux télévisés brésiliens du soir.

Un consortium entre les principaux services de presse brésiliens : G1, O Globo, Extra, O Estado de S.Paulo, Folha de S.Paulo e UOL a été mis en place pour récupérer les chiffres de contamination et décès liés au Covid-19 et informer la population. Ces chiffres sont légèrement supérieurs à ceux annoncés par le ministère.

Le Brésil a rouvert mercredi 29 juillet ses frontières aux étrangers arrivant par voie aérienne, selon un décret publié au Journal officiel, une mesure qui vise à relancer l’industrie touristique brésilienne dévastée par la pandémie de coronavirus.

Deux vaccins covid-19 sont actuellement testés au Brésil : celui de l’université d’Oxford, au Royaume-Uni, développé en partenariat avec le laboratoire pharmaceutique AstraZeneca ; et CoronaVac, un travail conjoint de la société chinoise Sinovac Biotech et de l’Instituto Butantan, à São Paulo.

Le dimanche 6 septembre, le taux de contagion de coronavirus au Brésil a de nouveau augmenté, selon le MRC de l’Imperial College qui suit la pandémie. La semaine précédente, le taux de contagion était de 0,94, mais l’indicateur (Rt) est passé à 1 la semaine dernière. Cela signifie essentiellement que la vitesse de transmission reste constante, ce qui rend encore plus difficile le contrôle de l’épidémie.

Le gouvernement du Paraguay a approuvé le mardi 22 septembre le protocole sanitaire pour la réouverture partielle de la frontière terrestre avec le Brésil.

La moyenne mobile des décès au Brésil au cours des 7 derniers jours est de 590, soit une variation de -14% par rapport aux données enregistrées sur les 14 derniers jours. C’est la première fois depuis le 10 mai que le pays passe en dessous des 600 décès par jour pour cette moyenne. Un État présente un nombre de mort en hausse : le Piauí, 11 États sont stables et 15 sont en baisse.

Le Brésil a recensé 30.914 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus au cours des vingt-quatre dernières heures, a indiqué vendredi 16 octobre, Eduardo Pazuello, le ministère de la Santé. Par ailleurs, le pays a franchi le cap des 150 000 morts.

Le pays compte actuellement 5 224 362 cas confirmés et 153 675 morts. Il est donc le 2ème pays en termes de nombre de morts et le 3ème  pays en termes de cas confirmés (après les États-Unis et l’Inde).

Chili

Le 18 mars, le Chili a fermé ses frontières et mis en place un couvre-feu nocturne dans l’ensemble du pays, de 23h00 à 05h00 du matin, dans le cadre d’une mise en place d’une « quarantaine progressive ». Il n’existe pas à ce jour de quarantaine nationale mais certaines zones du pays ont pris des mesures locales de confinement et de restriction des déplacements.

Depuis le 2 septembre, les personnes âgées de plus de 75 ans sont soumises aux mêmes restrictions de déplacement que les autres catégories d’âge, selon le degré de confinement de la commune dans laquelle elles résident. L’état d’exception a été prolongé jusqu’au 15 décembre 2020.

Le ministre de la Santé Jaime Mañalich a démissionné le samedi 13 juin, en plein milieu de la pandémie qui frappe son pays, suite aux critiques concernant sa gestion de la crise (notamment l’échec de la “quarantaine dynamique”) et à la controverse concernant les chiffres officiels du coronavirus. Le nouveau ministre est Enrique Paris, chirurgien et ancien président de l’Ordre des médecins.

Le président chilien Sebastian Piñera, qui doit faire face à des contestations sociales en plus de la crise sanitaire depuis plusieurs mois, a annoncé un plan d’aide de 1,5 milliard de dollars US pour la classe moyenne, fortement touchée par la crise économique résultant de la pandémie de coronavirus.

Des mesures locales de confinement et de restriction des déplacements ont été adoptées (liste des mesures et des zones concernées) : leur degré peut varier selon la situation de la commune et son classement dans le cadre des étapes du plan « Paso a paso » [Pas à pas], adopté le 19 juillet par le gouvernement chilien.

La situation de chaque commune et le degré de confinement ou de déconfinement correspondant à chaque étape sont indiqués sur le site https://www.gob.cl/coronavirus/pasoapaso/. La situation sanitaire de chaque commune fait l’objet d’un examen en temps réel et son classement est susceptible d’évoluer. Les villes actuellement en confinement sont : Arica, Chiguayante, Concepción, Coronel, Hualpén, Hualqui, Longaví (et sa zone urbaine), Lota, Molina, Penco, Porvenir, Puerto Montt, Puerto Natales, Punta Arenas, San Clemente, San Pedro de la Paz, Talcahuano, Tomé, Vallenar, Valparaiso, Viña del Mar, Curanilahue, Los Álamos, Lebu, Licantén, Maullín (et sa zone urbaine), Pichidegua, Ercilla, Lonquimay, Teodoro Schmidt, Coyhaique, Villarrica, Coihueco, Osorno, Frutillar, San Juan de la Costa, Río Negro, Loncoche, Carahue, Puerto Saavedra, Fresia et Los Muermos.

Les autorités chiliennes ont par ailleurs rendu obligatoire le port du masque dans les lieux publics de la région de Santiago depuis plusieurs mois.

Le Chili a annoncé le mardi 22 septembre qu’il avait signé de nouveaux accords pour recevoir des millions de doses de vaccin contre les coronavirus une fois qu’il sera approuvé.
Le gouvernement chilien a annoncé le 1er octobre que Renca, la seule commune de Santiago qui était encore confinée, est passée à la phase de transition.

Le lundi 19 octobre, le ministère de la santé a annoncé, dans un communiqué officiel, une série de modifications concernant les mesures de prévention de la COVID-19 dans le pays. Dorénavant, toute personne souhaitant se rendre sur le territoire chilien sera exempté de quarantaine, si elle a réalisé un test PCR qui s’est révélé négatif et datant de moins de 72 heures.
Les théâtres et cinémas sont de nouveaux ouverts, mais l’accueil du public est limité à 50% de leur capacité. La consommation de boissons et de nourriture est interdite.

Aujourd’hui, le Chili fait état de 493 305cas confirmés et 13 635 morts.

Colombie

Le gouvernement colombien a déclaré un confinement national le 24 mars minuit réagissant ainsi très tôt face à la crise du coronavirus. Dans son discours du 26 avril le président a déclaré que le déconfinement serait un « processus graduel », il a signalé que les gouverneurs et les maires doivent continuer à prendre des mesures pour limiter la propagation du virus. Le ministre de l’économie a déclaré : « le principal est de protéger les vies, mais nous devons, main dans la main, relancer progressivement l’économie […], les maires seront la clé de ce déconfinement graduel ».

La quarantaine nationale a pris fin dans le pays le lundi 31 août 2020. Cela signifie que la quasi-totalité des citoyens et des entreprises peuvent reprendre leurs activités – sous réserve des limites et des mesures de protection indiquées par les autorités de chaque ville et municipalité – et que seule une petite partie de la population est dorénavant soumis à des restrictions.

Le gouvernement a limité seulement trois types d’activités : 1) les événements de nature publique ou privée impliquant des regroupements importants, 2) la réouverture des bars, discothèques et salles de danse et 3) la consommation de boissons alcoolisées dans les espaces publics et les établissements commerciaux, bien que leur vente ne soit pas interdite.

Depuis le 1er septembre le pays est entré dans la phase d’ ”isolement sélectif et responsabilité individuelle” qui vient d’être prolongée jusqu’au 1er novembre minimum. Cette nouvelle phase a été décrite par le président Ivan Duque comme “plus régis par des interdictions, mais par des restrictions spécifiques où nous continuerons à progresser dans l’ouverture des secteurs avec les protocoles qui ont été établis par le ministère de la santé”.

Comme lors des étapes antérieures, les maires sont chargés, avec les ministères de la santé et de l’intérieur, de réglementer le retour des activités économiques qui étaient suspendues jusqu’à cette date et une grande responsabilité est donné à chaque citoyen pour limiter au maximum la propagation du virus.

Le gouvernement national continuera à soutenir les petites, moyennes et grandes entreprises en maintenant les garanties à 80 % et 90 % qui sont traitées par le Fonds national de garantie, qui dépasse déjà les 6 milliards de pesos.

Le 1er octobre, le gouvernement national a entamé la deuxième phase de réactivation de l’opération internationale pour les vols commerciaux, qui comprendra le fonctionnement des aéroports suivants : l’aéroport Ernesto Cortissoz à Barranquilla, l’aéroport El Edén en Arménie, l’aéroport Palonegro à Bucaramanga et l’aéroport Matecaña à Pereira. Les aéroports de Bogota, Cali, Rio Negro et Cartagena sont réouverts depuis le 21 septembre 2020.

Les autorités colombiennes ont décidé de prolonger la fermeture des frontières terrestres et maritimes jusqu’au 1er novembre.

En raison de l’augmentation soutenue du taux d’occupation des lits de soins intensifs, qui dépasse les 80 % de disponibilité, la mairie de Rionegro (dans le département d’Antioquia) a déclaré une alerte rouge pour l’hôpital. La totalité du département pourrait passer en “alerte rouge hospitalière” dans les heures qui viennent.

Actuellement, le pays compte 959 572 cas confirmés et 28 970 morts.

Équateur

Le 16 mars 2020 a été déclaré l’état d’alerte sur tout le territoire national équatorien. Le décret 1017 du 17 mars 2020 limite le droit à la libre circulation, avec un certain nombre d’exceptions. Après avoir été prolongé à plusieurs reprises par le président Lenín Moreno, l’état d’urgence a pris fin le 13 septembre 2020.  Le gouvernement fait appel à la “ responsabilité citoyenne” pour lutter contre la covid 19 et délègue aux autorités locales et régionales le choix d’appliquer des restrictions.

Un Comité des Opérations d’Urgence national (COE), dirigé par le vice-président de la République, a été mis en place. Il assure la liaison avec les coordinations territoriales (comités locaux ou provinciaux). Avec la fin de l’état d’urgence, le COE a ordonné aux autorités des différentes régions de « promouvoir les normes de prévention et de contrôle pour contenir la propagation massive de COVID-19 en Equateur », selon des informations officielles. Les décisions seront dorénavant prises à l’échelle des régions.

Depuis le 4 mai, le gouvernement parle de « nouvelle normalité » (mesure permettant de relancer le secteur économique), la situation est dorénavant évaluée par les gouvernements de chaque canton pour étudier la mise en place de mesures sanitaires appropriées à chaque région. Trois types de zones sont définies pour chacun des 221 cantons :

  • Zone Verte : reprise du travail avec un maximum de 70 % de personnel à la fois ; la circulation des véhicules est définie par des plaques à numéros pairs ou impairs.
  • Zone Jaune : Priorité donnée au télétravail, maximum 50 % du personnel en présentiel. Les entreprises peuvent reprendre leur activité selon des conditions strictes. Couvre-feu entre 23 heures et 5 heures du matin.
  • Zone Rouge : Les activités commerciales sont autorisées avec 30 % de la capacité. Le travail présentiel reprend dans les secteurs public et privé avec 30 % du personnel au maximum. Circulation interdite en weekend et autorisée deux jours par semaine en fonction de la plaque minéralogique de la voiture. Couvre-feu entre 18h et 5 heures du matin.

La majorité du pays est dorénavant en zone jaune (206 cantons sur 221) y compris les provinces de Guayas (Guayaquil) ou de Pichincha (Quito). 2 cantons restent néanmoins en zone rouge et 13 sont actuellement en zone verte. Dans la plupart des cas, les autorités locales ont prévu de poursuivre certaines restrictions afin de limiter la propagation du virus.

À l’échelle nationale :

  •  Les frontières terrestres internationales sont maintenues fermées.
  • Les cours des différents niveaux d’enseignement sont toujours suspendus.
  • L’ouverture et le fonctionnement des bars, discothèques, karaokés, billards, centres de divertissement pour enfants, et toute activité qui ne garantit pas la distance sociale sont interdits.
  • Les activités physiques dans les lieux fermés sont limitées, à l’exception des pilotes agréés par le COU des cantons qui sont dans le vert. Dans les lieux ouverts, les activités individuelles sont toujours autorisées, conformément aux directives émises par le COU national.
  • Les représentations publiques dans des espaces ouverts et fermés, ainsi que les foules, sont interdites.

Depuis la fin de l’État d’urgence, annoncé le 13 septembre par le président Lenín Moreno, l’Equateur a levé la majorité des restrictions.
Le 9 octobre, à l’occasion de la fête coloniale de la fête de l’indépendance dans la ville portuaire de Guayaquil, l’Association des municipalités de l’Équateur (AME) a suspendu les restrictions à la circulation des véhicules afin de soutenir la relance économique et touristique du pays.

La ministre du tourisme, Rosi Prado, a souligné, lors d’une conférence de presse virtuelle, l’opportunité que représente pour le secteur la suspension des mesures de restriction du trafic, tout en appelant à la « coresponsabilité » de la population.

À ce jour, le pays fait état de 153 289 cas confirmés et 12 387 morts. Toutefois, les statistiques officielles ne tiennent pas compte des personnes qui meurent sans avoir été testées (nombreuses dans le pays).

Paraguay

Depuis le 10 mars 2020, sont instaurées la fermeture des écoles et des universités ainsi que l’interdiction de rassemblements à caractère sportif, culturel, religieux ou politique, qu’ils soient privés ou publics.

Le pays est actuellement dans la phase 4 de la “quarantaine intelligente” jusqu’au 20 septembre 2020. Le pays a limité la crise du coronavirus en adoptant très tôt des mesures. La quarantaine a été imposée 3 jours après la détection du premier cas de coronavirus.

Le déconfinement dans le pays se fait selon différentes phases :

  • Les départements de Asunción, Caaguazú, Central, Concepción et Alto Parana sont en « quarantaine sociale » (phase 3 mais avec des restrictions plus fermes : couvre feu de 20 heures à 5 heures, etc…).
  • Le département de Boquerón et Carmelo Peralta (Alto Paraguay) sont maintenues en phase 3.
  • Le reste du pays est en phase 4.

Avec le passage à la phase 4 de la « quarantaine intelligente », le secteur hôtelier est réactivé « avec un contrôle et un protocole stricts », les rassemblements religieux peuvent reprendre avec 50 personnes maximum. Les activités culturelles sont également autorisées « avec des mesures protocolaires strictes pour pouvoir assister à certains événements » et les activités sportives avec un noyau constant de quatre personnes. Dans le cas des réunions familiales, le nombre maximum de participants est fixé à 10 personnes, avec la recommandation qu’elles soient issues du noyau familial et que la présence d’étrangers soit limitée autant que possible.

Le Ministère paraguayen de la santé publique (MSP) a émis en début de mois une alerte épidémiologique en raison de l’augmentation des cas de coronavirus parmi son personnel de santé, tandis que le gouvernement a demandé une aide privée afin de faire face à une situation qui devient préoccupante.

Face à la faible augmentation du nombre de cas dans le pays, les différentes phases de la quarantaine ont été supprimées le 5 octobre. Désormais, le gouvernement appelle à “apprendre à vivre avec le virus”. A partir de novembre, les rassemblements de 100 personnes seront de nouveau autorisés et ceux de 150 personnes à partir du 9 décembre.

Le 16 octobre, le président de la République du Paraguay, Mario Abdo, a affirmé que le pays était sur la bonne voie et que les chiffres de la covid étaient “bons” en comparaison à d’autres pays de la région. Il a également incité les citoyens à ne pas baisser la garde concernant les mesures sanitaires contre le virus.

Une évaluation de la situation est prévue le 13 novembre.

Le Paraguay compte 54 729 cas de personnes contaminées et 1 188 morts.

Pérou

Le 16 mars 2020, le Pérou a déclaré l’état d’urgence qui a été prolongé jusqu’au 30 septembre par le président Martín Vizcarrai. La quarantaine totale, au niveau national, a pris fin le mardi 30 juin. Auparavant, le gouvernement avait publié un autre décret suprême qui étendait l’urgence sanitaire, mesure qui, contrairement à l’état d’urgence, n’affecte pas les libertés individuelles mais donne au gouvernement des facilités pour passer des contrats ou acheter les ressources nécessaires pour faire face à la pandémie. L’urgence sanitaire, qui allait prendre fin le 7 septembre, a été prolongée de 90 jours jusqu’au 7 décembre.

Un couvre-feu est toujours maintenu entre 23h00 à 04h00 tous les jours de la semaine.

Depuis juillet, les vols nationaux ont repris dans le pays.

Le président péruvien Martín Vizcarra a procédé le mercredi 15 juillet à une importante réforme ministérielle, en remplaçant plus de la moitié des ministres, alors que sa popularité est affectée par le fort impact économique de la pandémie. L’avocat Pedro Cateriano a été nommé premier ministre. Le ministre de la santé du pays, qui a été critiqué pour sa gestion de la pandémie, a également été licencié, étant remplacé par la chirurgienne Pilar Mazzetti qui a dirigé le « Commandement des opérations de Covid-19 », un comité de conseil d’experts qui aide le président à gérer la crise sanitaire.

À Lima, ville la plus touchée avec 60 % des cas, les hôpitaux sont surchargés. De longues files de personnes attendant de recevoir de l’oxygène pour soigner des membres de leur famille à leur domicile se crée un peu partout puisque les hôpitaux ne peuvent plus accueillir tous les patients.

Le Ministère de la santé (Minsa) va réaliser une étude nationale de séroprévalence afin de déterminer l’impact réel de la pandémie de COVID-19 au Pérou et de connaître le pourcentage réel de personnes infectées ayant développé des anticorps, a annoncé le vice-ministre de la santé publique, Luis Suárez, après avoir signalé que le protocole d’échantillonnage épidémiologique sera prêt début octobre.

Le président Martin Vizcarra a annoncé le mercredi 9 septembre l’approbation d’un décret d’urgence pour faciliter l’acquisition de vaccins contre le coronavirus (COVID-19).

Le président Martin Vizcarra a annoncé le vendredi 25 septembre, lors d’une conférence virtuelle au Palais du gouvernement, le début de la phase 4 du déconfinement qui comprend la fin de l’isolement social le dimanche et une réduction du couvre-feu (23h-04h contre 22h-04h avant)

La “quarantaine localisée” dans les provinces d’Abancay (dans la région d’Apurímac), de Huamanga (Ayacucho) et de Huánuco (Huánuco) a pris fin le 5 octobre. Il n’existe donc plus de “régime de quarantaine” dans le pays cependant une quarantaine sera maintenue les dimanches pour les régions de Cusco, Puno, Moquegua et Tacna et les trois provinces citées ci-dessus.

Les vols internationaux ont repris depuis le 5 octobre.
Des vols directs entre Lima et Paris sont programmés les 9, 16 et 23 octobre. Les billets sont en vente sur le site internet d’Air France. Un autre vol devrait avoir lieu le 30 octobre.

A ce stade, seuls existent entre Lima et Paris les vols « spéciaux » autorisés par le gouvernement péruvien, comme cela a été le cas depuis le début de l’état d’urgence.

Les autorités des stations balnéaires, dans le nord du pays, de Tumbes, Piura, Lambayeque et La Libertad ont pris toute une série de mesures pour limiter l’accès aux plages, tels que le contrôle de la capacité des plages, la désinfection, le nettoyage et une présence policière accrue afin de prévenir la propagation du nouveau coronavirus. Les plages de Lima ont également fait l’objet de mesures restrictives.

À ce jour, le Pérou compte 33 702 morts et 865 549 cas confirmés. C’est le deuxième pays le plus touché en Amérique du Sud (après le Brésil), et ce malgré des mesures strictes prises très tôt. En termes de nombre de morts par millions d’habitant le Pérou est le premier pays au monde (devant la Belgique).

Uruguay

Depuis le 20 mars 2020, les frontières uruguayennes sont fermées. Le 25 mars, l’Uruguay a débuté une phase de “quarantaine préventive” pour les personnes de plus de 65 ans. Les principales mesures prises par le gouvernement uruguayen concernent les personnes faisant partie du groupe à risque. Les écoles et commerces sont fermées depuis le 14 mars. Depuis le 25 mars, certaines écoles ont pu rouvrir notamment dans les campagnes.

Le gouvernement a mis en place un conseil d’experts dirigé par le bureau de la planification et du budget pour conseiller le pouvoir exécutif quant aux mesures á prendre. Comme la Corée du Sud, l’Uruguay a par ailleurs choisi de ne pas imposer de confinement obligatoire. Le gouvernement pratique le dépistage de masse et mise sur une incitation à l’isolation sociale, pour ne pas mettre le pays à l’arrêt. Les masques sont obligatoires dans les endroits regroupant du public.

L’Uruguay a été qualifié d’« Oasis du coronavirus » par plusieurs journaux sud-américains. Le nombre de personnes contaminées par le coronavirus est faible car l’Uruguay a pris plusieurs mesures importantes dès le début de la pandémie :

  •  Informer la population avec transparence de la dangerosité du virus ;
  • Réalisation de nombreux tests ;
  • Ne pas imposer de confinement obligatoire, laisser les citoyens décider de façon responsable ;
  • Ne pas réprimer les personnes ayant choisi de sortir dans les rues ;
  • Interdire les classes présentielles et les grands évènements ;
  • Fermer les frontières.

Comme le taux d’infection est resté faible et que le système de santé n’a jamais été compromis, le pays a déjà repris certaines activités comme le retour graduel des cours présentiels. Aujourd’hui le principal défi du pays semble de contrôler ses frontières, notamment avec le Brésil.

L’Uruguay est le seul pays d’Amérique du Sud sur la liste des pays « sûrs » de l’Union Européenne pour lesquels les ressortissants peuvent entrer dans l’espace Schengen sans restriction.

Le Ministre du tourisme de l’Uruguay, Germán Cardoso, a annoncé le 7 septembre que le gouvernement attendra la fin octobre pour prendre une décision sur l’ouverture des frontières afin de permettre l’entrée des touristes étrangers en provenance du Brésil et de l’Argentine.

Ce dimanche 27 septembre, l’Uruguay a organisé des élections départementales.

Le vendredi 2 octobre, le ministre de la santé uruguayen, Daniel Salinas, a annoncé que la situation sanitaire du pays était “sous contrôle”.

À ce jour, il y a eu 51 morts et 2 531 cas confirmés positifs au coronavirus dans le pays.

Venezuela

Les autorités vénézuéliennes ont annoncé la mise en place d’une « quarantaine sociale et collective” dans l’ensemble du territoire national, depuis le mardi 17 mars à 5h00. Cette mesure entraîne une limitation des déplacements au strict nécessaire, à savoir les achats alimentaires ou liés à des soins médicaux.

Initialement, le gouvernement avait mis en place un système 5-10 (5 jours de flexibilisation + 10 jours de confinement) qui fut abandonné après seulement une semaine de fonctionnement.

Début juin, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un autre système 7-7 qui consiste à accorder sept jours de flexibilisation (durant lesquels certains secteurs économiques peuvent reprendre), suivis de sept jours de quarantaine stricte.

Cette semaine, le pays entre dans une semaine de quarantaine stricte de 7 jours.

Le président Nicolas Maduro a déclaré le dimanche 13 septembre qu’aucun cours ne reprendra au Venezuela en présentiel en raison du covid-19, jusqu’à la fin de l’année. Il a proposé de combiner des cours transmis par la télévision vénézuélienne (VTV) avec des devoirs et des leçons données sur Internet, la radio et les réseaux sociaux pour terminer l’année scolaire 2019-2020.

La crise socio-économique rend difficile l’application du confinement dans un pays où quatre familles sur cinq n’ont pas l’accès au panier alimentaire de base, selon une étude universitaire.

Le Venezuela s’est engagé à “jouer les cobayes” en signant, début septembre, des accords de confidentialité pour tester les vaccins russes, chinois et cubains.

En fin de semaine le Venezuela a reçu une cargaison de vaccins russes contre le Covid-19. Selon le ministre vénézuélien de la santé, deux mille personnes participeront aux essais cliniques dans le pays et la vaccination commencera dans le courant du mois. Spoutnik V a été le premier vaccin approuvé dans le monde, mais d’autres pays sont encore sceptiques à l’égard du médicament russe.

Le président vénézuélien Nicolás Maduro a déclaré, ce dimanche 11 octobre, qu’un vaccin chinois arrivera dans le pays « dans les prochains jours » pour la phase 3 des essais, à laquelle participeront « des milliers de volontaires ».Le vaccin sera “accessible à toute la population” et “totalement gratuit” a assuré Maduro.

Le gouvernement vénézuélien et l’autorité aéronautique ont décidé de prolonger jusqu’au 12 novembre l’interdiction des vols commerciaux sur l’ensemble du territoire en raison de la pandémie.

À ce jour, le pays compte 86 636 contaminées et 731 morts. Les chiffres officiels sont cependant mis en doute par l’ONG Human Rights Watch et l’Université John Hopkins qui ont rendu un document expliquant que le président Nicolas Maduro n’était pas transparent concernant l’impact de la pandémie (tout comme la Corée du Nord et le Brésil).