actualisé le 26/07/2021

Note

Situation liée au Coronavirus en Amérique du Sud

Bureau CNRS Amérique du Sud

 

Argentine

Mars 2020

En Argentine, le président Alberto Fernandez a décrété l’isolement préventif, social et obligatoire depuis le vendredi 20 mars.

Après une phase de “flexibilisation” qui avait été initiée dans une grande partie du pays, le vendredi 6 novembre, le président a annoncé la treizième prolongation de la quarantaine qui se poursuivra au moins jusqu’au 29 novembre 2020, suite à une augmentation du nombre de cas dans les dernières semaines. Cette quarantaine est appliquée dans les départements de 10 provinces. Pour la première fois depuis mars, la zone métropolitaine de Buenos Aires sort du confinement total pour passer dans la phase de « distanciation sociale ».

En Argentine il faut distinguer deux régimes :

  •   Celui de l’Aislamiento Social (correspondant à la quarantaine pour la majeure partie du pays)  défini comme suit : « Afin de protéger la santé publique contre la propagation du nouveau coronavirus, il a été stipulé que toutes les personnes vivant, ou résidant temporairement, dans les juridictions où cette réglementation est en vigueur doivent rester dans leur domicile habituel, avec seulement un déplacement minimal et indispensable pour faire des provisions de produits de nettoyage, de médicaments et de nourriture. » (Source gouv Argentine)
  •   Celui du Distanciamento Social (correspondant à la distanciation sociales pour les 6 provinces non-concernées par la quarantaine) défini comme suit : « L’objectif de la « distanciation sociale, préventive et obligatoire » sera le rétablissement du plus haut degré possible de normalité en termes de fonctionnement économique et social, mais avec toute l’attention et les garanties nécessaires, et en maintenant une surveillance constante de l’évolution épidémiologique pour garantir un contrôle efficace de la situation » (Source gouv Argentine)

Octobre 2020

Les provinces en quarantaine (Aislamento Social) jusqu’au 29 novembre sont : Buenos Aires, Chubut, Neuquén, Río Negro, San Juan, San Luis, Santa Cruz, Santa Fe, Santiago del Estero y Tierra del Fuego.

Depuis le 17 mars 2020, l’Argentine avait arrêté les liaisons aériennes avec les pays les plus touchés par le virus et depuis le 26 mars toutes les frontières argentines étaient fermées. Depuis le 1er septembre, des vols internationaux exceptionnels ont repris entre l’Argentine et certaines villes (Rio de Janeiro, Santiago, Madrid, etc…), en laissant la responsabilité au voyageur de savoir s’il pourra entrer dans le pays concerné.

Novembre 2020

Depuis le 1er novembre l’Argentine a rouvert ses frontières aériennes après sept mois de fermeture en raison des mesures sanitaires prises pour lutter contre le covid-19. Les frontières sont ouvertes aux brésiliens, chiliens, boliviens, paraguayens et uruguayens. L’arrivée en Argentine se fera avec des mesures strictes : distanciation sociale, port du masque, mesure de température, et présentation d’un test Covid-19 négatif de moins de 72h.

Le chef de cabinet des ministres de la province de Buenos Aires, Carlos Bianco, a déclaré mercredi (28) que la province de Buenos Aires mettait en place « la logistique pour une campagne de vaccination de masse » contre le coronavirus. Le président argentin, Alberto Fernandez a déclaré que le vaccin russe devrait être disponible en décembre.

Le président Alberto Fernández a expliqué les détails du « plan de vaccination » contre le coronavirus que l’Argentine appliquera dans les semaines à venir, qui impliquera dans un premier temps ceux produits par les laboratoires Pfizer avec BioNTech et le Spoutnik, de Russie. L’objectif fixé par le président est qu’entre janvier et mars « entre 10 et 15 millions de personnes » soient vaccinées.

Janvier 2021

Suite à une forte augmentation du nombre de cas, l’Argentine décrète un couvre-feu entre 23h et 6h à partir du 8 janvier. Chaque district a une certaine autonomie dans l’application des mesures mais la majorité a déjà mis en place le couvre-feu.

À ce jour, l’Argentine a le plus grand nombre de personnes vaccinées en Amérique latine.

Le pays a volontairement vacciné plus de 107 000 personnes avec le vaccin russe Sputnik V.

L’augmentation massive des cas positifs de coronavirus en Argentine a conduit le gouvernement à élaborer un guide avec des « recommandations » ou des directives générales à suivre par les différentes juridictions.

Le gouvernement argentin a prolongé la fermeture des frontières aux touristes jusqu’au 28 février 2021.

Février 2021

Le dimanche 28 février, le pays a décidé de prolonger la durée de fermeture des frontières aériennes et terrestres avec le Brésil jusqu’au 12 mars 2021. Les autorités argentines estiment nécessaire de maintenir cette suspension ainsi que la diminution de moitié des vols entre les deux pays.

L’Argentine garde l’accès de son territoire interdit aux étrangers des pays limitrophes et du Royaume-Uni. Seuls les ressortissants argentins ou résidents en Argentine sont autorisés à entrer. Cette mesure vise à se prémunir d’une trop grande aggravation de la situation, en attendant d’en savoir plus sur le nouveau variant brésilien.

Mars 2021

A Formosa, après l’annonce du 4 mars du retour à la phase 1 de l’isolement social, préventif et obligatoire (ASPO) à Formose, des manifestants se sont réunis le 5 mars au siège du gouvernement pour contester la mesure prise par Gildo Insfrán. Le rassemblement a été durement réprimé par la police.

Dès 12 heures le 4 mars, tous les certificats de circulation ont expiré et seuls les travailleurs essentiels seront autorisés à circuler sur les voies publiques. Cette annonce fait suite à plusieurs plaintes contre le gouvernement provincial pour violation des droits de l’homme dans les centres d’isolement.

Au cri de « Nous voulons travailler », des centaines de personnes se sont rassemblées au siège du gouvernement. La revendication a donné lieu à une dure confrontation avec la police, qui a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc sur les manifestants. Quelques minutes plus tard, les réseaux sociaux ont pris le relai avec force messages sur l’état de la situation dans la capitale régionale.

Au 8 mars 2021, L’Argentine compte 1 546 699 doses de vaccins administrées, avec, 1 202 997 personnes ayant reçu la première doses (soit 2,65% de la population) et 343 701 personnes ayant reçu les 2 doses du vaccin (soit 0,76% e la population).

Le gouvernement argentin a prolongé jusqu’au 9 avril les mesures de prévention et de distanciation sociale obligatoires.

Un confinement comme celui de 2020 n’est pas envisagé pour la deuxième vague de contamination qui traverse le pays, bien que la courbe des cas dépistés reparte à la hausse. La solution envisagée pour l’instant prendrait plus la forme d’un couvre-feu pour maintenir l’activité économique et d’une intensification de la campagne de vaccination.

Le gouvernement argentin a annoncé la suspension des vols en provenance du Brésil, du Chili et du Mexique à partir du 27 mars.

Avril 2021

Le 8 avril, a été décrété un couvre-feu alors que les cas de covid-19 continuent d’augmenter. La restriction s’appliquera de minuit à 6 heures du matin et les bars et les restaurants devront fermer à 23 heures. Ces mesures s’appliquent dans 85 districts du pays, dont la ville de Buenos Aires et de nombreuses zones de la province de Buenos Aires. Ce sont 25 millions de personnes concernées par ces nouvelles mesures, qui coïncident avec le jour où le pays a atteint un nouveau record d’infections en un seul jour. Les activités sociales sont également suspendues et tous les rassemblements de plus de 20 personnes dans les espaces publics ouverts sont interdits. Les casinos, les salles de bingo, les discothèques ou toute salle de fête devront fermer leurs portes. Les sports de loisir ne peuvent pas non plus être pratiqués dans des espaces fermés de plus de 10 personnes.

Le 19 avril, la presse argentine indiquait qu’une nouvelle cargaison de 800 000 doses de vaccin Sputnik V était en route pour le pays dans un avion d’Aerolineas Argentinas. Avec cette arrivée, le nombre total de vaccins entrant dans le pays atteint les 8 932 600. Selon le Moniteur de Vaccination Publique, registre en ligne qui montre en temps réel l’avancée de la vaccination dans les provinces du pays, on compte au 19 avril 7.611.608 doses reçues, dont 6.334.554 inoculées : 5 534 225 personnes ont été vaccinées avec une dose et 800 329 avec deux.

Parmi les vaccins arrivés dans le pays, 4 460 000 sont des Sputnik V, 2 000 000 des Sinopharm et 1 660 000 des Astra Zeneca (arrivés d’Inde et par le biais du mécanisme Covax). Selon une analyse, il reste 469 000 adultes de plus de 70 ans à vacciner pour atteindre 85% d’immunité de ce groupe, et 1 860 000 pour atteindre 85% d’immunité chez les plus de 60 ans.

Le 20 avril, le fonds russe d’investissement direct (RDIF), qui représente le laboratoire Gamaleya et a mis au point le vaccin Sputnik V, a annoncé  que la production à grande échelle de Sputnik V en Argentine devrait commencer en juin 2021. Pour sa part, le laboratoire de Richmond, qui sera responsable de la production locale, a indiqué qu’il était en train de finaliser le développement des premiers lots de la formule en Argentine.

Le ministre de la Santé de la ville de Buenos Aires, Fernán Quirós, a confirmé qu’en raison de l’effondrement du secteur privé de la santé, le gouvernement de la ville a demandé au gouvernement national 50 respirateurs. Il a également indiqué que la situation de pandémie dans la ville était très difficile, avec une accélération très rapide de la courbe des contagions. Il a également souligné, concernant le niveau d’occupation des lits dans les unités de soins intensifs du secteur privé, que  la moyenne est de 82%. Selon le ministère de la Santé de la province de Buenos Aires, depuis le mois de mars 2021 qui correspond à la rentrée scolaire, le nombre d’infections a augmenté de 184%. Depuis la rentrée scolaire, le nombre d’enfants et d’adolescents infectés dans la ville de Buenos Aires a été multiplié par cinq.

Le 23 avril, le ministère de la Santé a enregistré 537 décès et 27 216 cas positifs en 24 heures. Selon les analyses, l’augmentation des cas au mois d’avril s’accompagne d’une augmentation de la mortalité. Pourtant, le ministre de la Santé de la ville de Buenos Aires, Fernán Quirós, a déclaré que sur durant sept jours (du 16 au 23 avril), la courbe des infections au coronavirus « a cessé de croître » et qu’ « elle est pratiquement stabilisée ».

Selon la presse, avec l’arrivée d’un million de vaccins Sinopharm le 24 et le 25 avril, l’Argentine serait proche des 10 millions de doses reçues. En outre, le vaccin argentin contre le coronavirus, qui est au stade du développement préclinique, portera le nom de la première médecin femme argentine et s’appellera ARVAC Cecilia Grierson.

En citant des sources officielles, le ministre de la Santé a annoncé que de nouvelles restrictions pourraient être annoncées entre le 28 et le 29 avril pour la ville de Buenos Aires et le Grand Buenos Aires, qui présentent le pourcentage le plus élevé de cas de coronavirus.

Le dimanche 25 avril, 384 000 doses de vaccin Sinopharm sont arrivées en Argentine dans le cadre du premier des trois vols de l’ « Opération Pékin », avec laquelle le gouvernement vise un million de doses.

Mai 2021 

Le président Alberto Fernández a annoncé aujourd’hui la prolongation des restrictions en vigueur jusqu’au 21 mai. Il a appelé les provinces à « renforcer les contrôles » et a déclaré qu’il soumettra au Congrès un projet de loi visant à établir les critères scientifiques pour définir les mesures.

Le 6 mai, la ministre de la Santé de la Nation, Carla Vizzotti, a annoncé que l’Argentine recevra le 21 mai, dans le cadre du mécanisme Covax, 861 600 doses du vaccin Astrazeneca.

Le 9 mai sont arrivées 500 000 doses de Spoutnik V en provenance de Russie, portant à plus de 12 millions de vaccins le nombre de doses disponibles en Argentine.  Selon les données officielles, la moyenne nationale de personnes vaccinées avec les deux doses est « très faible », soit 2,8% de la population. Le pays compte 12 provinces au-dessus de cette moyenne et 12 en dessous. Sur le podium de ceux qui ont reçu le plus de secondes doses se trouvent La Pampa (6,2%), la Terre de Feu (5,7%) et la capitale fédérale (5,7%). En bas du tableau, on trouve Santiago del Estero (1,4%), Formosa (1,8%) et Corrientes (1,9%).

Le 18 mai, Le président Alberto Fernández a exclu la possibilité de revenir à un confinement strict dans la zone métropolitaine de Buenos Aires (AMBA), estimant que les gens ne supporteraient pas cette mesure. Par ailleurs, il a été très critique envers le gouvernement de la ville de Buenos Aires qui envisage de suspendre les cours en présentiel face à la hausse des cas.

Selon les statistiques du site Our World in Data, en Argentine, 8 personnes vaccinées sur 10 n’ont pas reçu la deuxième dose. Le moniteur de la vaccination traduit cette proportion en chiffres absolus : selon les dernières données, le pays a atteint 10 millions de personnes ayant reçu la première dose le 17 mai et 1,95 million de personnes ont reçu la deuxième dose.

Au cours de la semaine du 17 au 21 mai, un premier lot de vaccins Oxford/AstraZeneca produits en partie en Argentine devrait être livré dans le pays. Le ministre de la Santé de la province de Buenos Aires, Daniel Gollán, a indiqué qu’au mois de septembre commencerait la vaccination des personnes âgées de 18 à 40 ans sans comorbidité.

Suite à une réunion qui s’est tenue le 18 mai entre le chef de cabinet, Santiago Cafiero, et ses homologues de la Province, Carlos Bianco, et de la Ville, Felipe Miguel, le journal La Nación rapporte que malgré « une préoccupation mutuelle sur la forte augmentation des cas ces dernières 24h (35 543 nouveaux cas)  [….] aucune mesure concrète n’a émergé de la réunion » et qu’il a été « convenu d’observer l’évolution des prochaines 48 heures pour coordonner de nouvelles mesures et augmenter les contrôles des restrictions déjà en place. ». Le 19 mai, le chef de cabinet, Santiago Cafiero, et la ministre de la Santé, Carla Vizzotti, se sont réunis avec des experts et épidémiologistes. Cette-dernière a déclaré à la radio que « les restrictions seront intensifiées », en demandant aux gouverneurs de mettre en œuvre « davantage de mesures et de contrôles ».

À la date du 20 mai, selon La Nación, le gouvernement de la capitale fédérale étudiait l’application de « mesures à fort impact » avec  un confinement quasi total pendant les week-ends et des contrôles accrus pour éviter les attroupements dans les espaces publics. Le président Alberto Fernández a tenu le jeudi 20 mai une nouvelle vidéoconférence avec une partie des gouverneurs pour discuter des nouvelles restrictions qui entreront en vigueur samedi 29 mai prochain, étant donné que le décret présidentiel qui a établi des restrictions pour les trois dernières semaines arrive à expiration. Le gouverneur de la province de Buenos Aires, Axel Kicillof, tiendra une réunion avec les maires des districts de Buenos Aires afin d’analyser la situation épidémiologique des 135 municipalités et de parier sur la continuité du schéma actuel des mesures de soins, en intensifiant les contrôles pour en assurer le respect.

Le mercredi 19 mai, le Sénat de la province de Buenos Aires a approuvé le projet de loi qui habilite le chef de cabinet, Carlos Bianco, et le ministre de la Santé, Daniel Gollán, à « entamer des négociations et à conclure des contrats – même en devises étrangères – après un rapport justifié de l’autorité sanitaire provinciale, nécessaires à l’acquisition de vaccins contre le Covid-19 ». Le projet avait déjà été adopté par la Chambre des Députés.

À travers un message transmis sur la chaîne nationale,  le président Alberto Fernández, a annoncé le 20 mai au soir l’entrée en vigueur d’un confinement strict pendant neuf jours dans les zones de plus grand risque épidémiologique, en réaffirmant le maintien des aides économiques et sociales prévues pour les secteurs les plus touchés par les restrictions.

Ces restrictions seront en vigueur à partir du samedi 22 mai à minuit jusqu’au dimanche 30 mai inclus. Après l’annonce présidentielle, les gouverneurs des provinces de Buenos Aires, Córdoba, San Juan, Catamarca, Entre Ríos, Santa Fe, Tierra del Fuego et La Rioja ont exprimé leur soutien au gouvernement sur les réseaux sociaux.

Le gouvernement national a décidé de rétablir le jour férié prévu le lundi 24 mai qui avait été supprimé. La ministre de la Sécurité, Sabina Frederic, a déclaré le 21 mai que « le tourisme était interdit » pendant le confinement, et a recommandé à la population de « rester chez elle et de ne pas voyager » pendant les prochaines vacances.

Bien que le gouvernement de la ville de Buenos Aires ait annoncé le 21 mai au soir son adhésion au décret présidentiel (qui stipule que seules les activités essentielles peuvent fonctionner), il a autorisé les commerces non essentiels à ouvrir. Par ailleurs, le maire Horacio Rodríguez Larreta a confirmé la suspension des cours en présentiel.

Le 21 mai, selon le ministère de la Santé, l’Argentine a comptabilisé 35 884 nouveaux cas au cours des dernières 24 heures, ce qui porte le nombre de cas à 3 447 044 depuis le début de la pandémie. En outre, il y a eu 435 décès et le pays cumule donc un total de 72 699 décès, se hissant à la 13ème place mondiale du nombre total de décès de covid-19.

Le 21 mai, le Sénat a approuvé puis envoyé à la Chambre des députés le projet de loi « urgence covid-19 » qui vise à donner un cadre réglementaire à l’application de restrictions pour faire face à la pandémie de coronavirus. L’initiative qui comportait plus de 30 modifications a été approuvée avec 38 voix en faveur de la coalition au pouvoir Frente de Todos et 26 contre de la coalition d’opposition Juntos por el Cambio. Ces derniers considèrent que « le projet implique une avance du pouvoir exécutif national sur les autonomies provinciales et de la ville de Buenos Aires ».

La directrice de cabinet du ministère de la Santé de la Nation, Sonia Tarragona, a évoqué, lors d’une conférence de presse, l’avancement de la campagne de vaccination contre le coronavirus en Argentine. Elle a confirmé que la vaccination de la population argentine en général sera activée après le mois de juin et a estimé qu’une partie importante de population aura reçu le vaccin pour le mois de septembre.

Juin 2021

La semaine du 7 au 13 juin, le décret présidentiel qui impose les restrictions liées à la deuxième vague de Covid-19 prendra fin.

Le 7 juin, les ministres de l’Intérieur et de la Santé se sont réunis virtuellement à 18h avec tous les gouverneurs pour analyser l’évolution de la situation sanitaire. Selon La Nación, l’administration d’Alberto Fernández « se prépare à renouveler, sans changement, les limitations actuelles de la circulation », excluant de « revenir à une fermeture totale ». Selon Tiempo Argentino, le gouvernement évalue les fermetures intermittentes et programmées. Par ailleurs, en raison de l’augmentation progressive des cas de coronavirus et de l’augmentation de l’occupation des lits de soins intensifs, qui atteint le 7 juin 81,8% du total, la province de Córdoba entame deux semaines de confinement strict en suspendant les cours en présentiel.

Concernant la campagne de vaccination, un vol de la compagnie Aerolineas Argentinas s’est rendu le lundi 7 juin à  Moscou afin d’apporter le premier lot du principe actif du vaccin Spoutnik V qui commencera à être produit en Argentine.

L’Argentine a finalement signé un accord avec le laboratoire CanSino Biologics pour l’acquisition de son vaccin contre le coronavirus. Parallèlement, le ministre de la Santé de la ville de Buenos Aires, Fernán Quirós, a informé que la ville négocie avec différents laboratoires pour acquérir des vaccins, la négociation la plus avancée étant celle avec la société sino-canadienne CanSino.

Le vendredi 11 juin, la ville de Buenos Aires a assoupli les restrictions imposées dans la juridiction. La circulation est désormais limitée de minuit à 6h du matin ;  les collèges et lycées ont rouvert leurs portes aujourd’hui ; les terrasses des restaurants et bars restent ouvertes jusqu’à 23h et les centres commerciaux ont également rouvert ce jour. Par ailleurs, le ministère de la culture de la ville de Buenos Aires a annoncé samedi qu’à partir du vendredi 18 juin, les spectacles et les activités culturelles en présentiel seront autorisés avec des capacités allant jusqu’à 30%.

Depuis le samedi 12 juin, des vols à destination de la Turquie et de certains pays du continent africain ont été suspendus et les vols vers l’Europe ont été réduits afin d’empêcher l’entrée de nouveaux variants. Par voie terrestre, les seuls passages frontaliers autorisés sont ceux de San Sebastian (Terre de Feu) et d’Integración Austral (Santa Cruz).

Les médias argentins ont annoncé le 14 juin l’arrivée de 934 200 doses du vaccin AstraZeneca, produites conjointement avec le Mexique.

Le laboratoire argentin Richmond a envoyé le mardi 15 juin en Russie le premier lot de vaccins Spoutnik V, dont la production a été achevée en Argentine, pour un contrôle de qualité. La durée totale du processus est estimée à environ 20 jours.

Un nouvel arrivage de deux millions de vaccins Sinopharm est prévu le week-end du 19 -20 juin et plus d’un million de vaccins Oxford/AstraZeneca arriveront des Etats-Unis le lundi 21 juin. Par ailleurs, lors de sa conférence de presse sur la situation épidémiologique dans la ville de Buenos Aires, le ministre de la Santé, Fernán Quirós, a indiqué qu’un arrivage de la deuxième dose du vaccin Spoutnik V était prévu pour le jeudi 24 juin pour « rassurer » la population qui « en est à son troisième mois d’inoculation avec la première dose ». En outre, il a déclaré que le gouvernement de Buenos Aires est en négociations avancées avec le laboratoire CanSino pour acquérir « 300 000 vaccins ». Enfin, à partir du 25 juin, les femmes enceintes de plus de 18 ans de la ville de Buenos Aires seront prioritaires pour recevoir le vaccin.

Le maire de ville de Buenos Aires, Horacio Rodriguez Larreta, a annoncé une série de nouveaux assouplissements. Selon les autorités de Buenos Aires, la tendance à la baisse des infections « s’est consolidée » et le nombre moyen de nouveaux cas est passé de 2 700 à 1 200, avec un taux d’infection de 0,90.  Les bars et les restaurants pourront servir à l’intérieur avec une capacité maximale de 30% et les cinémas pourront augmenter leur capacité maximale jusqu’à 50%. Il en sera de même pour les salles de fêtes et d’événements, qui pourront demander un permis d’exploitation à des fins gastronomiques.

En outre, les sports de plein air sont à nouveau autorisés sans limite de personnes et les gymnases peuvent ouvrir les salles avec une capacité maximale de 30%.

À partir du 5 juillet, tous les élèves du secondaire reprendront les cours en présentiel.

Par ailleurs, la circulation restera interdite entre minuit et 6 heures du matin.

Enfin, le ministre de la santé de Buenos Aires, Fernán Quirós, a déclaré ce matin qu’une nouvelle vague de coronavirus sera inévitable en précisant que « l’ampleur des dommages qu’elle causera, c’est-à-dire des maladies graves et mortelles, dépendra essentiellement de la manière dont nous mènerons la campagne (de vaccination) ».

Un nouvel envoi de 1 181 500 vaccins AstraZeneca est arrivé en Argentine et deux nouveaux vols en provenance de Russie qui apporteront les composantes 1 et 2 du Sputnik V sont prévus. En outre, il a été annoncé que le laboratoire argentin Richmond commencera à conditionner la deuxième dose de Spoutnik V.

Le président Alberto Fernandez a signé la prolongation du décret de nécessité et d’urgence (DNU) publié le 1er mai dernier, qui établissait quatre phases sanitaires : zones à faible risque épidémiologique, risque moyen, risque élevé et alarme.

Le gouvernement a décidé fin juin de réduire « drastiquement » le nombre d’entrées sur le territoire argentin, en imposant aux compagnies aériennes un quota de 600 passagers par jour au lieu de 2 000 actuellement. La Chambre des compagnies aériennes en Argentine (JURCA) et l’Association internationale du transport aérien (IATA) ont vivement critiqué cette décision en indiquant respectivement que plusieurs compagnies aériennes ont reçu des annulations de vols qui avaient été approuvés jusqu’à la fin du mois, certaines ont même été informées le jour du vol. L’IATA a demandé une réunion urgente avec le gouvernement argentin. Enfin, La Nación précise que le président argentin annulera son voyage en France.

Le 25 juin le ministre de la Santé Fernán Quirós a annoncé l’ouverture des inscriptions pour la vaccination des personnes âgées de 35 à 39 ans dans la ville de Buenos Aires.

500 000 premières doses et 350 000 deuxièmes doses du vaccin spoutnik V sont arrivées le 29 juin en Argentine. Un deuxième vol à destination de Moscou est prévu pour le jeudi 1er juillet et un troisième vol est programmé pour le week-end du 9 au 11 juillet. Par ailleurs, Carla Vizzotti, la ministre de la Santé, a annoncé la signature d’un nouveau contrat avec le laboratoire Sinopharm pour 24 millions de doses. Selon Página 12, il y aura trois livraisons de 8 millions de doses en juillet, août et septembre.

Le 29 juin, le président Alberto Fernandez a mené une cérémonie pour rendre hommage aux victimes de la pandémie aux côtés de gouverneurs, du maire de la ville de Buenos Aires, de représentants de différentes confessions et de travailleurs essentiels.

Le gouverneur de la province de Buenos Aires, Axel Kicillof, a annoncé le mardi 29 juin qu’à partir du 30 juin dans la province de Buenos Aires tous les groupes prioritaires pourront accéder à la vaccination.

Le 30 juin, la Commission permanente bicamérale de procédure législative a approuvé les décrets de nécessité et d’urgence (DNU) qui prolongent jusqu’à la fin de l’année l’urgence sanitaire et jusqu’au 9 juillet les restrictions de circulation, y compris la mesure qui limite l’arrivée des vols en provenance de l’étranger.

Préoccupé par l’impact du variant Delta, le gouvernement a convoqué le 29 juin le comité d’experts qui conseille le président Alberto Fernández. Par ailleurs, la Commission nationale d’immunisation (Conain) s’est réunie le 30 juin afin d’émettre des recommandations sur l’interchangeabilité et l’espacement des doses.

Juillet 2021

Le 1er juillet, Marcelo Figueiras, le président des Laboratoires Richmond, qui a commencé il y a quelques semaines la production du vaccin Sputnik V dans le pays sous la tutelle du laboratoire Gamaleya, a assuré qu’ « il y aura deux millions de vaccins de deuxième dose par mois à partir du mois d’août ». Página/12 explique le processus de distribution des vaccins en Argentine. Par ailleurs, selon des sources officielles, au cours du mois de juin en Argentine, 8 410 643 vaccins ont été appliqués, avec une moyenne quotidienne de 280 355 vaccinations.

Le chef de la Direction nationale des migrations, Florence Carignano, a annoncé que dans les prochains jours  le quota d’entrée des voyageurs sur le territoire par voie aérienne soit flexibilisé, si le régime des contrôles du respect des quarantaines par les voyageurs se renforce dans les provinces. A partir du 1er juillet et jusqu’au 31 août,  la province de Buenos Aires a établi que toute personne quittant le pays à partir du 1er juillet devra se soumettre à une quarantaine de sept jours. Il y aura quatre jours dans un hôtel de la province de Buenos Aires et trois jours à la maison. Toutefois, la province a précisé que l’isolement obligatoire dans les hôtels ne concernera que les personnes qui quitteront le pays à partir d’aujourd’hui et non celles qui sont déjà à l’étranger et qui rentreront dans le pays dans les jours ou les semaines à venir.

Le 2 juillet, l’Argentine a atteint  près de 27 millions de vaccins depuis le début du plan de vaccination, avec l’arrivée dans la matinée de plus de 1,1 million de premières doses du vaccin Spoutnik V.

Lors d’une interview télévisée, le chef du Cabinet des ministres de la Nation, Santiago Cafiero, a déclaré que le président Alberto Fernández « évalue » une « modification du cadre réglementaire » de la loi sur les vaccins par décret qui permettrait à l’Argentine de recevoir les vaccins des laboratoires Pfizer, Moderna et Johnson & Johnson donnés par les Etats-Unis.

Dans le cadre de la conférence de presse sur l’évolution du Covid-19 dans la capitale fédérale, le ministre de la Santé de la ville de Buenos Aires, Fernán Quirós, a confirmé le 2 juillet que son district mènera une étude sur la combinaison des vaccins contre le Covid-19  sur des groupes de volontaires composés de 100 à 150 personnes et a lancé un appel à ceux qui ont reçu la première dose de Spoutnik V depuis plus de 30 jours, qui ont plus de 21 ans et qui veulent participer et recevoir l’un des deux vaccins, celui d’AstraZeneca ou celui de Sinopharm.

LE 2 juillet, le maire de la ville de Buenos Aires, Horacio Rodríguez Larreta, a annoncé le retour des cours en présentiel pour les élèves du secondaire à partir de ce lundi 5 juillet.

Selon les chiffres officiels de la ville et de la province de Buenos Aires montrent qu’en raison de la pandémie, il y a en moyenne 25 % de naissances en moins.

Le 6 juillet, la secrétaire juridique et technique de la présidence, Vilma Ibarra, , en compagnie de la ministre de la Santé, Carla Vizzotti, et de la conseillère présidentielle Cecilia Nicolini, est intervenue devant la Commission bicamérale de procédure législative pour expliquer le décret présidentiel qui modifie la loi sur les vaccins contre le coronavirus. Mme. Ibarra a déclaré que « la seule option pour contracter des vaccins avec des laboratoires américains était la modification de la loi » en vigueur. Selon le député radical Gustavo Menna, le décret offre comme garanties les redevances sur les hydrocarbures, ce qui a été nié par Mme.Ibarra en précisant : « Nous avons défendu l’intégrité des actifs souverains de l’Argentine ».

Le gouverneur de la province de Buenos Aires, Axel Kicillof, a annoncé qu’à partir du mardi 6 juillet, la vaccination gratuite contre le coronavirus sera étendue à tous les citoyens de la province âgés de plus de 45 ans et qu’à partir de vendredi prochain, cette possibilité sera étendue aux personnes âgées de plus de 40 ans. Selon des sources officielles, plus de 1,5 million de personnes, soit la moitié de la population de la ville de Buenos Aires, ont déjà reçu au moins une dose.

L’Argentine a dépassé le jeudi 15 juillet les 32 millions de doses reçues depuis le début de son plan d’immunisation. Par ailleurs, suite à l’approbation par le Sénat du décret de nécessité et d’urgence modifiant la loi sur les vaccins, les États-Unis vont envoyer 3,5 millions de doses du vaccin Moderna à l’Argentine, selon des sources de la Maison Blanche. Les personnes âgées de 25 ans et plus peuvent maintenant se faire vacciner dans la ville de Buenos Aires.

Le ministère de la santé a indiqué qu’il y a maintenant 29 cas confirmés dans le pays de personnes infectées par la variante Delta du coronavirus, presque tous des passagers arrivant en Argentine en provenance de différents pays : États-Unis, Espagne, Pays-Bas, Mexique, Monténégro, Panama, France et Venezuela. Un seul cas concerne une personne qui n’a pas voyagé, mais qui a eu des contacts avec un voyageur.

Pour entrer en Argentine, il y a une mesure de quarantaine obligatoire, la réalisation d’un test antigénique et d’au moins deux tests PCR pour tout voyageur autorisé à entrer en Argentine (test PCR moins de 72h avant le départ du vol ; test antigénique à l’aéroport suivi d’un test PCR si le résultat du test antigénique est positif ; test PCR sept jours après l’entrée sur le territoire argentin). La quarantaine est levée après présentation d’un résultat négatif à l’issue du troisième test. En cas de résultat positif du test à l’arrivée en Argentine, le voyageur devra réaliser sa quarantaine dans un établissement prévu à cet effet par les autorités argentines. Les trois tests et les frais éventuels de séjour pour la quarantaine sont à la charge du voyageur. Les personnes pouvant prouver avoir contracté le Covid-19 dans les 90 jours et au moins 10 jours précédant leur voyage sont dispensées de présenter un test PCR négatif.

Le lundi 26 juillet, une douzaine de provinces ont ouvert des cours en présentiel avec des restrictions sanitaires réduites dans les écoles, après un an et demi d’arrangements pédagogiques alternatifs en raison de la pandémie. Les provinces sont : Catamarca (sauf Poman et Santa María), Chaco, Formosa, La Pampa, La Rioja, Neuquén, Río Negro, San Luis, Santa Fe et Tucumán. Dans les provinces de Córdoba, Entre Ríos et Misiones, il y aura un système mixte : des cours en présentiel et des cours virtuels.

 

 

L’Argentine se classe au premier rang mondial pour le nombre moyen de doses quotidiennes appliquées pour 100 personnes, selon les dernières données publiées sur le site Our World in Data de l’université d’Oxford. Aujourd’hui, avec l’arrivée de 730 000 vaccins d’AstraZeneca, l’Argentine compte près de 30 millions de doses reçues.

L’Argentine compte 4 864 340 cas enregistrés de coronavirus et 104 963 morts.

 

 

Bolivie

Mars 2020

Après avoir émis des recommandations de « quarantaine » le samedi 21 mars 2020, le gouvernement bolivien avait décrété l’état d’urgence sanitaire le mercredi 25 mars interdisant la circulation des véhicules en instaurant un confinement pour empêcher la propagation de Covid-19, dont la transmission continue d’augmenter dans certaines régions.

Juillet 2020

Après plusieurs phases de quarantaine plus ou moins strictes, le gouvernement a déclaré le lundi 27 juillet l’état de « calamité publique » qui permet de disposer de davantage de ressources pour faire face à la pandémie, à travers un crédit de la Banque centrale. En parallèle, la quarantaine a pris fin le 31 août.

Septembre 2020

Depuis le mardi 1er septembre, le gouvernement a assoupli la quarantaine nationale mais maintient les frontières fermées avec des exceptions. Depuis cette même date la loi autorise le développement d’activités industrielles, commerciales, agricoles, de construction et minières, et étend la circulation quotidienne des personnes et des véhicules de 05h00 à 20h00 heures, soit trois heures de plus que pendant la quarantaine.

Octobre 2020

Le 1er octobre, le gouvernement a adopté un décret qui assouplit les mesures de confinement. La circulation des piétons est plus souple et les horaires de fonctionnement du transport public sont élargis. Cependant le pouvoir exécutif a indiqué qu’il laissait aux régions le choix d’ajuster le décret selon la situation sanitaire de la région.  Les frontières et l’espace aérien restent fermés.

Luis Arce, le candidat de la gauche et dauphin de l’ancien chef de l’État Evo Morales, a remporté dimanche 18 octobre 2020 la présidentielle dès le premier tour avec plus de 52 % des voix.

Les mesures « post-confinement » seront appliquées au moins jusqu’au 30 novembre a annoncé le gouvernement récemment, parmi ces mesures on retrouve :

  •   la circulation autorisée de 5 heures du matin à minuit,
  •       les frontières terrestres, fluviales et lacustres fermées,
  •       les événements publics, culturels, sportifs, festifs et politiques suspendus,
  •       les manifestations religieuses, culturelles, sportives, récréatives, de loisir, de divertissement et autres maintenues à des horaires dûment établis (en accord avec les autorités locales),
  •   les vols commerciaux autorisés (avec test covid négatif).

Toutes ces mesures doivent être validées par les autorités locales compétentes

Dans la municipalité de La Paz, la circulation est autorisée jusqu’à 22 heures du lundi au vendredi et jusqu’à 20 heures le week-end.

Le président Luis Arce a appelé à la compréhension et à la solidarité internationale pour sortir de la crise et a imputé la mauvaise gestion du covid à l’ancien gouvernement intérimaire.

Les médecins appellent au confinement en Bolivie en raison de l’augmentation du nombre de cas.  Ils estiment nécessaire une quarantaine totale pour contenir la rapide progression de la nouvelle variante du coronavirus.

Février 2021 

Le gouvernement bolivien a prolongé l’interdiction de voyager depuis l’Europe jusqu’au 15 mars afin de prévenir l’infection par les nouvelles souches Covid-19.

D’après la Résolution Ministérielle 001/2021 qui régit les modalités d’éducation en temps de pandémie, à partir du 9 mars les cours devront être dispensés soit intégralement à distance, soit en alternant virtuel et semi-présentiel.

Mars 2021

Selon une étude menée entre novembre 2020 et mars 2021 par des scientifiques boliviens sur des personnes ayant été deux fois infectées par Covid-19, quatre variants du coronavirus circuleraient en Bolivie : deux variants présent en Europe, un en Australie et le dernier aux États-Unis (20A, 20B, 20E et 20G). Si les deux premiers circulaient déjà en Bolivie lors de la première vague, les deux autres, qui ont la particularité d’être plus contagieux, sont apparus lors de la deuxième vague.

Le 29 mars, un avion bolivien a atterri en Chine pour récupérer 200 000 doses de vaccins anti-virus de Sinopharm et 4,2 millions de seringues.

Les trois municipalités frontalières du Brésil, Cobija, Guayaramerín et Riberalta sont particulièrement touchées par la deuxième vague de Covid-19, en faisant face à la possible circulation du variant brésilien.

Avril 2021

La Bolivie a renforcé ses mesures sanitaires contre la pandémie de coronavirus en imposant aux visiteurs étrangers entrant sur son territoire une quarantaine de 10 jours et une assurance maladie couvrant les frais en cas de contamination par le covid-19.

Après une évaluation de la situation épidémiologique dans la zone frontalière du pays, le gouvernement a décidé de prolonger la fermeture de la frontière avec le Brésil du 9 au 16 avril en raison de la menace d’une nouvelle variante du covid-19.

À partir du 9 avril, les résidents des villes frontalières doivent présenter leur carte d’identité prouvant leur résidence dans une ville frontalière ou la carte de quartier frontalier dans les cas appropriés. De même, ils doivent présenter les documents requis par la réglementation en vigueur en matière d’immigration et de douane.

200 000 vaccins Sputnik-V sont prévus d’arriver le mardi 20 avril dans le pays. C’est le plus gros chargement de doses prévus depuis le début de la campagne de vaccination. La première livraison a eu lieu en janvier 2021 avec 20 000 doses et la seconde au début du mois d’avril avec 25 000 doses.

Le Ministre des affaires étrangères, Rogelio Mayta, a appelé à une meilleure coordination dans le processus de vaccination, désignant notamment les gouvernements locaux pour leur retard et leur manque d’organisation.

Le 25 avril, 474 nouveaux cas de Covid-19 ont été signalés dans le pays.

Mai 2021

Le 29 avril, le gouvernement bolivien a prolongé jusqu’au 30 juin les mesures de prévention sanitaire, les restrictions de circulation aux frontières et d’autres dispositions mises en place depuis le début de l’année pour enrayer une résurgence de la pandémie de Covid-19, selon un décret.

Des contrôles sanitaires stricts sont maintenus aux frontières aériennes, terrestres, fluviales et lacustres, et les voyageurs entrant dans le pays doivent présenter un certificat de test COVID-19 négatif et, dans certains cas, passer par la quarantaine.

Parmi les vols internationaux, seules les liaisons directes avec l’Europe sont interdites.

La Bolivie a enregistré une moyenne de plus de 1 000 cas de COVID-19 par jour depuis le début du mois d’avril, accumulant 301 831 infections au 28 avril, dont 12 920 décès.

La vaccination s’est accélérée, avec 762 044 doses administrées au mercredi 28 avril, dont plus d’un demi-million de premières applications.

Le 8 mai, la presse locale montrait Riberalta, dans la province de Beni, où la population bénéficie d’une vaccination sans restriction d’âge et avec des hamburgers gratuits.

Le président bolivien Luis Arce a demandé aux autorités sanitaires d’intensifier la campagne de vaccination de masse du pays avec un nouveau lot de vaccins COVID-19 provenant de la société pharmaceutique chinoise Sinopharm.

Le président Luis Arce a été vacciné avec la dose russe Sputnik V le 24 mai. À ce jour, 14% de la population du pays a été vaccinée.

Le 24 mai, L’Université autonome Gabriel René Moreno (Uagrm), par le biais de la Faculté des sciences pharmaceutiques et de biochimie, a annoncé qu’elle convoquerait une réunion de comités scientifiques de diverses institutions dans le but de fabriquer le vaccin contre le coronavirus, grâce à des transferts de technologie de certains des vaccins déjà homologués dans le monde. L’institution se coordonne déjà avec la Chambre de l’industrie pharmaceutique (Cifabol) sur cette question.

À partir du lundi 24 mai, les enseignants urbains et ruraux de Bolivie pourront être vaccinés contre le covid-19 sans condition d’âge.

Le nombre de nouveaux cas et de morts ne cesse d’augmenter, laissant craindre l’arrivée d’une troisième vague de Covid-19 en Bolivie. Ces derniers jours, la Bolivie a enregistré plus de 3 000 infections quotidiennes, ce qui dépasse largement le pic le plus élevé de la pandémie, soit 2 886 infections signalées le 27 janvier.

Juin 2021

Le président bolivien Luis Arce, qui s’oppose à l’application de mesures restrictives telles qu’une quarantaine stricte pour ne pas nuire à l’économie bolivienne, a annoncé le 2 juin sur Twitter que 2,1 millions de tests antigènes et PCR arriveront bientôt dans le pays dans le cadre de la stratégie de lutte contre le covid-19, dont la troisième vague continue de générer un grand impact dans certaines régions, comme Santa Cruz et Cochabamba, qui souffrent d’un manque d’oxygène médical.

La première semaine de juillet au plus tard, un don de vaccins Johnson & Johnson arrivera dans le pays en provenance des États-Unis via le mécanisme Covax.

Juillet 2021

Le 6 juillet, le vice-ministre de la gestion du système de santé, Alvaro Terrazas, a exclu que la variante andine du SRAS-CoV-2 (covid-19), soit mortelle ou hautement contagieuse.

Au 7 juillet 2021, la couverture de la vaccination contre le covid-19 des médecins, des professionnels et du personnel de santé a atteint 92% pour les premières doses et 81% pour les secondes doses au niveau national.

Selon un rapport publié par le ministère de la santé et des sports, le nombre de vaccins administrés au personnel de santé en première dose a atteint 164 828, tandis qu’en seconde dose, il s’est élevé à 145 703, dans tout le pays.

Une cargaison de 1 008 000 vaccins Johnson & Johnson/Janssen donnés par les États-Unis par le biais du mécanisme Covax est arrivée dimanche 11 juillet en Bolivie, où moins de 7% de la population a terminé sa vaccination contre le covid-19.

Le gouvernement bolivien a prolongé jusqu’au 31 août les restrictions de mouvement, la surveillance épidémiologique, le renforcement des systèmes de santé et d’autres mesures décrétées en début d’année pour faire face à la pandémie de covid-19.

Actuellement, le pays compte 468 213 cas confirmés et 17 613 morts.

 

Brésil

Août 2020

Le Brésil est le seul pays de la zone dont le gouvernement n’a pas de positionnement clair. À noter qu’en plus de la crise sanitaire et économique, le Brésil doit également faire face à une crise politique liée aux agissements et déclarations de son président Jair Bolsonaro (limogeage du ministre de la santé le 16 avril, démission du ministre de la justice le 24 avril, démission du nouveau ministre de la santé le 15 mai, 1 mois après sa prise de fonction).

Les mesures pour contrer le coronavirus sont principalement prises par les municipalités et les gouvernements d’États qui ont pris des mesures assez tôt (17 mars pour l’État de São Paulo et Rio de Janeiro par exemple) de distanciations sociales, réduction des transports, fermetures des commerces non-essentiels etc… Aujourd’hui les États et les municipalités flexibilisent de plus en plus leurs mesures.

Le président Jair Bolsonaro, s’est à plusieurs reprises exprimé contre confinement afin de “maintenir l’économie”. Le 16 avril il a limogé son ministre de la santé Luiz Henrique Mandetta après que celui-ci ait pris, à plusieurs reprises, position contre son président (il était en faveur du confinement et émettait des réserves quant à l’utilisation de la chloroquine pour soigner les patients du Covid-19). Le nouveau ministre Nelson Teich, qui avait pris ses fonctions le 16 avril, a également démissionné le 15 mai 2020 suite à ses divergences avec le président. Le général Eduardo Pazuello est devenu le ministre de la santé par intérim, il se dit lui-même “laïc” concernant les questions de santé.

À noter que depuis le vendredi 5 juin, un nouveau format de comptage a été adopté et le ministère a modifié la manière dont les indicateurs sont diffusés, ne présentant plus certaines données consolidées.

Le bulletin quotidien du ministère https://covid.saude.gov.br/ est maintenant publié vers 22 heures. Initialement cette divulgation avait lieu à 17 heures, puis à 19 heures. Ce décalage ne permet notamment plus de diffuser les informations dans les journaux télévisés brésiliens du soir.

Un consortium entre les principaux services de presse brésiliens : G1, O Globo, Extra, O Estado de S. Paulo, Folha de S.Paulo e UOL a été mis en place pour récupérer les chiffres de contamination et décès liés au Covid-19 et informer la population. Ces chiffres sont légèrement supérieurs à ceux annoncés par le ministère.

Le Brésil a rouvert mercredi 29 juillet ses frontières aux étrangers arrivant par voie aérienne, selon un décret publié au Journal officiel, une mesure qui vise à relancer l’industrie touristique brésilienne dévastée par la pandémie de coronavirus.

Deux vaccins covid-19 sont actuellement testés au Brésil : celui de l’université d’Oxford, au Royaume-Uni, développé en partenariat avec le laboratoire pharmaceutique AstraZeneca ; et CoronaVac, un travail conjoint de la société chinoise Sinovac Biotech et de l’Instituto Butantan, à São Paulo.

Septembre 2020

Le gouvernement du Paraguay a approuvé le mardi 22 septembre le protocole sanitaire pour la réouverture partielle de la frontière terrestre avec le Brésil.

Avec des milliers de volontaires, le pays de 212 millions d’habitants mène des tests en phase 3 – l’ultime avant l’homologation – des vaccins contre la covid-19. Le vaccin CoronaVac du laboratoire chinois Sinovac Biotech est notamment soutenu par le gouvernement de São Paulo, João Doria, grand adversaire politique de Jair Bolsonaro. L’Institut Butantan, l’un des principaux centres de recherche médicale au Brésil, va produire jusqu’à 100 millions de doses de vaccin covid-19 par an, a déclaré lundi le gouverneur de São Paulo, Joao Doria.

Octobre 2020

Dix États ont présenté une moyenne mobile de décès en augmentation sur la dernière semaine :  Rio Grande do Sul, Santa Catarina, Espírito Santo, Rio de Janeiro, Minas Gerais, São Paulo, Goiânia, Mato Amapá et Roraima.

Décembre 2020

Le gouvernement de São Paulo a annoncé que la vaccination contre le covid-19 dans l’État de São Paulo commencerait le 25 janvier. Dans une première phase, 9 millions de professionnels de santé et de personnes âgées seront vaccinés.

Janvier 2021

Face à la lente progression de la campagne de vaccination qui risque de s’étaler sur plusieurs mois, plusieurs États brésiliens envisagent de mettre en place un nouveau confinement pour freiner la nouvelle vague de coronavirus bien qu’aucune mesure officielle n’ait été annoncée pour l’instant. Le Brésil a le taux de mortalité moyen le plus élevé depuis le mois d’août (plus de 1000 morts par jour). Bolsonaro a déclaré qu’un nouveau confinement serait un “chaos” pour le pays.

L’Europe s’inquiète du variant brésilien du coronavirus. Après le Royaume-Uni cette semaine, c’est l’Italie qui a fermé ses frontières avec le Brésil.

L’état d’Amazonas et l’état de São Paulo ont pris des mesures pour freiner l’avancée du covid-19 dans leurs circonscriptions. L’Amazonas, un état brésilien où le nombre de décès dus au nouveau coronarívus est le plus élevé, limite la circulation des personnes à une par foyer pour les achats essentiels et impose la fermeture de tous les magasins non essentiels jusqu’au 31 janvier 2021. À São Paulo les bars et restaurants seront fermés de 20h à 6h pendant au moins 2 semaines.

Les animosités diplomatiques du Brésil avec la Chine pourraient freiner la campagne de vaccination qui a débuté récemment.

Par ailleurs, de nombreuses manifestations ont eu lieu samedi 23 janvier contre la gestion défaillante de la crise par le gouvernement.

Certains pays (le Royaume-Uni, l’Italie et la France) ont suspendu les liaisons aériennes avec le Brésil.

Février 2021

Le gouverneur de São Paulo, João Doria, a annoncé le mercredi 3 février la suspension de la phase rouge le weekend seulement.

Le lundi 15 février, environ 3.500 écoles municipales de São Paulo ont repris les activités en présentiel.

Selon les dernières actualisations du Ministère de la Santé, le Brésil a enregistré le 28 février 721 nouveaux décès liés au coronavirus. Sur cette dernière semaine de février, le nombre de décès recensés quotidiennement a atteint la barre des 1 200, avec 8 244 morts entre le 21 et le 27 février. Ces données sont plus élevées que celles de juillet 2020, période pendant laquelle la crise connaissait son plus haut pic.

Mars 2021

D’après La Folha de São Paulo, le Brésil la première semaine de mars est la plus meurtrière qu’il ait connu depuis le début de la pandémie. Le journal estime que le pays est en train de « recueillir les fruits empoisonnés de la désorientation, de l’ignorance, de la négligence et de l’imprévoyance » du gouvernement, et en particulier du président Jair Bolsonaro, dont il fustige l’appel à boycotter les masques, en pleine deuxième vague épidémique, alors que la campagne de vaccination peine à démarrer et que les hôpitaux sont totalement débordés.

Le mercredi 3 mars, le Brésil a atteint un nouveau record de décès du covid-19 en 24 heures, avec 1 910 morts, donnée qui confirme la nette détérioration de la situation sanitaire dans le pays frappé par une violente deuxième vague. Selon les données du ministère de la Santé, considérées comme sous-évaluées par de nombreux scientifiques, 71 704 nouveaux cas de contaminations ont par ailleurs été enregistrés en une journée, le deuxième pire chiffre depuis le début de la pandémie qui a fait officiellement 259 271 morts en un an au Brésil.

Alors qu’aucune politique de lutte nationale n’est mise en œuvre par le gouvernement de Jair Bolsonaro, le Brésil déplore plus de 1 000 morts par jour depuis le mois de janvier et, selon les experts, les deux semaines à venir s’annoncent particulièrement virulentes. Le système sanitaire est au bord de l’implosion, alors que l’occupation des lits en soins intensifs est supérieure à 80% dans 19 des 27 États du pays, selon l’institut Fiocruz.

L’État de São Paulo, le peuplé du pays avec 46 millions d’habitants, a décrété mercredi 22 Mars 2021 le retour, pour deux semaines, en « phase rouge ». Celle-ci ne tolère que les « activités essentielles », liées à la santé, l’alimentation ou les transports publics. Les écoles et églises restent toutefois ouvertes.

Pour Rio de Janeiro, le préfet Eduardo Paes a pris la décision de ne pas confiner la ville. Le préfet a préféré établir de nouvelles mesures plus restrictives, qui prendront effet le vendredi 5 mars 2021 et dureront jusqu’au 11 mars prochain. Les bars et restaurants devront fermer après 17h, les discothèques, kiosques et marchés seront interdits et un couvre-feu sera appliqué entre 23h et 5h du matin. Les activités économiques impliquant un accueil des personnes seront autorisées entre 6h et 20h, avec une limitation à 40% des capacités d’accueil dans les structures.

Le 5 mars 2021, le ministère de la santé déclarait que les deux prochaines semaines de mars seront la pire période de la pandémie jusque-là traversée par le Brésil. Les équipes d’Eduardo Pazuello s’attendent en effet à une explosion des cas et des victimes du virus, avec un nombre de morts dépassant la barre des 3 000 par jour.

Le 6 mars 2021, le Brésil atteignait un nouveau record avec 10 000 décès dus au virus en une semaine. Sur 45 jours consécutifs la moyenne des décès dépassait la barre des 1 000.

Du 7 au 8 mars 2021, 80 508 nouveaux cas et 1 086 nouveaux décès ont été enregistrés par le Ministère de la Santé. Selon les médias, le Brésil a battu un record, avec 10 000 décès en une semaine. La moyenne mobile des décès est de 1 455 par jour.

À São Paulo, le taux d’occupation des unités de soins intensifs a dépassé les 80% pour la première fois depuis le début de la pandémie. À Rio de Janeiro, huit communes n’ont plus de lits disponibles et le taux d’occupation dans la capitale atteint 96%. La presse relève également la saturation du système de santé du Mato Grosso tandis que les autorités de l’Amapá, du Tocantins, du Rio Grande do Sul, du Mato Grosso do Sul et de Goiás ont déclaré ne plus avoir de lits disponibles.

La presse rapporte que les gouverneurs de 22 États préparent un « pacte national » qui prévoit la prise de mesures communes pour contenir la propagation du coronavirus dans le pays. Ils doivent rencontrer le 8 mars le ministre de la santé, Eduardo Pazuello.

Concernant le vaccin, la Folha de São Paulo révèle que le gouvernement brésilien aurait rejeté, en 2020, une proposition du groupe pharmaceutique Pfizer qui aurait permis la livraison de 70 millions de doses d’ici la fin de l’année 2021.

Entre le 1er et le 7 mars 2021, neuf États ont enregistré un nombre record de décès. Plusieurs capitales annoncent de nouvelles mesures restrictives pour tenter de freiner l’avancée de la pandémie, notamment dans le district fédéral (Brasilia) où un couvre-feu est mis en place de 22h à 5h, et ce jusqu’au 22 mars. Malgré ça, le président Jair Bolsonaro maintient que le gouvernement fédéral ne prendrait pas de mesures restrictives à l’échelle nationale.

Le 8 mars, le président Jair Bolsonaro a rencontré le PDG du groupe pharmaceutique Pfizer. A cette issue, le ministre de l’économie, Paulo Guedes, a annoncé une livraison anticipée de 5 millions de doses du vaccin dès le premier semestre 2021, au lieu du deuxième semestre

Le dimanche 14 mars a été marqué par un nouveau record avec 43 812 nouveaux cas et 1 127 nouveaux décès recensés par le Ministère de la santé. La moyenne mobile des décès sur sept jours était de 1 832, soit le 16ème record consécutif, selon le consortium de la presse brésilienne. Le Forum national des gouverneurs a envoyé le même jour une lettre au ministère de la Santé demandant au gouvernement fédéral d’adopter des mesures restrictives au niveau national concernant notamment les aéroports, les ports, les autoroutes et les chemins de fer du pays.

À São Paulo, de nouvelles mesures restrictives prennent effet le lundi 15 mars, avec un couvre-feu à partir de 20h et la suspension des activités sportives collectives et des cérémonies religieuses. L’État voisin du Paraná commence à faire face au manque d’oxygène alors qu’à Porto Alegre, les personnes font la queue pendant la nuit chez les notaires pour se procurer les certificats de décès.

Le quotidien Folha de S. Paulo rapporte qu’au moins 72 000 personnes hospitalisées sont mortes sans avoir accès à un lit en soins intensifs, ce qui représente un décès pour trois personnes hospitalisées.

Selon une étude du Réseau de recherche solidaire, la vaccination au Brésil ne concerne pour le moment qu’un tiers des personnes appartenant aux groupes prioritaires, avec 56 % des professionnels de la santé, 54 % des personnes âgées de plus de 80 ans et 55 % des populations autochtones ont réussi à recevoir la première dose jusqu’à présent.

Selon les projections du scientifique Domingos Alves de l’USP, avec le rythme de vaccination, le pays atteindra la semaine prochaine en moyenne mobile 70 000 cas quotidiens et 2 000 décès par jour. D’ici le 26, estime-t-il, le Brésil pourrait avoir 3 000 morts par jour.

Pour la première fois depuis le début de la pandémie, le pays a atteint le 23 mars la barre des 3 000 décès en une seule journée, soit 3 158 décès en 24 heures. Selon une étude de Márcio Watanabe, professeur de l’Université Fédérale Fluminense (UFF), le pic du nombre de décès pourrait atteindre 5 000 entre avril et mai 2021. Avec 300 000 morts du covid-19, le Brésil devient l’épicentre mondial de l’épidémie.

Les états brésiliens prennent des mesures restrictives en espérant endiguer une envolée des cas et des décès. Ainsi, la ville de Rio de Janeiro a mis en place le 5 mars un couvre-feu entre 23h et 5h du matin, et les bars et les restaurants devaient fermer à 17h. Quelques jours après, la fermeture des bars a été repoussée à 21h.

Le weekend du 19 au 21 mars, la mairie de Rio a fait interdire l’accès aux plages, lieux de concentration de population, et les derniers jours de mars seront placés sous un « super feriado » de 10 jours, pendant lesquels les habitants et travailleurs sont invités à rester chez eux et ne sortir que pour le strict nécessaire. L’état de São Paulo avait de son côté déjà durci ses restrictions. Le samedi 6 mars, la « phase rouge » était décrétée, avec la fermeture des commerces non-essentiels et la limitation de la circulation des personnes.

Le pays compte sur le vaccin national : l’Institut Butantan travaille à l’élaboration d’un vaccin contre la covid-19 et a sollicité à l’agence sanitaire brésilienne l’autorisation de procéder à des tests cliniques sur les êtres humains.

En plus du manque de lits dans les unités de soins intensifs et de médicaments, au moins 9 États enregistrent un manque de main d’œuvre spécialisée pour travailler dans ces unités. Selon Globo, 8 patients intubés sur 10 meurent dans les unités de soins intensifs au Brésil.

Avril 2021

João Gabbardo, coordinateur exécutif du Centre de contingence contre le Covid-19 de São Paulo, a déclaré à CNN que les mesures restrictives dans l’État doivent se poursuivre jusqu’à ce qu’au moins 70% de la population du pays soit vaccinée.

Le gouvernement de Rio de Janeiro prolonge les restrictions déjà mises en place pour contenir l’avancée du covid.  Un décret a été publié dans une édition supplémentaire du journal officiel, le 3 avril 2021.

La journée du 12 avril a enregistré 35 785 nouveaux cas et 1 480 décès.

Le ministre de la santé, Marcelo Queiroga, a indiqué que l’approvisionnement en vaccins demeurerait irrégulier au cours du premier semestre, ce qui devrait s’améliorer une fois que les États-Unis auront fini leur campagne de vaccination.

Seules 13% des communes brésiliennes disposent d’unités de soins intensifs dédiées aux patients atteints par la Covid-19. Cela génère de nombreux transferts de malades entre les villes, ce qui représente, selon la Fondation Fiocruz, un facteur de risque pandémique supplémentaire

Le Brésil se joint à l’Australie, au Canada, au Chili, à la Colombie, l’Équateur, la Nouvelle-Zélande, la Norvège et la Turquie pour soutenir l’implication de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans les négociations visant à étendre la production et la distribution de vaccins et de médicaments contre la Covid-19. Les gouverneurs des États brésiliens devraient solliciter l’ONU afin de demander une aide humanitaire pour le Brésil.

Des entrepreneurs liés au mouvement « Unidos pela Vacina » travaillent avec les ambassades pour faire venir au Brésil des doses non utilisées aux États-Unis et au Canada.

Selon la Coordination des organisations indigènes de l’Amazonie brésilienne (Coiab), le nombre de décès des autochtones des suites de la Covid-19, entre le 23 février et le 3 octobre 2020, est deux fois plus élevé que celui annoncé par le ministère de la Santé.

Face à la propagation du variant dit « brésilien » du coronavirus, le Premier ministre Jean Castex a annoncé ce mardi 13 avril la suspension de tous les vols entre le Brésil et la France jusqu’à nouvel ordre.

Le 14 avril, Le président du Sénat, Rodrigo Pacheco (DEM), a officiellement créé la commission parlementaire d’enquête (CPI) sur les actions du gouvernement pendant la pandémie, avec un champ de compétence élargi, pour que soit examinée l’utilisation des fonds fédéraux par les États et les communes. Le 15 avril, La Cour suprême réunie en plénière a confirmé, par 10 voix contre 1, la décision du juge Luis Roberto Barroso de créer au Sénat une Commission parlementaire d’enquête sur les actions du gouvernement pendant la pandémie.

Le président du Sénat, Rodrigo Pacheco (DEM), a annoncé les noms des 18 sénateurs qui composeront la commission d’enquête parlementaire (CPI) sur la pandémie. La composition serait, en théorie, défavorable aux intérêts du président Jair Bolsonaro, selon l’analyse de la presse. C’est le sénateur Renan Calheiros (MDB) qui devrait en être le rapporteur. Par ailleurs, les éléments de dossier de la Cour fédérale des comptes (TCU) sur les actions du ministère de la Santé, qui pointaient une défaillance dans sa gestion, pourraient être exploités dans le cadre de la CPI

Le 15 avril, également, le ministre de la Santé, Marcelo Queiroga, a annoncé que le gouvernement a réussi à anticiper la livraison de 1,5 million de doses du vaccin Pfizer. Ainsi, les prévisions initiales de livraison de 14 millions de doses au cours du premier semestre ont été dépassées pour atteindre 15,5 millions.

Le 19 avril, la presse rapporte que les sénateurs d’opposition – ou considérés comme indépendants, qui forment la majorité dans la Commission parlementaire d’enquête (CPI), auraient défini comme stratégie d’action de remettre en question les échecs liés à l’acquisition de vaccins par le gouvernement fédéral et au pari sur des médicaments non reconnus par la communauté scientifique. Les sénateurs partisans du président, quant à eux, comptent mettre en évidence les transferts effectués aux États et aux municipalités et les éventuels détournements dans l’utilisation de ces ressources. La convocation des anciens ministres des Affaires étrangères Ernesto Araujo, de la Défense Fernando Azevedo, et de la Santé Eduardo Pazuello, figure parmi les priorités de la commission. Selon le quotidien O Estado de S. Paulo, Walter Braga Netto, l’actuel ministre de Défense, devrait également être convoqué par les sénateurs.

Selon la plateforme des Secrétariats à la Santé, au 19 avril, 26,2 millions de personnes ont reçu une 1ère dose de vaccin, soit 12,3 % de la population, et 9,6 % ont reçu la seconde injection. Bien que le nombre de cas de covid se stabilise au Brésil, il reste parmi les plus élevés au monde. Une moyenne de 67 000 nouveaux cas confirmés par jour.

Le 20 avril, pour la deuxième fois depuis le début de la pandémie, le Brésil a dépassé les États-Unis en nombre de décès pour 100 000 habitants en arrivant à 175,6 décès par 100 000 habitants contre 171,4/100 000 pour les États-Unis.

En l’absence de règle édictée au niveau national et avec une quantité de vaccins insuffisante, les États brésiliens ont établi des distinctions entre les comorbidités. Les personnes malades seront le groupe cible de la prochaine étape du calendrier de vaccination, qui concernera 17,8 millions de personnes.

Le 22 avril, la presse relevait que le Brésil semblait être entré dans une phase de plateau pandémique avec une moyenne mobile des décès stable. Elle était de 2 787 morts par jour au cours des sept jours précédents, soit 1% de moins que la moyenne des quatorze jours précédents. Cela s’illustre notamment par le fait que quatorze capitales, ainsi que le district fédéral, enregistrent un taux d’occupation des unités de soins intensifs supérieur à 90%, soit une baisse par rapport à la semaine du 15 au 22 avril.

Au 22 avril, 27 523 231 de Brésiliens, soit 13 % de la population, avaient reçu au moins une dose de vaccin anti-covid. Le ministre de la Santé, Marcelo Queiroga, a indiqué que la vaccination des groupes prioritaires ne devrait toutefois s’achever qu’en septembre prochain, accusant un retard de quatre mois par rapport aux prévisions initiales.

Le 23 avril, lors d’une audition au Sénat, les secrétaires à la santé des États et des communes du Brésil ont fait part de leur préoccupation quant au risque de pénurie de vaccins dans les deux prochains mois. Selon eux, le pays dispose de la capacité de vacciner trois millions de personnes par jour mais manque de doses. Ils ont également signalé aux sénateurs le manque de « kits d’intubation » utilisés pour les patients dans un état grave.

Les villes de São Paulo, Belo Horizonte, Porto Alegre, Curitiba et Salvador ont enregistré une baisse du taux d’occupation des unités de soins intensifs depuis la fin du mois de mars 2021.

Au 26 avril, la moyenne mobile des décès, qui est établie sur la base des données des sept derniers jours, a enregistré une baisse tout en demeurant à un niveau élevé, à près de 2 500 morts en 24 heures. La presse relève par ailleurs que le nombre de décès depuis le début de l’année 2021 dépasse déjà celui de l’année 2020 dans sa totalité.

Selon le médecin Ali Mokdad, de l’Université de Washington, le Brésil pourrait voir la pandémie s’aggraver lors de l’hiver austral. Le nombre de décès pourrait ainsi s’élever à 611 000 d’ici le mois d’août, faisant du Brésil l’un des pays comptant le plus de morts par habitant dans le monde.

Le ministère de la Santé a réduit ses prévisions vaccinales pour le mois de mai : le nombre de doses est passé de 46,9 millions à 32,4 millions, alors qu’une étude menée par le Groupe Ação Covid-19 montre que le district fédéral ainsi que 12 États devront vacciner plus de 40% de leurs habitants pour pouvoir contrôler la pandémie.

Mai 2021 

Plus de la moitié des capitales du pays ne disposent plus de doses du vaccin CoronaVac pour la deuxième application. L’Institut Butantan, qui produit le CoronaVac au Brésil, prévoit de livrer jeudi plus d’un million de doses au ministère de la Santé. Il envisage une livraison de 4 millions de doses la semaine prochaine. Par ailleurs, le ministre de la Santé, Marcelo Queiroga, a déclaré que les 4 millions de doses du vaccin Oxford/Astrazeneca, arrivées au Brésil le premier week-end du mois de mai grâce à la Facilité Covax, seront distribuées aux États dans les 48 heures.

Le 4 mai, Le ministre de la Santé, Marcelo Queiroga, a déclaré que le gouvernement était en train de conclure un nouvel accord avec le groupe pharmaceutique Pfizer en vue de l’achat de 100 millions de doses additionnelles. 35 millions d’entre elles seraient livrées dès le mois d’août.

Le 5 mai, une étude menée par Vital Strategies démontrait qu’il y aurait une sous-déclaration de cas graves et de décès de la Covid-19, principalement en raison du manque de tests. Selon elle, au moins 30% des décès des suites du virus n’apparaîtraient pas dans les statistiques officielles, ce qui porterait le total des décès au Brésil à 530 000

Le 6 mai, le nombre de capitales ayant un taux d’occupation des unités de soins intensifs supérieur à 90% est tombé à 10, contre 16 la semaine dernière. Le taux s’élève à 81,9% dans le district fédéral.

Le 7 mai, le secrétariat à la Santé de l’État de Rio de Janeiro a annoncé qu’un nouveau variant du virus avait été identifiée. A ce jour, il n’est pas encore possible de dire si le « P1.2 », un dérivé du P1 amazonien, est plus transmissible ou plus mortel.

Au 10 mai, la moyenne mobile quotidienne de décès demeurait supérieure à 2 000 personnes depuis plus de 50 jours.

Afin de pouvoir continuer à produire le vaccin Cororavac, l’institut Butantan attend l’autorisation à l’exportation d’intrants par les autorités chinoises. La livraison, si autorisée, est prévue pour le 18 mai. Le Directeur de l’institut a indiqué que, en l’absence d’intrants, l’Institut serait dans l’impossibilité de produire des vaccins dès le 17 mai.

Le nombre de Brésiliens qui attend la deuxième dose du vaccin a triplé en un mois et atteint 5 millions de personnes. Selon l’Imperial College de Londres, le taux de transmission au Brésil a légèrement baissé, passant de 0,96 la 2ième semaine du mois de mai à 0,91 la 3ème semaine.

Selon un sondage Datafolha, 91% des Brésiliens âgés de 18 ans et plus ont l’intention de se faire vacciner ou l’ont déjà été. En décembre, le taux était de 73%. La presse souligne que, à ce jour, 12% de la population du pays a été vaccinée avec les 2 doses.

Selon une étude de l’Université de Washington, le Brésil pourrait totaliser plus de 750 000 décès d’ici la fin du mois d’août si le rythme de la vaccination ne s’accélérait pas, même en tenant compte de la baisse récente de la moyenne mobile des décès. Cette dernière a décru de 19% au cours des deux dernières semaines et cela fait maintenant une semaine qu’elle ne dépasse pas les 2 000 décès journaliers.

Le 18 mai, le niveau d’isolement des Brésiliens était estimé au plus bas depuis le début de la pandémie. Selon un sondage Datafolha, seules 30% des personnes interrogées déclarent ne sortir de chez elles que lorsque cela est inévitable, contre 72% en avril 2020 puis 49% en mars 2021. Le 17 mai, le président Jair Bolsonaro a réitéré ses critiques à l’encontre des mesures d’isolement.

Le samedi 29 mai, le Brésil recevra de la Chine les intrants nécessaires à la fabrication de plus de 25 millions de doses des vaccins AstraZeneca et CoronaVac.

Un groupe technique du ministère de la Santé s’est positionné contre l’utilisation de la chloroquine ou encore de l’ivermectine dans le traitement de la covid-19. Selon Globo, c’est la première fois que les autorités fédérales s’opposent publiquement à ce type de traitement.

Le ministère de la Santé négocie l’acquisition d’un vaccin à une seule dose développé par le groupe pharmaceutique chinois CanSino Biologics. La demande d’homologation pour une utilisation d’urgence a été soumise à l’agence sanitaire brésilienne (Valor).

Le 18 mai, le gouvernement a décidé de prolonger, jusqu’à la fin de l’année, la suspension des taxes à l’importation portant sur les produits destinés à la lutte contre la pandémie, comme les médicaments, les vaccins ou encore les équipements hospitaliers (O Globo).

Le 21 mai, le quotidien Folha relevait que près de deux millions de personnes auraient reçu leur deuxième dose de vaccin après la date limite.

Les premiers cas du variant indien au Brésil ont été détectés le 20 mai dans l’État du Maranhão (Folha). Toutefois, certains spécialistes prévoient une faible propagation de cette souche dans le pays (Valor).

L’OMS a approuvé l’utilisation d’urgence du vaccin chinois CoronaVac. La presse relève que cela pourrait faciliter l’entrée des Brésiliens vaccinés avec le CoronaVac dans l’Union Européenne.

Juin 2021

Au 3 juin, la demande de soins intensifs avait augmenté au cours des sept derniers jours avec un taux d’occupation atteignant les 100% dans trois capitales : Curitiba, Campo Grande et Aracaju.

La Fondation Fiocruz a réduit de moitié ses prévisions de production du vaccin Oxford/AstraZeneca. La fondation estime qu’environ 50 millions de ces doses seront fabriquées au Brésil d’ici la fin de l’année, contre 110 millions de doses initialement prévues. La Fiocruz compte toutefois sur l’importation massive d’intrants afin de pallier la différence.

Selon le secrétaire à la santé de la mairie, la ville de São Paulo devrait connaître un nouveau pic d’occupation des unités de soins intensifs d’ici 10 jours (à partir du 7 juin). Aujourd’hui, le taux d’occupation est d’environ 80% dans la capitale et il pourrait dépasser les 90% dans les jours à venir.

Le ministre de la Santé, Marcelo Queiroga, a déclaré le 7 juin que le ministère négociait l’achat de 100 millions de doses auprès du groupe pharmaceutique Moderna.

Selon des experts interrogés par le quotidien Valor, le Brésil vivrait actuellement une « syndémie », un concept défini comme étant l’accumulation des crises sanitaire, économique et sociale provoquées par la pandémie de covid-19.

Selon des chercheurs de la Fondation Fiocruz, la transmission du coronavirus reste à un niveau « extrêmement élevé » dans tous les États du Brésil, à l’exception du Roraima et de l’Espirito Santo, où le taux de transmission est très élevé.

L’arrivée au Brésil de 3 millions de doses de vaccin Janssen, prévue le 14 juin a été reportée. Le ministère de la Santé est dans l’attente d’une nouvelle prévision de livraison.

La Copa América qui a commencé le dimanche 13 juin compte déjà 41 contaminations, dont 31 joueurs et membres des délégations sportives.

Le taux de transmission du coronavirus au Brésil, tel que mesuré par l’Imperial College de Londres, a augmenté pendant la semaine du 14 juin pour atteindre 1,07. La semaine passée, le taux s’élevait à 0,99.

La mairie de Betim, commune de 450 000 habitants proche de Belo Horizonte (MG), a commencé le 16 juin à vacciner les jeunes de 12 à 14 ans afin d’anticiper la rentrée en présentiel dans les écoles publiques.

L’Agence sanitaire a autorisé l’importation exceptionnelle du vaccin russe Spoutnik V pour sept autres États brésiliens : Rio Grande do Norte, Mato Grosso, Rondônia, Pará, Amapá, Paraíba et Goiás. Au total, plus de 592 000 doses devraient être livrées.

Le 18 juin, la moyenne mobile de contamination s’établissait à 2005 décès, soit une augmentation de 19% par rapport au taux du début du mois.

Le 18 juin, le Brésil a appliqué plus de 2,2 millions de doses de vaccin en 24 heures, un record depuis le début de la campagne de vaccination (Folha). Une étude menée par l’Université fédérale de Pelotas avec l’Université de Harvard et le ministère de la Santé démontre que la vaccination aurait déjà permis d’éviter la mort de 43 000 personnes de plus de 70 ans dans le pays.

Le 19 juin, le Brésil a atteint le demi-million de décès après un an et trois mois de pandémie. L’ensemble de la presse souligne que Jair Bolsonaro n’a pas évoqué le sujet au cours du week-end. De son côté, le ministre de la Communication, Fábio Faria, a critiqué sur Twitter les personnes déplorant la tragédie, soulignant l’importance de saluer la vaccination et les guérisons déjà notables.

La moyenne mobile des décès est inférieure à 2 000 personnes pour la sixième journée consécutive. C’est la première baisse en 40 jours, selon l’alliance des médias qui comptabilise les données auprès des secrétariats à la Santé des États.

Selon le Conseil national des secrétaires de la santé, au cours des cinq premiers mois de l’année, le nombre de personnes mortes de causes naturelles excède plus de 280 000 morts que durant la même période de 2015 à 2019. Selon les experts, une partie de ces décès est imputable au difficile accès aux services de santé pendant la pandémie.

Le ministère de la Santé a confirmé le 27 juin le premier décès au Brésil lié au variant delta du coronavirus. Il s’agit d’une femme enceinte de 42 ans qui était arrivée dans la ville d’Apucarana (PR) depuis le Japon. La souche a été initialement détectée dans le pays en octobre 2020.

Au 29 juin, la moyenne mobile des décès au cours des sept derniers jours était la plus basse depuis le 9 mars dernier.

Selon une étude de l’université de Harvard, l’échec de la gestion de la pandémie a provoqué une diminution de 1,8 an d’espérance de vie moyenne au Brésil en 2021.

Après que les négociations en vue de l’achat du vaccin indien Covaxin ont donné lieu à des soupçons de corruption et à une demande d’enquête sur le rôle du président brésilien dans l’affaire, le gouvernement a annoncé la suspension de l’achat le 29 juin.

Le 1er juillet, une enquête policière a été ouverte au sujet de l’achat du vaccin indien par le gouvernement fédéral, après que des irrégularités ont été mises au jour par la CPI.

Le 2 juillet, le nombre de décès de la covid-19 a dépassé les 520 000 personnes. La moyenne mobile des décès est cependant en baisse depuis le 20 juin, tout comme le taux de transmission et le nombre d’hospitalisations.

Depuis le début de la campagne de vaccination au Brésil, 100 millions de doses de vaccin contre la Covid-19 ont été utilisées depuis le début de l’année, dont 74,5 millions ont été appliquées en première dose et 25,9 millions en deuxième dose. 16% des personnes de plus de 18 ans sont aujourd’hui immunisées.

Le nombre de décès de la covid-19 a dépassé le 2 juillet les 520 000 personnes. La moyenne mobile des décès est cependant en baisse depuis le 20 juin, tout comme le taux de transmission du virus et le nombre d’hospitalisations.

La Fondation Fiocruz a conclu un nouvel accord avec AstraZeneca pour l’achat d’un intrant qui permettrait la production de 20 millions de doses additionnelles de vaccin contre la covid-19.

Juillet 2021 

Selon le quotidien Folha de São Paulo, 36% de la population brésilienne a déjà reçu une première dose à la date du 6 juillet 2021.

À la date du 2 juillet, un premier cas du variant delta a été détecté dans la ville de São Paulo, mais selon l’Institut Butantan, la prévalence du variant gamma originaire de Manaus dans l’État de Sao Paulo limiterait la propagation du variant indien delta.

Le pays enregistre le plus faible nombre de décès en 24 heures depuis février et la moyenne mobile des décès au cours des sept derniers jours, de 1 296 personnes, est la plus basse depuis le 2 mars.

Le gouvernement français a annoncé le samedi 17 juillet que les personnes vaccinées contre le covid-19 autorisés par l’Agence européenne des médicaments, quelle que soit leur origine, pouvaient désormais entrer sur le territoire français.

La vaccination progresse dans le pays : 60,12% de la population âgée de plus de 18 ans a déjà reçu au moins une dose de vaccin et 22,70 % de la population est totalement vaccinée.

Le pays compte 19 855 015 cas confirmés et 553 892 morts. D’après les données de l’université de médecine Johns Hopkins, le Brésil est le 3ème pays en termes de nombre de contaminations, après les États-Unis et l’Inde, et le 2ème en termes de mortalité. Selon les experts, la crise sanitaire au Brésil reste largement sous-estimée, notamment en raison du manque de dépistages.

 

Chili

Mars 2020

Le 18 mars 2020, le Chili a fermé ses frontières et mis en place un couvre-feu nocturne dans l’ensemble du pays, de 23h00 à 05h00 du matin, dans le cadre d’une mise en place d’une « quarantaine progressive ». Il n’existe pas à ce jour de quarantaine nationale mais certaines zones du pays ont pris des mesures locales de confinement et de restriction des déplacements.

Septembre 2020

Depuis le 2 septembre, les personnes âgées de plus de 75 ans sont soumises aux mêmes restrictions de déplacement que les autres catégories d’âge, selon le degré de confinement de la commune dans laquelle elles résident. L’état d’exception a été prolongé jusqu’au 15 décembre 2020.

Le ministre de la Santé Jaime Mañalich a démissionné le samedi 13 juin, en plein milieu de la pandémie qui frappe son pays, suite aux critiques concernant sa gestion de la crise (notamment l’échec de la “quarantaine dynamique”) et à la controverse concernant les chiffres officiels du coronavirus. Le nouveau ministre est Enrique Paris, chirurgien et ancien président de l’Ordre des médecins.

Le président chilien Sebastian Piñera, qui doit faire face à des contestations sociales en plus de la crise sanitaire depuis plusieurs mois, a annoncé un plan d’aide de 1,5 milliard de dollars US pour la classe moyenne, fortement touchée par la crise économique résultant de la pandémie de coronavirus.

Des mesures locales de confinement et de restriction des déplacements ont été adoptées (liste des mesures et des zones concernées) : leur degré peut varier selon la situation de la commune et son classement dans le cadre des étapes du plan « Paso a paso » [Pas à pas], adopté le 19 juillet par le gouvernement chilien.

La situation de chaque commune et le degré de confinement ou de déconfinement correspondant à chaque étape sont indiqués sur le site https://www.gob.cl/coronavirus/pasoapaso/. La situation sanitaire de chaque commune fait l’objet d’un examen en temps réel et son classement est susceptible d’évoluer.

Le plan dispose de 5 phases de déconfinement, aujourd’hui la majorité du pays est dans la phase 3 de « Préparation ». Les villes actuellement en confinement (phase 1) sont : Ancud, Calbuco, Cañete, Cholchol, Chonchi, Coronel, Freire, Futrono, Hualaihué, La Unión, Lago Ranco, Lautaro, Los Lagos, Los Muermos, Lota, Natales, Osorno, Padre Las Casas, Puerto Montt, Punta Arenas, Puqueldón, Queilén, Quemchi, Temuco, Traiguén, Valdivia.

Les autorités chiliennes ont par ailleurs rendu obligatoire le port du masque dans les lieux publics de la région de Santiago depuis plusieurs mois.

Le Chili a annoncé le mardi 22 septembre qu’il avait signé de nouveaux accords pour recevoir des millions de doses de vaccin contre les coronavirus une fois qu’il sera approuvé.

Octobre 2020

Le lundi 19 octobre, le ministère de la santé a annoncé, dans un communiqué officiel, une série de modifications concernant les mesures de prévention de la COVID-19 dans le pays. Dorénavant, toute personne souhaitant se rendre sur le territoire chilien sera exempté de quarantaine, si elle a réalisé un test PCR qui s’est révélé négatif et datant de moins de 72 heures.

Les théâtres et cinémas sont de nouveau ouverts, mais l’accueil du public est limité à 50% de leur capacité. La consommation de boissons et de nourriture est interdite.

Les Chiliens ont voté, le dimanche 25 octobre, à une très forte majorité en faveur d’une nouvelle Constitution pour remplacer celle héritée de l’ère Pinochet, lors d’un référendum organisé un an après un soulèvement populaire massif contre les inégalités sociales.

Le pays devrait rouvrir ses frontières aux touristes étrangers d’ici fin novembre, uniquement depuis l’aéroport international de Santiago pour le moment et selon des conditions strictes (test PCR négatif, suivi de l’état de santé des personnes entrant au Chili pendants 14 jours, etc.)

Novembre 2020

À partir du 31 décembre, tous les Chiliens et les étrangers entrant au Chili doivent se placer en quarantaine pendant dix jours.

Janvier 2021

Le gouvernement chilien a annoncé que l’état d’urgence sanitaire est prolongé jusqu’en mars 2021.

Le Chili maintient sa confiance dans le vaccin CoronaVac bien que son efficacité soit mise en doute.

Près de deux millions de doses du vaccin contre le covid-19 développé par le fabricant chinois Sinovac sont arrivées le 28 janvier 2021 à l’aéroport international de San Diego, au Chili. Le président chilien Sebastian Pinera y était présent pour accueillir l’arrivée des vaccins.

Février 2021

Le 3 février 2021, le pays a commencé sa campagne de vaccination contre le Covid-19. Moins d’un mois plus tard, plus de trois millions de personnes ont reçu la première dose du vaccin, soit 16% de la population du pays (le Chili compte 19 millions d’habitants). Ce pourcentage est non seulement supérieur à celui de ses voisins (l’Argentine n’a vacciné que 1,65% de sa population, le Brésil 3,43% et Mexico 1,4%), mais aussi plus élevé que ceux de pays tels que l’Espagne ( 9,59%) ou les États-Unis (19,44%). Avec au moins 1 300 centres de vaccinations sur le territoire et la quantité de doses disponibles, le Chili fait office d’exemple régional et mondial dans sa gestion de la crise sanitaire.

Mars 2021

Le 7 mars, Le ministère de la santé (Minsal) a présenté un nouveau rapport sur l’évolution de la pandémie de coronavirus dans le pays. Pour le troisième jour consécutif, plus de 5 000 cas ont été signalés, cette fois le Minsal a fait état de 5 280 nouveaux cas de personnes infectées.

Le 3 février 2021, le pays a commencé sa campagne de vaccination. Après un mois et demi de campagne, les autorités sanitaires sont déjà parvenues à vacciner plus de 2 millions de personnes sur une population d’un peu plus de 19 millions d’habitants, plaçant le Chili en tête des pays d’Amérique latine, et parmi les premiers dans le monde. L’objectif est d’avoir vacciné 80 % de sa population fin juin.

Pourtant, le pays a annoncé le 25 mars le reconfinement des trois quarts de sa population, face à une nouvelle vague de cas de Covid-19 après les vacances de l’été austral. Quatorze millions de Chiliens ne pourront plus sortir de leur domicile, sauf dans des cas d’exception, pour les personnes travaillant, grâce à des attestations fournies par l’employeur. En proportion de sa population, le Chili ne fait pas partie des pays les plus touchés du monde, même si le nombre de décès approche les 23 000. Mais le rebond actuel inquiète fortement les autorités.

Avril 2021 

Le président du Chili, Sebastián Piñera, a annoncé la fermeture des frontières pour le tourisme et l’établissement de restrictions pour entrer et sortir du Chili pendant 30 jours.

Malgré une vaccination massive, l’épidémie est hors de contrôle au Chili. Le pays traverse une nouvelle vague épidémique qui touche notamment les populations plus jeunes, pas encore vaccinées. Le jeudi 8 avril, 8 195 cas positifs ont été confirmés, rappelant les chiffres du mois de mars de l’année 2020. Selon les experts, le virus se répand à une plus grande vitesse que lors du pic de juin 2020, dû à un manque de respect des gestes barrières.

Le gouvernement a décrété un confinement à la fin du mois de mars, avec de fortes restrictions sur les sorties et les déplacements, ainsi que la fermeture des écoles. Les élections prévues en avril ont été décalées de 5 semaines. Selon une étude de l’Université du Chili, la vaccination serait efficace à 56,5% face aux nouvelles contaminations.

Le 22 avril, les autorités ont annoncé une extension de l’horaire réservé à la pratique sportive en plein air, qui débutera à 5h00 (au lieu de 6h00) et finira à 10h00 (au lieu de 9h00) le samedi, le dimanche ainsi que les jours fériés.

L’Ordre des médecins du pays a déclaré que les cinémas, les casinos et les salles de sports ne pouvaient « en aucun cas » ouvrir en phase 2, dite de transition et que la reprise des cours en présentiel devaient avoir lieu à partir de la phase 3, dite de préparation. De son côté, le ministre de l’Éducation Raúl Figuera a assuré qu’après le confinement les écoles et les crèches reprendront les classes présentielles.

Selon une étude publiée par le think tank Espacio Público, les nouveaux cas de la Covid-19 ont diminué de 8,7% au cours des sept derniers jours (du 16 au 23) par rapport à la semaine passée. Le taux d’occupation des lits d’hôpitaux en revanche se maintient à 95%.

Mai 2021 

Au Chili, le bilan de l’épidémie de coronavirus (Covid-19) est passé à 1.215.815 cas de contamination confirmés, soit 4.874 cas supplémentaires lors des dernières 24 heures : 3.133 ont développé la maladie, 1.368 sont des personnes asymptomatiques ayant eu un résultat positif à un test PCR et 373 personnes ont eu un résultat positif à un test PCR mais n’ont pas été notifiées au ministère de la Santé.

À la mi-mai, 60 % de la population a reçu au moins une dose de la vaccination. Le gouvernement prévoit de terminer la vaccination de la population d’ici le 30 juin. Le Chili a donc atteint le chiffre de 7,53 millions de personnes vaccinées avec les deux doses, soit 50% de la population.

Le lundi 24 mai, commence la vaccination (1ère dose) des personnes sans comorbidités de 29 ans, selon le calendrier prévu par le Ministère de la Santé.

Tout au long de la semaine, des secondes doses seront également administrées aux personnes qui ont été vaccinées avec la première dose entre le 26 avril et le 2 mai, aux retardataires âgés de 30 ans ou plus, aux retardataires chroniques âgés de 18 à 24 ans et aux femmes enceintes à partir de 16 semaines d’âge gestationnel. Ce dernier groupe doit soumettre le formulaire de conseil en matière de grossesse disponible sur le site web de Minsal.

Le gouvernement a annoncé le 31 mai que les communes de Tierra Amarilla (région de Atacama), Punitaqui (région de Coquimbo), Los Andes, San Felipe, El Quisco, Puchuncaví (région de Valparaíso), Lo Barnechea, Curacaví, Isla de Maipo (région Métropolitaine), Rancagua, Malloa (région de O’Higgins), Rauco, Pelarco, Villa Alegre (région du Maule), Trehuaco (région du Ñuble), Penco (région du Bio Bio), Pucón, Puerto Saavedra (région de l’Araucanie) et Purranque (région de Los Lagos) retourneront en quarantaine à partir du jeudi 03 juin à 5h00.

Juin 2021

Le rapport quotidien Covid publié le 8 juin par le Ministère de la Santé (Minsal) a une nouvelle fois révélé la situation préoccupante que connaît le pays en matière de pandémie et d’occupation des lits. Dans ce sens, un total de 3 265 de nouveaux patients hospitalisés dans des unités de soins intensifs ont été rapportés, dont 2 771 sont sous ventilation mécanique.

Cela signifie que le taux d’occupation atteint 96,8%, soit le chiffre le plus élevé que le pays ait atteint tout au long de la pandémie.

Actuellement, le pourcentage le plus élevé (ans 23,21% – 741 personnes) d’occupation des lits par groupe d’âge correspond aux moins de 39 du nombre total de patients hospitalisés en soins intensifs, suivis par le groupe des 50 à 59 ans avec 22,81 % (728). En dernière position, arrive le groupe de personnes âgées de plus de 70 ans (13,63% – 435 patients).

Le gouvernement a annoncé le 11 juin que toutes les communes de la région Métropolitaine, ainsi que El Tabo, Casablanca, La Calera (région de Valparaíso), Peumo (région de O’Higgins), Retiro, Curepto (région du Maule) et San Juan de La Costa (région de Los Lagos) retourneront en quarantaine à partir du samedi 12 juin à 5h00.

Le gouvernement a annoncé le 14 juin l’extension de l’alerte sanitaire jusqu’au 30 septembre.

Selon la presse chilienne, les Ministères de l’Éducation et de la Santé travaillent sur des modifications du plan « Step by Step » qui permettraient de maintenir les cours en présentiel même lorsque les communes retourneront en quarantaine. L’objectif est de mettre en place cette disposition dès le retour des vacances d’hiver, sachant que les fonctionnaires de l’éducation ont déjà été vaccinés et que la vaccination des lycéens commencera la semaine du 21 juin 2021.

Le premier cas suspect du variant Delta a été confirmé au Chili le 23 juin.

Le gouvernement a annoncé que les communes de Pica (région de Tarapacá), Huasco (région de Atacama), Salamanca (région de Coquimbo), Algarrobo, Limache, Panquehue (région de Valparaíso), Rancagua, Rengo, Peumo, Pichilemu, Codegua, Machalí, Olivar, Malloa (région de O’Higgins), Linares, Villa Alegre, Molina, Maule, Curepto, Pencahue, Pelarco (région du Maule), San Carlos, Portezuelo, Coihueco (région du Ñuble), Mulchén, Cañete (région du Bío Bío), Mariquina (région de Los Ríos), Osorno, Purranque, Fresia (région de Los Lagos), Cochrane (région de Aysén) et Porvenir (région de Magallanes) passeraient en phase de préparation à partir de ce jeudi 15 juillet à 5h00.

Selon un article publié par La Tercera, le gouvernement travaille sur une proposition pour ouvrir les frontières à partir du 26 juillet : les personnes ayant complété le processus de vaccination pourront voyager à l’étranger, mais devront respecter les mesures sanitaires établies pour entrer  au Chili.

 

Le gouvernement a annoncé que toute les communes de la région Métropolitaine, ainsi que les communes de Caldera (région de Atacama), Monte Patria, Punitaqui (région de Coquimbo), Villa Alemana (région de Valparaíso), La Estrella, Mostazal, Graneros, Litueche, Pichidegua (région de O’Higgins), Longavi, Chanco (région du Maule), Quillón (région du Ñuble), Laja, Coronel, Los Angeles (région du Biobío), Lautaro, Traiguén et Perquenco (région de l’Araucanie), Valdivia (région de Los Ríos), Castro, Calbuco (région de Los Lagos et Chile Chico (région de Aysén) passeraient en phase de préparation à partir de ce lundi 19 juillet à 5h00.

Les autorités sanitaires ont annoncé une flexibilisation de la fermeture des frontières du Chili à partir du lundi 26 juillet, en permettant notamment aux personnes vaccinées (Chiliens et étrangers résidant au Chili) de pouvoir sortir du pays (Radio Bio Bio). La sortie du territoire ne pourra se faire que par l’aéroport de Santiago. Pour entrer au Chili, l’obligation de présenter un test PCR négatif réalisé moins de 72 heures avant l’embarquement et de respecter un isolement de 10 jours sera cependant maintenue même pour les vaccinés. En revanche, les frontières chiliennes resteront fermées pour les étrangers non-résidents au Chili.

Le ministre de l’Éducation, Raúl Figueroa, a mis en avant le retour progressif et optionnel des cours en présentiels de tous les établissements scolaires sur le territoire national à partir du 26 juillet et a indiqué que les conditions sanitaires étaient réunies pour cette réouverture (24 Horas). 

 Le gouvernement a annoncé le 26 juillet que les communes de María Elena, Calama (région de Antofagasta), Alto del Carmen (région de Atacama), Coquimbo, La Serena, Salamanca, Río Hurtado, Andacollo (région de Coquimbo), Hijuelas, Quillota (région de Valparaíso), Malloa, Rengo, Peumo (región de O’Higgins), Romeral, Molina, Maule, Curepto, Pencahue, Pelarco (région du Maule), El Carmen, Yungay, Portezuelo, Coihueco, Pemuco (région du Ñuble), Cunco (région de l’Araucanie), Ancun, Quemchi (région de Los Lagos) et Río Ibáñez (région de Aysén) passeraint en phase d’ouverture initiale à partir de jeudi 28 juillet à 5h00.

Les communes de Huara (région de Tarapacá), Copiapó (région de Atacama), Illapel (région de Coquimbo), Papudo, Santa María, La Ligua, Rinconada, San Antonio (région de Valparaíso), Teno, Retiro, Colbún, Constitución, Licantén (région du Maule), Los Álamos, San Rosendo, Alto Biobío (région du Biobío), Gorbea, Carahue, Collipulli, Los Sauces (région de l’Araucanie), Río Bueno, Máfil (région de Los Ríos), Puyehue, San Juan de la Costa et Puqueldón (région de Los Lagos) passent en phase de transition à partir du 28 juillet à 5h00.

Les autorités ont également annoncé que les communes de Toltén (région de l’Araucanie), Los Lagos et Paillaco (région de l’Araucanie) passeraient en phase de transition à partir de ce jeudi 28 juillet à 5h00 (radio Bio Bio).

 

Le Chili fait état de 1 696 336 cas confirmés et 35 928 morts.

 

Colombie

Mars 2020

Le gouvernement colombien a déclaré un confinement national le 24 mars minuit, réagissant ainsi très tôt face à la crise du coronavirus. Dans son discours du 26 avril le président a déclaré que le déconfinement serait un « processus graduel », il a signalé que les gouverneurs et les maires doivent continuer à prendre des mesures pour limiter la propagation du virus. Le ministre de l’économie a déclaré : « le principal est de protéger les vies, mais nous devons, main dans la main, relancer progressivement l’économie […], les maires seront la clé de ce déconfinement graduel ».

Septembre 2020

La quarantaine nationale a pris fin dans le pays le lundi 31 août 2020. Cela signifie que la quasi-totalité des citoyens et des entreprises peuvent reprendre leurs activités – sous réserve des limites et des mesures de protection indiquées par les autorités de chaque ville et municipalité – et que seule une petite partie de la population est dorénavant soumise à des restrictions.

Depuis le 1er septembre le pays est entré dans la phase d’isolement sélectif et responsabilité individuelle” qui vient d’être prolongée jusqu’au 1er décembre minimum. Cette nouvelle phase a été décrite par le président Ivan Duque comme “plus régis par des interdictions, mais par des restrictions spécifiques où nous continuerons à progresser dans l’ouverture des secteurs avec les protocoles qui ont été établis par le ministère de la santé”.

Trois types d’activités sont toujours interdites dans le pays :

  •   Les événements de nature publique ou privée impliquant des regroupements importants,
  •       Les bars, discothèques et salles de danse,
  •   La consommation de boissons alcoolisées dans les espaces publics et les établissements commerciaux, bien que leur vente ne soit pas interdite.

Comme lors des étapes antérieures, les maires sont chargés, avec les ministères de la santé et de l’intérieur, de réglementer le retour des activités économiques et une grande responsabilité est donné à chaque citoyen pour limiter au maximum la propagation du virus.

Octobre 2020

Le 1er octobre, le gouvernement national a entamé la deuxième phase de réactivation de l’opération internationale pour les vols commerciaux, qui comprendra le fonctionnement des aéroports suivants : l’aéroport Ernesto Cortissoz à Barranquilla, l’aéroport El Edén en Arménie, l’aéroport Palonegro à Bucaramanga et l’aéroport Matecaña à Pereira. Les aéroports de Bogota, Cali, Rio Negro et Cartagena sont réouverts depuis le 21 septembre 2020. La réactivation des vols internationaux continue et le nombre de vols devraient augmenter dans les prochaines semaines.

Les autorités colombiennes ont décidé de prolonger la fermeture des frontières terrestres et maritimes jusqu’au 1er novembre. Une circulaire du ministère colombien des affaires étrangères destinée aux consulats d’Argentine, d’Allemagne, du Canada, du Chili, d’Espagne, de France et des Pays-Bas évoque la possibilité de « restreindre temporairement » l’entrée dans le pays des citoyens de ces pays.

Le président Ivan Duque a annoncé que les vaccins contre le covid-19, qui sont approuvés et acquis par l’État colombien, seront livrés gratuitement et en temps utile à la population colombienne. Le gouvernement doit encore discuter la possibilité de rendre le vaccin gratuit pour tous (qui était l’objectif initial)

La Colombie approuve une loi pour l’accès libre et universel au vaccin contre la covid-19.

Janvier 2021

Le 6 janvier 2021 a été publiée une circulaire commune du Ministère de la santé et du Ministère de l’intérieur incluant de nouvelles restrictions à imposer par les maires, en fonction du niveau d’occupation des unités de soins intensifs dans chaque municipalité. Face à la préoccupante augmentation du nombre de cas, un couvre-feu entre 20h et 5h a été très largement adopté par de nombreuses villes.

Le pays, qui a dépassé la semaine dernière le seuil des 50 000 morts, est l’un des plus touchés d’Amérique latine.

Le ministre de la santé Fernando Ruiz a déclaré que les 50 000 premières doses de vaccin sont en route et devraient arriver en Colombie à la fin du mois de février.

Février 2021

Le lundi 15 février, la Colombie a reçu la première livraison du vaccin Pfizer. Les premières doses seront administrées dans les villes de Sincelejo et Montería, qui ouvriront la campagne de vaccination qui a pour ambition d’immuniser 35 millions de colombiens pour l’année 2021. Seules les régions de Vaupés et Amazonas resteront pour le moment en dehors de la campagne de vaccination, du fait du manque d’infrastructures pouvant conserver les doses de vaccins de Pfizer.

La Colombie a prolongé la fermeture des frontières jusqu’au 1er juin 2021.

Mars 2021

Une livraison de 117 000 doses du vaccin Pfizer est arrivée à Bogota le lundi 1er mars 2021. La Colombie était en rupture de doses depuis le 17 février et était parvenue difficilement à immuniser 130 000 personnes jusque-là.  La Colombie devient ainsi le premier pays des Amériques à recevoir les doses par le biais du mécanisme COVAX, avec lequel il a été convenu de livrer 20 millions de doses pour la vaccination de 10 millions de Colombiens.

Avril 2021

Le président colombien, Ivan Duque, a annoncé une série de recommandations aux autorités locales pour restreindre dès lundi 5 avril la mobilité et contenir au maximum le troisième pic de la pandémie de coronavirus.

Les mesures, qui s’appliqueront jusqu’au 19 avril, sont différentes dans chaque municipalité. Elles s’appliquent en fonction du niveau d’occupation des unités de soins intensifs (UCI) de chaque ville et, dans les cas les plus extrêmes, comprennent la restriction de la mobilité entre six heures du soir et cinq heures du matin lorsque l’occupation est supérieure à 85%.

Le Président Iván Duque a annoncé le samedi 10 avril que la Colombie avait atteint 3 millions de vaccinés.

Face à l’augmentation du nombre d’infections, le gouvernement colombien a annoncé le lundi 19 avril la prolongation des restrictions pour au moins deux semaines supplémentaires, avec des mesures telles que le couvre-feu nocturne et des restrictions d’accès aux supermarchés, aux banques et à d’autres commerces, en fonction du taux d’occupation des unités de soins intensifs dans chaque ville.

Les villes dont le taux d’occupation est supérieur à 85% auront un couvre-feu de 18 heures à 5 heures du matin, tandis que dans celles dont le taux d’occupation est compris entre 80 et 85%, cette limitation de la circulation des personnes commencera à 20 heures.

Mai 2021 

Les restrictions se poursuivent en Colombie, les mesures restent en place dans les grandes villes du pays, en plus des nouveaux décrets pris par les administrations locales.

En 83 jours du Plan National de Vaccination, qui s’est terminé le 10 mai, la Colombie a réussi à appliquer 6 478 808 doses, ce qui a permis de vacciner déjà 2 440 975 personnes. Ce nombre est équivalent à 6,97 % des 35 millions (70 % de la population) nécessaires pour atteindre l’immunité collective.

Le gouvernement national a publié le 19 mai la résolution 0667 par laquelle les passages frontaliers maritimes, terrestres et fluviaux avec le Panama, l’Équateur, le Pérou et le Brésil sont ouverts à partir de zéro heure le 19 mai 2021.

La vaccination anticovidale se poursuit en Colombie, trois millions de personnes ont déjà reçu les deux doses.

Le pays a reçu le 23 mai au soir un nouveau lot de vaccins contre la covid-19. Il s’agit d’un million de doses du laboratoire Sinovac, obtenu grâce à l’accord bilatéral que le pays a conclu avec ce laboratoire.

Alors que le gouvernement national célèbre le fait que le Plan national de vaccination a atteint l’objectif de 10 millions de personnes vaccinées à la fin du mois de mai, le nombre d’infections au covid-19 continue de croître.

Juin 2021

Le 2 juin, le ministère de la Santé a publié la résolution 777, qui définit les critères de développement des activités économiques et sociales et les mesures de biosécurité à prendre pendant la phase de réactivation dans laquelle le pays entre le 8 juin.

Au 4 juin 2021, la Colombie passait la barre des 90 000 morts du covid-19.  Au 8 juin, le pays a enregistré pour la deuxième semaine consécutive les chiffres les plus élevés de la pandémie, 15 mois après l’apparition du premier cas dans le pays.

Le Ministère de la Santé a indiqué que le 14 juin 24 376 nouveaux cas de COVID-19 ont été confirmés dans le pays. En outre, un nombre record de décès a été signalé.

Le 16 juin, il a été décidé que, pour accélérer le processus de vaccination, les personnes âgées de 45 ans et plus n’ont pas besoin de programmer ou de s’inscrire sur le portail Mi vacuna, il suffit de se présenter avec sa pièce d’identité pour recevoir la dose.

Le 17 juin la France a inscrit plusieurs pays, dont la Colombie, sur sa liste « rouge », qui limite l’entrée des voyageurs en provenance de ces territoires, sauf s’ils ont une raison de force majeure qu’ils peuvent faire valoir auprès des autorités.

Le 18 juin L’Invima a approuvé le protocole d’un essai clinique de 13 mois en Colombie pour la phase III du vaccin contre la Covid-19, qui est développé par la société pharmaceutique Sanofi Pasteur.

Le ministre de la santé, Fernando Ruiz, a annoncé le 18 juin que trois millions de vaccins Sinovac destinés au secteur privé arriveront d’ici le 28 juin.

Le Ministère de l’éducation a publié le 19 juin de nouvelles directives pour le retour en classe dans tous les établissements d’enseignement publics et privés du pays.

Jeudi 24 juin, la Colombie a reçu un nouveau lot de vaccins Pfizer et Bogota reprend ce vendredi 25 juin l’application de la deuxième dose de ce vaccin à ceux qui en ont besoin.

Le 29 juin, les États-Unis ont fait don de 2,5 millions de doses de Janssen, qui seront appliquées dans les petites municipalités.

Le Ministère de la santé a confirmé mardi 29 juin 25 880 nouveaux cas de covid-19 en Colombie, portant le nombre total d’infections à 4 213 074. Le nombre d’infections quotidiennes dans le pays a diminué.

Juillet 2021

Au 1er juillet, Juan David Escobar, président de Seguros SURA Colombie, a annoncé à la radio la création de la société VaxThera en 2023 qui produira le vaccin de rappel contre le covid-19.

Le dimanche 11 juillet, selon l’Institut national de la santé (INS), 19 423 nouveaux cas de coronavirus ont été enregistrés dans le pays, un chiffre en baisse par rapport au samedi 26 juin où 33 594 ont été recensés, soit le nombre de cas le plus élevé à ce jour dans la pandémie.

La maire de Bogota, Claudia López, a déclaré que la ville est sortie de l’alerte rouge, en référence à la réduction de l’occupation des lits de soins intensifs, qui s’élève désormais à 84 %.

Avec 24 millions de doses appliquées contre le covid-19, le Plan National de Vaccination (PNV) a dépassé les objectifs proposés, à tel point que le gouvernement national envisage de lever les restrictions d’âge et d’unifier toutes les étapes pour avancer dans ce processus.

Le Consulat général d’Espagne à Bogotá a annoncé dans un communiqué de presse que de nouvelles restrictions temporaires seront appliquées à l’entrée en Espagne des voyageurs en provenance de plusieurs pays, dont la Colombie.

Le maire a expliqué que ces réouvertures seraient accompagnées de protocoles de biosécurité et de progrès en matière de vaccination. Cependant, on s’inquiète des effets possibles du variant delta dans la capitale.

 

Actuellement, le pays compte 4 732 582 cas confirmés et 119 019 morts.

 

Équateur

Mars 2020

Le 16 mars 2020 a été déclaré l’état d’alerte sur tout le territoire national équatorien. Le décret 1017 du 17 mars 2020 limite le droit à la libre circulation, avec un certain nombre d’exceptions. Après avoir été prolongé à plusieurs reprises par le président Lenín Moreno, l’état d’urgence a pris fin le 13 septembre 2020.  Le gouvernement fait appel à la “responsabilité citoyenne” pour lutter contre la covid 19 et délègue aux autorités locales et régionales le choix d’appliquer des restrictions.

Un Comité des Opérations d’Urgence national (COE), dirigé par le vice-président de la République, a été mis en place. Il assure la liaison avec les coordinations territoriales (comités locaux ou provinciaux). Avec la fin de l’état d’urgence, le COE a ordonné aux autorités des différentes régions de « promouvoir les normes de prévention et de contrôle pour contenir la propagation massive de COVID-19 en Équateur », selon des informations officielles. Les décisions seront dorénavant prises à l’échelle des régions.

Mai 2020

Depuis le 4 mai 2020, le gouvernement parle de « nouvelle normalité » (mesure permettant de relancer le secteur économique), la situation est dorénavant évaluée par les gouvernements de chaque canton pour étudier la mise en place de mesures sanitaires appropriées à chaque région. Trois types de zones sont définies pour chacun des 221 cantons :

  •       Zone Verte : reprise du travail avec un maximum de 70 % de personnel à la fois ; la circulation des véhicules est définie par des plaques à numéros pairs ou impairs.
  •       Zone Jaune : Priorité donnée au télétravail, maximum 50 % du personnel en présentiel. Les entreprises peuvent reprendre leur activité selon des conditions strictes. Couvre-feu entre 23 heures et 5 heures du matin.
  •       Zone Rouge : Les activités commerciales sont autorisées avec 30 % de la capacité. Le travail présentiel reprend dans les secteurs public et privé avec 30 % du personnel au maximum. Circulation interdite en we et autorisée deux jours par semaine en fonction de la plaque minéralogique de la voiture. Couvre-feu entre 18h et 5 heures du matin.

La majorité du pays est dorénavant en zone jaune (205 cantons sur 221) y compris les provinces de Guayas (Guayaquil) ou de Pichincha (Quito). 2 cantons restent néanmoins en zone rouge et 14 sont actuellement en zone verte. Dans la plupart des cas, les autorités locales ont prévu de poursuivre certaines restrictions afin de limiter la propagation du virus.

À l’échelle nationale :

  •   Les frontières terrestres internationales sont maintenues fermées.
  •       Les cours des différents niveaux d’enseignement sont toujours suspendus.
  •       L’ouverture et le fonctionnement des bars, discothèques, karaokés, billards, centres de divertissement pour enfants, et toute activité qui ne garantit pas la distance sociale sont interdits.
  •       Les activités physiques dans les lieux fermés sont limitées, à l’exception des pilotes agréés par le COU des cantons qui sont dans le vert. Dans les lieux ouverts, les activités individuelles sont toujours autorisées, conformément aux directives émises par le COU national.
  •   Les représentations publiques dans des espaces ouverts et fermés, ainsi que les foules, sont interdites.

Septembre 2020

Depuis la fin de l’État d’urgence, annoncé le 13 septembre par le président Lenín Moreno, l’Équateur a levé la majorité des restrictions.

Octobre 2020

Le dimanche 25 octobre, le ministre équatorien de la santé, Juan Carlos Zevallos López, a demandé à la population de “ne pas baisser la garde” et appelle à la coresponsabilité dans la lutte contre le virus.

La province de Pichincha (Quito) regroupe plus de 35% des cas de contamination du pays.

Décembre 2020

Le 21 décembre, le président Moreno a décrété l’état d’urgence et un couvre-feu pour combattre la covid-19.

Janvier 2021

Le couvre-feu, les restrictions sur les plaques d’immatriculation et d’autres mesures de contrôle ont été levés le 3 janvier, suite à la décision de la Cour constitutionnelle. Avec cette déclaration, l’état d’exception a pris fin.

Les contrôles sont renforcés dans les villes pour prévenir une nouvelle vague de covid-19. Les comités cantonaux d’intervention d’urgence (COE) ont fixé des limites de capacité d’accueil pour les établissements commerciaux et les bus.

Février 2021

Pour freiner le COVID-19 pendant le carnaval, les municipalités ont pris plusieurs mesures telles que la fermeture ou l’accès limité aux plages et l’interdiction de réunions festives.

Les autorités équatoriennes ont décidé de prolonger d’un mois le télétravail dans les secteurs de l’administration et de l’éducation, dans le cadre des restrictions imposées pour prévenir la propagation du coronavirus.

Mars 2021

Dans la nuit du 28 au 29 mars, le Comité national des Opérations d’Urgences (COE) a décrété de nouvelles mesures en prévision de la semaine sainte :

– L’interdiction de la vente et de la consommation d’alcool à partir de 18h00 le vendredi 2 et le samedi 3 avril. La même mesure s’appliquera mardi 30 avril et mercredi 1er mai prochains, pendant le congé de la Journée internationale des travailleurs.

– Un appel a été lancé aux COE cantonaux pour qu’ils ferment leurs plages les 2, 3 et 4 avril, du vendredi saint au dimanche de Pâques.

– Suspension des manifestations massives.

– Restriction de la circulation des véhicules légers sur les routes nationales. Le contrôle des plaques d’immatriculation sera effectué de 12h00 à 00h00. La restriction se déroulera comme suit : le jeudi 1er avril et le samedi 3 avril, les véhicules avec des plaques d’immatriculation impaires ne seront pas autorisés à circuler (entre 00h00 et 12h00) ; tandis que le vendredi 2 avril et le dimanche 4 avril, les véhicules avec des plaques d’immatriculation paires ne seront pas autorisés à circuler.

Le nombre de cas de covid-19 a augmenté de 13,4% en un mois en Équateur.

Avril 2021

Le 12 avril, les municipalités de Quito et de Guayaquil ont ordonné des restrictions de circulation des véhicules dans leurs juridictions, en reprenant le plan « Hoy No Circula » tandis que le Conseil municipal interdit la circulation des personnes après 22h00.

Les autorités équatoriennes maintiennent les restrictions pour freiner la propagation de la pandémie de covid-19, mais ont exclu l’imposition d’un confinement total.

Face à l’augmentation de cas, le secrétaire de cabinet de la présidence de la République, Jorge Wated, a annoncé le 18 avril qu’un quatrième état d’urgence sera demandé pour stopper la propagation du virus. Le dernier état d’urgence a duré du 2 au 9 avril, avec des restrictions sur la circulation des personnes entre 20 heures et 5 heures du matin.

Le Comité des opérations d’urgence (COE) a précisé qu’il n’envisageait pas la possibilité de revenir à un confinement total. En outre, il a assuré qu’ils coopéreront avec les institutions pour assurer « l’efficacité et l’équilibre entre la protection de la santé des Équatoriens, le développement des activités économiques et la bonne application de la loi ».

Le 26 avril, les activités ont repris dans les 16 provinces, sous l’état d’urgence, après un week-end de confinement total. Entre le 26 et le 30 avril 2021, le couvre-feu commencera à 20h00 et se terminera à 05h00. Le vendredi 30, qui sera un jour férié pour la fête du travail, la restriction commencera à 20h00 et sera suivie du deuxième couvre-feu total du week-end, établi dans le décret 1291 du président Lenin Moreno. Dans les 16 provinces, le confinement sera appliqué chaque week-end jusqu’au 20 mai.

Le décret sur l’état d’urgence a établi que les travailleurs des secteurs public et privé seront autorisés à télétravailler dans le cadre d’activités qui le justifient. Les cours  seront dispensés à distance.

La circulation des véhicules privés est libre, la mesure « Hoy no circula » de la municipalité de Quito ne sera pas appliquée avant le 20 mai. Les transports publics urbains, ainsi que les transports inter et intra-provinciaux, fonctionneront normalement. Toutefois, son fonctionnement sera conforme aux calendriers établis par chacune des municipalités, l’EOC cantonal et l’Agence nationale des transports.

Mai 2021

Le lundi 10 mai 2021 a commencé l’avant-dernière semaine de couvre-feu, appliqué dans 16 provinces du pays.

Le jeudi 20 mai à 23h59, l’état d’urgence prendra fin.

Les cours sont toujours suspendus dans les établissements d’enseignement du pays, a annoncé Juan Zapata, directeur de l’ECU-911 et chef du Comité des opérations d’urgence (COE) national, jeudi 20 mai 2021 au matin.

Le 20 mai, Le Comité national des opérations d’urgence (COE) a adopté les dernières résolutions pour contrôler la pandémie, quatre jours avant la fin du mandat du gouvernement du président Lenín Moreno.

À partir du 21 mai, le couvre-feu et l’interdiction des rassemblements sociaux sont suspendus. Toutefois, le Comité national des opérations d’urgence (COE) a annoncé le maintien des mesures suivantes:

  • Bien que le CE ait laissé ouverte la possibilité que le nouveau gouvernement autorise des plans pilotes pour un retour progressif en classe, les cours sur site sont toujours suspendus.
  • Le télétravail reste en vigueur pour les secteurs public et privé. Toutefois, prochainement, il pourrait laisser place au travail en face à face.
  • L’interdiction des événements de masse se poursuit.
  • Les frontières terrestres restent fermées.
  • Le dimanche, il n’y aura pas de vente de boissons alcoolisées.
  • Les touristes pourront entrer dans le pays avec un carnet de vaccination comportant des doses complètes ou avec un test PCR ou antigène négatif effectué au maximum 72 heures avant l’entrée.

Les municipalités, quant à elles, misent sur de nouvelles règles qui visent à relancer l’économie, sans pour autant négliger certaines restrictions pour éviter la contagion covid-19.

Juin 2021

Le 7 juin, l’Équateur a entamé un retour progressif des élèves dans le cadre d’un plan pilote impliquant 1 301 écoles. Ce plan « graduel, progressif et contrôlé » s’applique notamment dans la zone côtière, alors que dans les hautes terres et en Amazonie, l’année scolaire touche à sa fin. La réouverture concerne le total de 120 000 élèves.

Les cours en présentiel en Équateur étaient suspendus depuis mars 2020, après qu’une urgence sanitaire a été déclarée en raison de la pandémie du nouveau coronavirus, et depuis lors, ils sont enseignés virtuellement.

Le 19 juin, le gouvernement de l’Équateur a appelé à reprendre progressivement le travail en présentiel, malgré un niveau encore élevé de contagion et un retard dans le plan de vaccination de la population.

Le président Guillermo Lasso, qui a pris ses fonctions le 24 mai et a hérité d’un programme de vaccination controversé de son prédécesseur, Lenín Moreno, a appelé les Équatoriens à reprendre le travail à partir du 1er juillet, mais de manière progressive et en respectant des règles strictes de biosécurité.

Le 21 juin, les représentants de la table technique de la Santé du CE local ont annoncé que la ville de Guayalquil passerait au niveau 1 sur l’échelle d’alerte épidémiologique fixée il y a plusieurs semaines pour le canton. Ce changement implique la levée d’un certain nombre de restrictions, avec l’augmentation de la capacité et des horaires de circulation des véhicules. La décision a été prise à l’appui d’indicateurs épidémiologiques. Le nombre de nouveaux cas de covid-19 diagnostiqués a diminué à Guayaquil, ainsi que les décès dus au virus et l’occupation des unités de soins intensifs pour les cas critiques de la maladie.

Juillet 2021 

La province de Pichincha, dont la capitale est Quito, est la plus touchée des 24 juridictions du pays, avec 53 nouveaux positifs, portant son chiffre total à 167 634. Guayas, dont la capitale est Guayaquil, compte 66 412 cas confirmés.

Depuis le 15 juillet, l’Équateur demande un test PCR et un isolement de dix jours aux voyageurs dont le point d’origine, l’escale ou le transit a été le Brésil ou l’Inde.

Le pays fait état de 481 951 cas confirmés et 30 908 morts.

 

Paraguay

Mars 2020

Depuis le 10 mars 2020, sont instaurées la fermeture des écoles et des universités ainsi que l’interdiction de rassemblements à caractère sportif, culturel, religieux ou politique, qu’ils soient privés ou publics.

Octobre 2020

Le pays a limité la crise du coronavirus en adoptant très tôt des mesures. La quarantaine a été imposée 3 jours après la détection du premier cas de coronavirus. Depuis le 5 octobre le pays est dans une phase de « nouvelle normalité » après avoir suivi un déconfinement en 4 phases initié en mai.

Le 16 octobre, le président de la République du Paraguay, Mario Abdo, a affirmé que le pays était sur la bonne voie et que les chiffres de la covid étaient “bons” en comparaison à d’autres pays de la région. Il a également incité les citoyens à ne pas baisser la garde concernant les mesures sanitaires contre le virus.

La frontière terrestre avec le Brésil a été rouverte le 15 octobre et les vols internationaux ont repris depuis le 21 octobre (avec des règles d’hygiène strictes).

Depuis le 16 novembre, les événements sociaux d’au maximum 75 personnes sont de nouveau autorisés dans le pays.

Le ministre de la santé paraguayen, Julio Mazzoleni, a déclaré que le pays serait prêt à recevoir des vaccins uniquement lorsque leur efficacité aura été démontrée.

Janvier 2021

Le Paraguay maintient jusqu’au 31 janvier l’interdiction de voyager la nuit et l’interdiction des réunions de masse.

Février 2021

Un nouveau décret prolonge jusqu’au 21 février les mesures sanitaires prévues dans le cadre de la pandémie covid-19.

Mars 2021

Dimanche 7 mars, pour la troisième journée consécutive, des centaines de personnes ont manifesté au Paraguay pour exiger la démission du président Mario Abdo Benítez, critiqué pour sa gestion de la pandémie et l’effondrement du système de santé.

Le Paraguay a décrété 24 zones rouges avec un renforcement des restrictions et la suspension des cours en raison de la résurgence du coronavirus. La capitale Asunción et une longue liste de villes, y compris les villes frontalières de Ciudad del Este et Encarnación, appliquent un couvre-feu à partir de 20 heures et une mobilité et des heures de travail restreintes.

Avril 2021 

Le gouvernement a annoncé le 5 avril une levée progressive des restrictions qui avaient été imposées jusqu’à la fin de Pâques, avec toutefois des limitations sur la circulation nocturne, et dans le cadre des mesures visant à freiner la propagation de la pandémie.

Les restrictions en vigueur depuis le 5 avril incluant des limitations des heures de circulation et de la vente d’alcool ont été prolongées jusqu’au 19 avril.

Le plan de levée progressive de l’isolement préventif qui a pris fin le 12 avril prévoit la circulation des personnes entre 5 heures et 23 h 59. Il permet également l’activité des commerces essentiels et non essentiels, y compris les restaurants, ceux-ci avec une présence maximale de quatre personnes, sur rendez-vous préalable et à la distance réglementaire.

Le président Mario Abdo Benitez a prolongé les mesures sanitaires en vigueur jusqu’au 26 avril.

Le 24 avril, le gouvernement a décrété le retour des restrictions de la circulation entre 20h00 et 5h00 du matin en zones classées rouges. Ces mesures seront en vigueur d 27 avril au 10 mai.

Mai 2021 

Le Paraguay entame le 4 mai une nouvelle période de restrictions jusqu’au 10 mai.

Le degré des restrictions dépend de la situation sanitaire de chaque zone, mais elles prévoient des interdictions de circulation pendant la nuit et des mesures de prévention sanitaire pour le commerce, l’hôtellerie et les activités sportives et éducatives.

Le mardi 11 mai, de nouvelles restrictions seront appliquées et prolongées pendant deux semaines. La circulation sera à nouveau autorisée de 05:00 à 23:59.

Un décret déjà signé en avril commence à circuler pour rappeler que le 11 mai de nouvelles restrictions s’appliquent pour prévenir la propagation du coronavirus qui durera deux semaines. La restriction horaire sera de 00h00 à 5h00 et les restaurants devront fonctionner jusqu’à minuit via la programmation et le respect des autres soins préventifs contre le covid-19. L’enseignement primaire et secondaire peut être dispensé en mode hybride, tandis que les étudiants universitaires doivent étudier à distance.

En ce qui concerne les activités : les activités sociales peuvent être réalisées avec 12 personnes, y compris le noyau dur de l’invité, les événements religieux peuvent être réalisés avec jusqu’à 75 personnes, tandis que les événements en plein air peuvent être réalisés avec jusqu’à 100 personnes.

Le Paraguay pourrait bientôt recevoir des États-Unis des vaccins d’AstraZeneca, Pfizer, Moderna et Johnson & Johnson suite aux démarches entamées par le président du pays auprès de Joe Biden.

La presse a annoncé le 22 mai que le Paraguay prolongera jusqu’au 7 juin les mesures sanitaires actuelles, qui permettent la circulation des citoyens entre 05h00 et 23h59, entre autres points, selon le décret présidentiel publié samedi.

Le pouvoir exécutif prolonge ainsi le décret précédent, qui s’appliquait du 11 au 24 mai, après une période de restrictions entre fin avril et début mai pour tenter de réduire les contagions et la propagation du coronavirus.

Le Paraguay a décidé d’adopter cette stratégie de « sciage » pour alterner les restrictions les plus sévères avec des périodes un peu plus laxistes, afin d’atténuer l’impact économique des mesures les plus sévères et aussi pour réduire la lassitude sociale à l’égard des protocoles restrictifs.

Juin 2021

Jusqu’au 7 juin, la circulation est ouverte jusqu’à minuit, par rapport aux périodes où elle était limitée jusqu’à 20h00. On a validé également l’ouverture de restaurants et de traiteurs, avec des espaces bien ventilés et respectant la distanciation sociale.

Les institutions éducatives continueront leurs activités en mode virtuel ou hybride (semi-présentiel).

Selon la presse paraguayenne, les premiers jours de juin ont été marqués par des records consécutifs de décès dus au Covid-19, tandis que les décès et les contagions devraient continuer à augmenter fin juin et début juillet, face à la démission des autorités sanitaires en raison du manque de vaccins, de lits thérapeutiques, de professionnels blancs débordés et du manque d’oxygène.

Le dimanche 6 juin, le ministre de la Santé, Julio Borba, a déclaré que le système de santé était saturé. Selon les données du Ministère de la Santé, les décès dus au coronavirus de janvier à mai de cette année ont augmenté de 400% par rapport au nombre enregistré sur toute l’année 2020.

La Présidence de la République a annoncé le 5 juin via son compte Twitter la prolongation de la validité du décret 5161 par lequel des mesures ont été établies dans le cadre de la pandémie de covid-19, jusqu’au 21 juin 2021. Le pouvoir exécutif avait prolongé la validité de ce décret du 21 mai à ce lundi 7 juin.

Juillet 2021 

Le Paraguay a prolongé les restrictions jusqu’au 12 juillet.

Face à la situation sanitaire complexe du pays, le gouvernement paraguayen a décidé de renforcer Les restrictions à l’égard des passagers en provenance de l’étranger. Sans fermer Les frontières, il a imposé une quarantaine de cinq jours pour les nationaux et les étrangers, avec un test le dernier jour : si le test est positif, ils doivent rester en isolement pendant sept jours supplémentaires. En outre, les visiteurs doivent avoir un PCR négatif et une assurance médicale (sauf pour les résidents du Mercosur).

Le Paraguay compte 449 367 cas de personnes contaminées et 14 553 morts.

 

Pérou

Mars 2020

Le 16 mars 2020, le Pérou a déclaré l’état d’urgence qui a été prolongé jusqu’au 30 novembre par l’ex-président Martín Vizcarrai. La quarantaine totale, au niveau national, a pris fin le mardi 30 juin. Auparavant, le gouvernement avait publié un autre décret suprême qui étendait l’urgence sanitaire, mesure qui, contrairement à l’état d’urgence, n’affecte pas les libertés individuelles mais donne au gouvernement des facilités pour passer des contrats ou acheter les ressources nécessaires pour faire face à la pandémie. L’urgence sanitaire, qui allait prendre fin le 7 septembre, a été prolongée de 90 jours jusqu’au 7 décembre.

Un couvre-feu est toujours maintenu entre 23h00 à 04h00 tous les jours de la semaine.

Août 2020

Depuis juillet 2020, les vols nationaux ont repris dans le pays.

À Lima, ville la plus touchée avec 60% des cas, les hôpitaux sont surchargés. De longues files de personnes attendant de recevoir de l’oxygène pour soigner des membres de leur famille à leur domicile se créent un peu partout puisque les hôpitaux ne peuvent plus accueillir tous les patients.

Septembre 2020

L’ex-président Martin Vizcarra a annoncé le mercredi 9 septembre l’approbation d’un décret d’urgence pour faciliter l’acquisition de vaccins contre le coronavirus (COVID-19). Cet état d’urgence régit le pays jusqu’au 30 novembre au moins. Il a également rappelé qu’il n’y avait plus de quarantaine dans plusieurs régions mais qu’il reste important pour les citoyens de respecter certaines règles telles que l’utilisation de masques dans les lieux publics et d’éviter les rassemblements.

Octobre 2020

Les vols internationaux ont repris depuis le 5 octobre 2020.

À ce stade, seuls existent entre Lima et Paris les vols « spéciaux » autorisés par le gouvernement péruvien, comme cela a été le cas depuis le début de l’état d’urgence.

Les autorités des stations balnéaires, dans le nord du pays, de Tumbes, Piura, Lambayeque et La Libertad ont pris toute une série de mesures pour limiter l’accès aux plages, tels que le contrôle de la capacité des plages, la désinfection, le nettoyage et une présence policière accrue afin de prévenir la propagation du nouveau coronavirus. Les plages de Lima ont également fait l’objet de mesures restrictives.

Le 25 octobre, l’ex-président péruvien, Martin Vizcarra, a annoncé la fin du confinement les dimanches dans tout le pays. Cependant, le couvre-feu reste maintenu entre 23h00 et 04h00.

Novembre 2020

Le 9 novembre 2020, sur la base de l’article 113 de la Constitution, le Congrès péruvien a voté la destitution de Vizcarra de la présidence du pays en invoquant son « incapacité morale ». Il a été remplacé par le président du Congrès, Manuel Merino. Après 6 jours de protestations dans le pays, Merino a finalement renoncé à la présidence le 15 novembre. Les prochaines élections présidentielles dans le pays sont prévues pour avril 2021. C’est le membre du congrès Francisco Sagasti qui assume la présidence du Pérou depuis, au milieu de la crise politique qui affecte le pays.

Le ministère de l’économie et des finances (MEF) a approuvé lundi 23 novembre l’émission interne et externe d’obligations souveraines, en un ou plusieurs placements, pour un montant maximum de 4 milliards de dollars. Le décret d’urgence n° 051-2020 permettra de financer les dépenses destinées à la prévention et à l’endiguement de la COVID-19 et à la réactivation économique.

Le Pérou autorise la réouverture des cinémas, des stades et des casinos après neuf mois de fermeture due à la pandémie

Le Pérou suspend les essais cliniques d’un vaccin chinois. Le ministère péruvien de la Santé a confirmé avoir suspendu temporairement, par précaution, les essais cliniques après la détection de complications chez l’un des volontaires de ces tests.

Le vice-ministre de la santé publique, Luis Suarez, a indiqué que le gouvernement évalue actuellement des mesures supplémentaires qui seront annoncées dans les prochains jours afin de prévenir de nouveaux cas de coronavirus dans le pays.

Janvier 2021

Le Pérou décrète une deuxième vague et renforce les restrictions.

L’exécutif a instauré une quarantaine le dimanche et un couvre-feu à partir de 19 heures dans les zones à haut risque.

Le Pérou a commencé une nouvelle quarantaine dans dix régions, dont la région métropolitaine de Lima, qui limitera les voyages et des rassemblements de masse.

Février 2021

Le gouvernement péruvien a prolongé jusqu’au 28 février la quarantaine obligatoire à Lima et dans d’autres régions où les cas de COVID-19 continuent d’augmenter.

Mars 2021

Dans un bulletin du Journal Officiel “El Peruano”, le Décret Suprême 009-2021-SA indique la prolongation de l’État d’urgence sanitaire jusqu’au 2 septembre 2021, à partir du 7 mars 2021.

Le gouvernement a officialisé les nouvelles dispositions qui entrent en vigueur du 15 au 28 mars. Une série de mesures restrictives est appliquée selon la nouvelle classification des provinces en fonction du risque d’infection par le coronavirus : extrême, très élevé et élevé.

Avril 2021

Le gouvernement a officialisé la prolongation, jusqu’au 18 avril 2021, des dispositions actuelles de l’état d’urgence national. Le respect de la série de mesures se poursuivra selon la classification des provinces en fonction du risque de contagion de covid-19 : extrême, très élevé et élevé.

Le 19 avril, le pouvoir exécutif a déclaré que 41 provinces entrent dans le niveau de « risque extrême » dû au COVID-19, en raison de l’augmentation des décès et des cas positifs. Le couvre feu du lundi au samedi entre 21h et 4h et total le dimanche sera appliqué dans ces provinces jusqu’au 9 mai.

À ce jour, le Pérou compte 53 724 morts et 1 761 575 cas confirmés. C’est le deuxième pays le plus touché en Amérique du Sud (après le Brésil), et ce malgré des mesures strictes prises très tôt.

 Mai 2021

Début de la campagne de vaccination des 70-79 ans à Lima ; arrivée de 200 000 nouveaux vaccins Pfizer

A partir du 30 avril, ce sera au tour des personnes de plus de 70 ans, habitant Lima et le Callao, de pouvoir être vaccinées contre le coronavirus. Le but des autorités est de vacciner 460 000 personnes dans 50 centres de vaccination, à un rythme de 25 000 personnes par jour.

Jusque-là, 600 000 personnes ont reçu les deux doses du vaccin anti-Covid au Pérou.

Plus de 200 000 doses du vaccin de Pfizer sont arrivées dans le pays. Le ministre de la santé a annoncé qu’à partir du mois de mai, 700 000 doses de Pfizer arriveront par semaine. Au total, le ministre attend près de 3 millions de vaccins Pfizer le mois prochain.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a approuvé vendredi 7 mai l’utilisation d’urgence du vaccin chinois Sinopharm contre le coronavirus après avoir constaté qu’il répondait aux critères de sécurité et d’efficacité.

Le groupe consultatif d’experts en vaccination qui conseille l’OMS en la matière a examiné les données scientifiques soumises par le producteur chinois et a recommandé au Directeur général de l’OMS de procéder à son approbation afin de disposer d’un nouvel outil pour enrayer la pandémie.

Le vaccin s’est révélé efficace jusqu’à 79 % dans la prévention des cas graves de COVID-19 et, plus généralement, des symptômes associés à la maladie, a déclaré Alejandro Cravioto, président du groupe scientifique, lors d’une conférence de presse.

Du lundi 10 mai au dimanche 30 mai, les citoyens devront se conformer aux nouvelles dispositions de l’état d’urgence contre COVID-19. Cette décision a été officialisée par l’exécutif le samedi 8 mai. Il convient de noter que les mesures seront conformes à la classification des provinces en fonction du risque d’infection par le coronavirus : extrême, très élevé et élevé.

Au niveau extrême, les dimanches 16, 23 et 30 mai, le couvre-feu durera toute la journée.

Depuis lundi 10 mai, le gouvernement péruvien a appliqué une série de mesures ciblées, en fonction du niveau d’alerte sanitaire dans lequel se trouve chaque province, afin de freiner la propagation du coronavirus dans le pays. Ces nouvelles restrictions seront en vigueur jusqu’au dimanche 30 mai.

Selon le décret suprême n° 092-2021-PCM, 33 provinces du pays sont entrées dans le niveau de risque extrême, 155 sont dans la catégorie de risque très élevé, dont les métropoles de Lima et Callao, tandis que 8 localités sont situées au niveau élevé. La liste des activités permises et interdites selon les provinces et leur niveau d’alerte est disponible en ligne.

Le gouvernement a prolongé l’état d’urgence nationale jusqu’au 30 juin. Cette mesure avait été instaurée en mars 2020.

Le gouvernement a également actualisé la cartographie des niveaux de risque dans le pays, dont dépendent les mesures de restriction imposées à la population. La capitale et le Callao restent en zone d’alerte très élevée. Le couvre-feu sera toujours initié à 21 heures dans ces deux régions et l’usage de la voiture pour une utilisation personnelle restera interdit les dimanches.

Seize provinces restent dans la catégorie « risque extrême ».  Le gouvernement a décrété un confinement total pour l’ensemble du pays le 20 juin.

Juin 2021

Le gouvernement a établi les mesures qui seront en vigueur dans tout le pays jusqu’au 20 juin. Ces restrictions visent à prévenir de nouvelles infections au COVID-19 dans le pays et comprennent la prolongation de l’état d’urgence, en vigueur depuis mars dernier dans tout le pays, jusqu’au 30 juin. Les dispositions ont été publiées jeudi dernier dans le décret suprême 105-2021-PCM.

La présidente du Conseil des ministres, Violeta Bermudez, a indiqué que désormais, les restrictions pour chaque niveau de risque dureront trois semaines et non plus deux, après quoi une nouvelle classification sera annoncée, en fonction de l’évolution de la pandémie de coronavirus au Pérou.

Le Ministère de la santé a confirmé la présence d’un cas de variant indien du COVID-19 dans la région d’Arequipa, au sud du Pérou. Cette région est actuellement l’une des plus touchées par le virus. Le gouvernement a annoncé l’envoi de 122 brigades pour accélérer le rythme de vaccination dans cette zone du pays.

Le Centre national d’épidémiologie, de prévention et de contrôle des maladies du ministère de la Santé (Minsa) a signalé le 21 juin une diminution des décès dus au COVID-19 pour la huitième semaine consécutive dans le pays.

Les horaires des transports publics à Lima et Callao à partir du lundi 21 juin sont disponibles ici.

Le 29 juin en soirée, le Pérou a reçu 1 002 000 doses de vaccin contre le covid-19 du laboratoire Pfizer, offertes par les Etats-Unis (lire sur Canal N). L’administration Biden s’est ainsi engagée à envoyer, dans un premier temps, deux millions de vaccins au pays andin.

Les personnes de 47 et 49 ans commenceraient à être vaccinées à partir du 10 juillet. Le gouvernement a fait savoir que les plus de 40 ans seraient vaccinés au mois d’août (La República).

À ce stade, 192 331 personnes sont décédées du coronavirus au Pérou depuis le mois de mars 2020, selon le bilan du Ministère de la santé en date du 30 juin.

Juillet 2021

Selon les annonces gouvernementales, huit millions de vaccins anti-covid devraient arriver au Pérou au mois de juillet, en provenance de Pfizer, Sinopharm et AstraZeneca.

Pfizer devrait envoyer 2.4 millions de doses (8.4 millions d’ici septembre), achetées par le pays, auxquelles s’ajouteront 1 million de doses de ce même vaccin, données par les Etats-Unis.

AstraZeneca doit envoyer un lot de 508 000 doses la semaine du 12 juillet et Sinopharm 1 million de vaccins. Le Ministre de la santé a assuré sur RPP que trois millions d’autres doses de Sinopharm devraient arriver au cours du mois.

Selon La República, le Pérou aura donc reçu fin juillet 19 136 100 doses et au moins 8 millions de Péruviens auront reçu deux doses du vaccin.

Le gouvernement a réduit les heures de couvre-feu dans la région de Lima et du Callao. Ce dernier commencera désormais à minuit et terminera à 4 heures du matin. Les dimanches ne seront plus des jours de confinement : il sera désormais possible d’utiliser sa voiture personnelle ce jour-là, et de se déplacer d’une région à l’autre. Ces nouvelles règles seront appliquées jusqu’au 1er août.

Le gouvernement péruvien a annoncé avoir signé un contrat avec une représentante du Fond Russe des investissements directs pour l’achat de vaccins Sputnik V qui permettront la vaccination de 10 millions de Péruviens (20 millions de doses). C’est la première fois que ce vaccin sera distribué dans le pays.

À ce jour, le Pérou compte 187 588 morts et 2 026 729 cas confirmés. C’est un des pays les plus touché en Amérique du Sud (après le Brésil, l’Argentine et la Colombie), et ce malgré des mesures strictes prises très tôt.

 

Uruguay

Mars 2020

Le 20 mars 2020, l’Uruguay a fermé les frontières. Le 25 mars, le pays a débuté une phase de “quarantaine préventive” pour les personnes de plus de 65 ans. Les principales mesures prises par le gouvernement uruguayen concernent les personnes faisant partie du groupe à risque. Les écoles et les commerces sont fermés depuis le 14 mars.

Le gouvernement a mis en place un conseil d’experts dirigé par le bureau de la planification et du budget pour conseiller le pouvoir exécutif quant aux mesures à prendre. Comme la Corée du Sud, l’Uruguay a par ailleurs choisi de ne pas imposer de confinement obligatoire. Le gouvernement pratique le dépistage de masse et mise sur une incitation à l’isolation sociale, pour ne pas mettre le pays à l’arrêt. Les masques sont obligatoires dans les endroits regroupant du public.

L’Uruguay a été qualifié d’ « Oasis du coronavirus » par plusieurs journaux sud-américains. Le nombre de personnes contaminées par le coronavirus est faible car l’Uruguay a pris plusieurs mesures importantes dès le début de la pandémie :

  •   Informer la population avec transparence de la dangerosité du virus ;
  •       Réalisation de nombreux tests ;
  •       Ne pas imposer de confinement obligatoire, laisser les citoyens décider de façon responsable ;
  •       Ne pas réprimer les personnes ayant choisi de sortir dans les rues ;
  •       Interdire les classes présentielles et les grands évènements ;
  •   Fermer les frontières.

Comme le taux d’infection est resté faible et que le système de santé n’a jamais été compromis, le pays a déjà repris certaines activités comme le retour graduel des cours présentiels. Aujourd’hui le principal défi du pays semble de contrôler ses frontières, notamment avec le Brésil.

L’Uruguay est le seul pays d’Amérique du Sud sur la liste des pays « sûrs » de l’Union Européenne pour lesquels les ressortissants peuvent entrer dans l’espace Schengen sans restriction.

Octobre 2020

Le vendredi 2 octobre, le ministre de la santé uruguayen, Daniel Salinas, a annoncé que la situation sanitaire du pays était “sous contrôle”.

L’Uruguay a enregistré en octobre une augmentation du nombre de cas positifs à sa frontière avec le Brésil, ce qui a conduit le gouvernement de Luis Lavalle Pou à annoncer une série de restrictions dans certaines zones frontalières avec le Brésil pour tenter de limiter au maximum l’expansion de l’épidémie.

Novembre 2020

Depuis le 5 novembre, l’Uruguay et les États-Unis ont repris les liaisons directes de transport de passagers, après que la fréquence ait été suspendue dans le contexte de la pandémie de coronavirus.

Le pays est devenu une réussite et un modèle pour la région dans la lutte contre le coronavirus, sans quarantaine obligatoire, avec des cours en présentiel pour les enfants et les adolescents, la responsabilité sociale et peu de cas actifs. Mais la situation commence à se compliquer dans le pays. Alors qu’il semblait que l’Uruguay allait traverser la pandémie sans problème et que toute l’augmentation des infrastructures sanitaires ne serait plus qu’une assurance inutilisée, le pays a connu ces deux dernières semaines une résurgence des infections qui a suscité une alerte parmi les autorités et les experts.

Janvier 2021

Le président de l’Uruguay Luis Lacalle Pou a annoncé mercredi 6 janvier la prorogation jusqu’au 30 janvier de l’interdiction d’entrée dans le pays.

L’Uruguay a rouvert ses frontières, qui restaient fermées depuis le 21 décembre de l’année dernière, pour ses citoyens vivant à l’étranger et pour les résidents.

Février 2021

Le président uruguayen, Luis Lacalle Pou, a déclaré avoir l’espoir que le pays soit parmi les premiers à pouvoir rouvrir ses frontières, lorsque la population aura atteint l’immunité collective et que les autres États du monde auront mené leurs campagnes de vaccination massive. « L’Uruguay a besoin de ses frontières ».

Mars 2021

Le 10 et 15 mars, le pays recevra 1,6 millions de doses Pfizer et Sinovac. Le président rappelle que l’Uruguay est un des premiers pays à avoir lancé sa campagne de vaccinations, et figure dans le haut du tableau en termes de personnes vaccinées par rapport à la population totale. Jusque-là, le gouvernement a choisi d’éviter un confinement à l’extrême et a fait le pari de maintenir les activités. Pour le moment, les frontières sont fermées aux étrangers. Le président a informé que le gouvernement travaillait à l’élaboration d’un passeport sanitaire, qui permettrait de rentrer dans le pays sans quarantaine pour les personnes ayant été vaccinées ou présentant un test sérologique montrant la présence d’anticorps.

Le lundi 29 mars, le président de la République, Luis Lacalle Pou, a été vacciné. Il a reçu la première dose de Sinovac et recevra la deuxième dose le 26 avril. Le président a réaffirmé qu’il n’y aurait pas de quarantaine obligatoire malgré l’augmentation exponentielle des cas de coronavirus : « Le gouvernement ne va pas instaurer une quarantaine obligatoire parce qu’il ne croit pas en un État policier, parce qu’il ne croit pas aux mesures de sécurité rapides.”

Avril 2021

Le président a annoncé la prolongation des restrictions pour lutter contre le coronavirus jusqu’à la fin du mois d’avril.

Mai 2021 

Le 5 mai, l’Uruguay a convenu avec Pfizer d’augmenter les livraisons de doses et un demi-million de doses arriveront en mai.Le secrétaire de la présidence, Alvaro Delgado, a fait état d’un nouvel accord avec le laboratoire Pfizer, qui a acheté à l’avance trois millions de doses de vaccin contre le coronavirus. Comme il l’a expliqué, en mai, le nombre de doses hebdomadaires sera augmenté et une cargaison supplémentaire sera ajoutée, de sorte que l’on devrait atteindre un demi-million de vaccins d’ici la fin du mois.

Au total, avec ces doses de Pfizer, le million arrivé le 8 mai du laboratoire chinois Sinovac, plus le reste du mécanisme de Covax qui est attendu pour la fin du mois de mai, M. Delgado a estimé que les progrès réalisés dans le plan de vaccination seront « considérablement plus importants » que ceux prévus initialement.

Le gouvernement uruguayen a assoupli le 24 mai les restrictions, en rouvrant des salles de sport et des magasins à la frontière avec le Brésil. Les seules précautions contre la pandémie qui subsisteront jusqu’au 30 mai sont la suspension de tous les spectacles publics, fêtes et événements sociaux.

Juin 2021

Un plan de retour en classe a été lancé le 7 juin dans des écoles de Montevideo, Canelones et Salto, où quelque 51 000 élèves de première, deuxième et troisième année ont assisté à leurs premiers cours en présentiel après plus d’un an de cours virtuels.

Le gouvernement maintient jusqu’au 20 juin les mesures mises en place pour enrayer la propagation du coronavirus.

Le gouvernement uruguayen a annoncé le vendredi 25 juin les détails des nouvelles restrictions et contrôles à l’entrée du pays.

Juillet 2021 

À ce jour, il y a eu 5 935 morts et 380 019 cas confirmés positifs au coronavirus dans le pays.

 Venezuela

Mars 2020

Les autorités vénézuéliennes ont annoncé la mise en place d’une « quarantaine sociale et collective » dans l’ensemble du territoire national, depuis le mardi 17 mars à 5h00. Cette mesure entraîne une limitation des déplacements au strict nécessaire, à savoir les achats alimentaires ou liés à des soins médicaux.

Initialement, le gouvernement avait mis en place un système 5-10 (5 jours de flexibilisation + 10 jours de confinement) qui fut abandonné après seulement une semaine de fonctionnement.

Juin 2020

Début juin, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un autre système 7-7 qui consiste à accorder sept jours de flexibilisation (durant lesquels certains secteurs économiques peuvent reprendre), suivis de sept jours de quarantaine stricte.

Cette semaine, le pays entre dans une semaine de flexibilisation de 7 jours.

Septembre 2020

Le président Nicolas Maduro a déclaré le dimanche 13 septembre qu’aucun cours ne reprendra au Venezuela en présentiel en raison du covid-19, jusqu’à la fin de l’année. Il a proposé de combiner des cours transmis par la télévision vénézuélienne (VTV) avec des devoirs et des leçons données sur Internet, la radio et les réseaux sociaux pour terminer l’année scolaire 2019-2020.

Le Venezuela s’est engagé à “jouer les cobayes” en signant, début septembre, des accords de confidentialité pour tester les vaccins russes, chinois et cubains.

Octobre 2020

Le gouvernement vénézuélien et l’autorité aéronautique ont décidé de prolonger jusqu’au 12 novembre l’interdiction des vols commerciaux sur l’ensemble du territoire en raison de la pandémie.

Novembre 2020

L’Institut national de l’aéronautique civile (INAC) a publié un communiqué, le 2 novembre, dans lequel il est indiqué que la restriction des opérations aériennes est maintenue jusqu’au 11 février 2021, à l’exception des vols commerciaux à destination de la République Dominicaine, de l’Iran, du Mexique et de la Turquie.

Nicolas Maduro a annoncé dimanche 22 novembre la suspension du confinement pendant le mois de décembre, arguant que les statistiques montrent que les infections à COVID-19 sont sous contrôle au Venezuela.

Janvier 2021

Le Venezuela impose de nouveau une semaine de quarantaine à partir du 18 janvier.  Le gouvernement applique un système appelé « 7+7 » selon lequel le confinement est assoupli/ modifié tous les sept jours.

Février 2021

Un premier lot de 100 000 vaccins Spoutnik V, sur les 10 millions négociés avec la Russie, est arrivé au Venezuela le samedi 13 février. La campagne de vaccination a commencé avec le personnel soignant, les membres des partis politiques, les gouverneurs du pays, avec une première dose administrée le 18 février. D’autres lots de doses devraient être achetés auprès de groupes privés pour “mettre en place une campagne massive de vaccination à travers le pays”.

Mars 2021

Le 1er mars, le gouvernement a annoncé l’autorisation de l’utilisation du vaccin chinois Sinopharm, sans donner de détail sur la date de sa livraison. Nicolas Maduró a également déclaré qu’il recevrait lui aussi le vaccin.

L’Assemblée nationale d’opposition du Venezuela a approuvé le 19 mars l’allocation de 30 309 040 dollars pour l’achat d’au moins 12 millions de doses afin de vacciner 6 millions de personnes contre le covid-19 grâce au système Covax. Le montant total comprend 18 199 040 dollars pour Covax et 12 110 000 dollars pour l’investissement dans la chaîne du froid. L’accord prévoit que la gestion et la distribution des vaccins seront assurées par l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) et l’Unicef.

Le 22 mars 2021, le président du Venezuela Nicolas Maduró a annoncé deux semaines de quarantaine radicale à partir du lundi 22 mars, en prévision de la semaine sainte. Le pays prolonge la quarantaine de sept jours après un nombre record d’infections.

Avril 2021

Le 4 avril, le pays enregistrait un niveau record de contaminations en une journée, avec 1 800 cas positifs recensés.

Mai 2021 

Le président vénézuélien Nicolás Maduro a annoncé que le pays allait se confiner pendant une semaine du lundi 17 mai au dimanche 23 mai afin de contenir l’avancée du covid-19.

Le Venezuela, qui utilisait déjà Sputnik V dans sa campagne de vaccination, a également autorisé l’utilisation de Sputnik Light le samedi 15 mai. Selon le Fonds russe d’investissement direct, le nouveau vaccin qui peut être appliqué en une seule dose a montré une efficacité de 79,4 % lors des essais cliniques et est commercialisé à un coût inférieur de 10 dollars par dose.

Le lundi 17 mai a débuté une semaine de quarantaine radicale au Venezuela en raison d’une légère augmentation du nombre d’infections par le virus covid-19. La quarantaine radicale fait partie de la méthode 7+7 qui consiste en une semaine de relaxation et une semaine de quarantaine radicale.

Juin 2021

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a affirmé attendre l’arrivée en juillet de 5 millions de vaccins contre la covid-19 via le système Covax de l’Organisation mondiale de la Santé.

Le directeur de l’ONG Médecins Unis du Venezuela (MUV), Jorge Lorenzo, a dénoncé le lundi 21 juin qu’il y a une « anarchie » dans la programmation de la vaccination contre le covid-19 dans le pays des Caraïbes. Les centres de vaccination ont de longues files d’attente où les gens peuvent attendre pendant plus de dix heures, selon certains témoignages. Jusqu’à présent, le Venezuela a reçu 3,23 millions de vaccins, dont le Sputnik V russe et le VeroCell chinois, des laboratoires Sinopharm.

Juillet 2021

Le Venezuela a pour objectif de vacciner 70% de ses 30 millions d’habitants avant la fin de 2021 et administre depuis février les vaccins russe, Spoutnik V, et chinois, du laboratoire Sinopharm.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé dimanche 25 juillet que deux cas de covid-19 variant delta ont été détectés chez deux voyageurs qui sont entrés dans le pays par l’aéroport international Simón Bolívar de Maiquetía, dans l’État de La Guaira.

 

Le pays compte 300 813 cas confirmés et 3 422 morts. Les chiffres officiels sont cependant mis en doute par l’ONG Human Rights Watch et l’Université John Hopkins qui ont rendu un document expliquant que le président Nicolas Maduró n’était pas transparent concernant l’impact de la pandémie (tout comme la Corée du Nord et le Brésil).