–  actualisé le 23/11/2020 –

Argentine

En Argentine, le président Alberto Fernandez a décrété l’isolement préventif, social et obligatoire depuis le vendredi 20 mars.

Après une phase de “flexibilisation” qui avait été initiée dans une grande partie du pays, le vendredi 6 novembre le président a annoncé la treizième prolongation de la quarantaine qui se poursuivra au moins jusqu’au 29 novembre suite à une augmentation du nombre de cas dans les dernières semaines. Cette quarantaine est appliquée dans les départements de 10 provinces. Pour la première fois depuis mars, la zone métropolitaine de Buenos Aires sort du confinement total pour passer dans la phase de « distanciation sociale ».

En Argentine il faut distinguer deux régimes :

  • Celui de l’Aislamiento Social (correspondant à la quarantaine pour la majeure partie du pays)  défini comme suit : « Afin de protéger la santé publique contre la propagation du nouveau coronavirus, il a été stipulé que toutes les personnes vivant, ou résidant temporairement, dans les juridictions où cette réglementation est en vigueur doivent rester dans leur domicile habituel, avec seulement un déplacement minimal et indispensable pour faire des provisions de produits de nettoyage, de médicaments et de nourriture. » (Source gouv Argentine)
  • Celui du Distanciamento Social (correspondant à la distanciation sociales pour les 6 provinces non-concernées par la quarantaine) défini comme suit : « L’objectif de la « distanciation sociale, préventive et obligatoire » sera le rétablissement du plus haut degré possible de normalité en termes de fonctionnement économique et social, mais avec toute l’attention et les garanties nécessaires, et en maintenant une surveillance constante de l’évolution épidémiologique pour garantir un contrôle efficace de la situation » (Source gouv Argentine)

Les provinces en quarantaine (Aislamento Social) jusqu’au 29 novembre sont : Buenos Aires, Chubut, Neuquén, Río Negro, San Juan, San Luis, Santa Cruz, Santa Fe, Santiago del Estero y Tierra del Fuego.

Depuis le 17 mars 2020, l’Argentine avait arrêté les liaisons aériennes avec les pays les plus touchés par le virus et depuis le 26 mars toutes les frontières argentines étaient fermées. Depuis le 1er septembre, des vols internationaux exceptionnels ont repris entre l’Argentine et certaines villes (Rio de Janeiro, Santiago, Madrid, etc…), en laissant la responsabilité au voyageur de savoir s’il pourra entrer dans le pays concerné.

Depuis le 1er novembre l’Argentine a rouvert ses frontières aériennes après sept mois de fermeture en raison des mesures sanitaires prises pour lutter contre le covid-19. Les frontières sont ouvertes aux brésiliens, chiliens, boliviens, paraguayens et uruguayens. L’arrivée en Argentine se fera avec des mesures strictes : distanciation sociale, port du masque, mesure de température, et présentation d’un test Covid-19 négatif de moins de 72h

Le chef de cabinet des ministres de la province de Buenos Aires, Carlos Bianco, a déclaré mercredi (28) que la province de Buenos Aires mettait en place « la logistique pour une campagne de vaccination de masse » contre le coronavirus. Le président argentin, Alberto Fernandez a déclaré que le vaccin russe devrait être disponible en décembre.

Le président Alberto Fernández a expliqué les détails du « plan de vaccination » contre le coronavirus que l’Argentine appliquera dans les semaines à venir. Dans un premier temps, sera utilisée la production des laboratoires Pfizer avec BioNTech et le Spoutnik, le vaccin russe. L’objectif fixé par le président est qu’entre janvier et mars « entre 10 et 15 millions de personnes » soient vaccinées.

L’Argentine compte 1 370 366 cas enregistrés de coronavirus et 37 002 morts.

Bolivie

Après avoir émis des recommandations de « quarantaine » le samedi 21 mars 2020, le gouvernement bolivien avait décrété l’état d’urgence sanitaire le mercredi 25 mars interdisant la circulation des véhicules en instaurant un confinement pour empêcher la propagation de Covid-19, dont la transmission continue d’augmenter dans certaines régions.

Après plusieurs phases de quarantaine plus ou moins strictes, le gouvernement a déclaré le lundi 27 juillet l’état de « calamité publique » qui permet de disposer de davantage de ressources pour faire face à la pandémie, à travers un crédit de la Banque centrale. En parallèle la quarantaine a pris fin le 31 août.

Depuis le mardi 1er septembre, le gouvernement a assoupli la quarantaine nationale mais maintient les frontières fermées avec des exceptions. Depuis cette même date la loi autorise le développement d’activités industrielles, commerciales, agricoles, de construction et minières, et étend la circulation quotidienne des personnes et des véhicules de 05h00 à 20h00 heures, soit trois heures de plus que pendant la quarantaine.

Le 1er octobre, le gouvernement a adopté un décret qui assouplit les mesures de confinement. La circulation des piétons est plus souple et les horaires de fonctionnement du transport public sont élargies. Cependant le pouvoir exécutif a indiqué qu’il laissait aux régions le choix d’ajuster le décret selon la situation sanitaire de la région.  Les frontières et l’espace aérien restent fermés.

Luis Arce, le candidat de la gauche et dauphin de l’ancien chef de l’État Evo Morales, a remporté dimanche 18 octobre la présidentielle dès le premier tour avec plus de 52 % des voix.

Les mesures « post-confinement » seront appliquées au moins jusqu’au 30 novembre a annoncé le gouvernement récemment, parmi ces mesures on retrouve :

  • la circulation autorisée de 5 heures du matin à minuit,
  • les frontières terrestres, fluviales et lacustres fermées,
  • les événements publics, culturels, sportifs, festifs et politiques suspendus,
  • les manifestations religieuses, culturelles, sportives, récréatives, de loisir, de divertissement et autres  maintenues à des horaires dûment établis (en accord avec les autorités locales),
  • les vols commerciaux autorisés (avec test covid négatif).

Toutes ces mesures doivent être validées par les autorités locales compétentes

Dans la municipalité de La Paz, la circulation est autorisée jusqu’à 22 heures du lundi au vendredi et jusqu’à 20 heures le week-end.

Actuellement, le pays compte 143 978 cas confirmés et 8 907 morts.

Brésil

Le Brésil est le seul pays de la zone dont le gouvernement n’a pas de positionnement clair. À noter qu’en plus de la crise sanitaire et économique, le Brésil doit également faire face à une crise politique liée aux agissements et déclarations de son président Jair Bolsonaro (limogeage du ministre de la santé le 16 avril, démission du ministre de la justice le 24 avril, démission du nouveau ministre de la santé le 15 mai, 1 mois après sa prise de fonction).

Les mesures pour contrer le coronavirus sont principalement prises par les municipalités et les gouvernements d’États qui ont pris des mesures assez tôt (17 mars pour l’État de São Paulo et Rio de Janeiro par exemple) de distanciations sociales, réduction des transports, fermetures des commerces non-essentiels etc… Aujourd’hui les États et les municipalités flexibilisent de plus en plus leurs mesures.

Le président Jair Bolsonaro, s’est à plusieurs reprises exprimé contre confinement afin de “maintenir l’économie”. Le 16 avril il a limogé son ministre de la santé Luiz Henrique Mandetta après que celui-ci ait pris, à plusieurs reprises, position contre son président (il était en faveur du confinement et émettait des réserves quant à l’utilisation de la chloroquine pour soigner les patients du Covid-19). Le nouveau ministre Nelson Teich, qui avait pris ses fonctions le 16 avril, a également démissionné le 15 mai 2020 suite à ses divergences avec le président. Le général Eduardo Pazuello est devenu le ministre de la santé par intérim, il se dit lui-même “laïc” concernant les questions de santé.

À noter que depuis le vendredi 5 juin, un nouveau format de comptage a été adopté et le ministère a modifié la manière dont les indicateurs sont diffusés, ne présentant plus certaines données consolidées.

Le bulletin quotidien du ministère https://covid.saude.gov.br/ est maintenant publié vers 22 heures. Initialement cette divulgation avait lieu à 17 heures, puis à 19 heures. Ce décalage ne permet notamment plus de diffuser les informations dans les journaux télévisés brésiliens du soir.

Un consortium entre les principaux services de presse brésiliens : G1, O Globo, Extra, O Estado de S.Paulo, Folha de S.Paulo e UOL a été mis en place pour récupérer les chiffres de contamination et décès liés au Covid-19 et informer la population. Ces chiffres sont légèrement supérieurs à ceux annoncés par le ministère.

Le Brésil a rouvert mercredi 29 juillet ses frontières aux étrangers arrivant par voie aérienne, selon un décret publié au Journal officiel, une mesure qui vise à relancer l’industrie touristique brésilienne dévastée par la pandémie de coronavirus.

Deux vaccins covid-19 sont actuellement testés au Brésil : celui de l’université d’Oxford, au Royaume-Uni, développé en partenariat avec le laboratoire pharmaceutique AstraZeneca ; et CoronaVac, un travail conjoint de la société chinoise Sinovac Biotech et de l’Instituto Butantan, à São Paulo.

Le gouvernement du Paraguay a approuvé le mardi 22 septembre le protocole sanitaire pour la réouverture partielle de la frontière terrestre avec le Brésil.

Avec des milliers de volontaires, le pays de 212 millions d’habitants mène des tests en phase 3 – l’ultime avant l’homologation – des vaccins contre la covid-19. Le vaccin CoronaVac du laboratoire chinois Sinovac Biotech est notamment soutenu par le gouvernement de São Paulo, João Doria, grand adversaire politique de Jair Bolsonaro. L’Institut Butantan, l’un des principaux centres de recherche médicale au Brésil, va produire jusqu’à 100 millions de doses de vaccin covid-19 par an, a déclaré lundi le gouverneur de São Paulo, Joao Doria.

Dix états ont présenté une moyenne mobile de décès en augmentation sur la dernière semaine :  Rio Grande do Sul, Santa Catarina, Espírito Santo, Rio de janeiro, Minas Gerais, São Paulo, Goiana, Mato Amapá et Roraima.

Le gouvernement fédéral limite l’entrée des étrangers au Brésil

L’entrée des ressortissants étrangers, quelle que soit leur nationalité, par la route, par d’autres moyens terrestres ou par voie d’eau est interdite pendant au moins 30 jours

Le pays compte actuellement 6 071 401 cas confirmés et 169 183 morts. Il est donc le 2ème pays en termes en nombre de morts et le 3ème pays en termes de cas confirmés (après les États-Unis et l’Inde).

Chili

Le 18 mars, le Chili a fermé ses frontières et mis en place un couvre-feu nocturne dans l’ensemble du pays, de 23h00 à 05h00 du matin, dans le cadre d’une mise en place d’une « quarantaine progressive ». Il n’existe pas à ce jour de quarantaine nationale mais certaines zones du pays ont pris des mesures locales de confinement et de restriction des déplacements.

Depuis le 2 septembre, les personnes âgées de plus de 75 ans sont soumises aux mêmes restrictions de déplacement que les autres catégories d’âge, selon le degré de confinement de la commune dans laquelle elles résident. L’état d’exception a été prolongé jusqu’au 15 décembre 2020.

Le ministre de la Santé Jaime Mañalich a démissionné le samedi 13 juin, en plein milieu de la pandémie qui frappe son pays, suite aux critiques concernant sa gestion de la crise (notamment l’échec de la “quarantaine dynamique”) et à la controverse concernant les chiffres officiels du coronavirus. Le nouveau ministre est Enrique Paris, chirurgien et ancien président de l’Ordre des médecins.

Le président chilien Sebastian Piñera, qui doit faire face à des contestations sociales en plus de la crise sanitaire depuis plusieurs mois, a annoncé un plan d’aide de 1,5 milliard de dollars US pour la classe moyenne, fortement touchée par la crise économique résultant de la pandémie de coronavirus.

Des mesures locales de confinement et de restriction des déplacements ont été adoptées (liste des mesures et des zones concernées) : leur degré peut varier selon la situation de la commune et son classement dans le cadre des étapes du plan « Paso a paso » [Pas à pas], adopté le 19 juillet par le gouvernement chilien.

La situation de chaque commune et le degré de confinement ou de déconfinement correspondant à chaque étape sont indiqués sur le site https://www.gob.cl/coronavirus/pasoapaso/. La situation sanitaire de chaque commune fait l’objet d’un examen en temps réel et son classement est susceptible d’évoluer.

 

Le plan dispose de 5 phases de déconfinement, aujourd’hui la majorité du pays est dans la phase 3 de « Préparation ». Les villes actuellement en confinement (phase 1) sont : Ancud, Calbuco, Cañete, Cholchol, Chonchi, Coronel, Freire, Futrono, Hualaihué, La Unión, Lago Ranco, Lautaro, Los Lagos, Los Muermos, Lota, Natales, Osorno, Padre Las Casas, Puerto Montt, Punta Arenas, Puqueldón, Queilén, Quemchi, Temuco, Traiguén, Valdivia.

Les autorités chiliennes ont par ailleurs rendu obligatoire le port du masque dans les lieux publics de la région de Santiago depuis plusieurs mois.

Le Chili a annoncé le mardi 22 septembre qu’il avait signé de nouveaux accords pour recevoir des millions de doses de vaccin contre les coronavirus une fois qu’il sera approuvé.

Le lundi 19 octobre, le ministère de la santé a annoncé, dans un communiqué officiel, une série de modifications concernant les mesures de prévention de la COVID-19 dans le pays. Dorénavant, toute personne souhaitant se rendre sur le territoire chilien sera exempté de quarantaine, si elle a réalisé un test PCR qui s’est révélé négatif et datant de moins de 72 heures.

Les théâtres et cinémas sont de nouveaux ouverts, mais l’accueil du public est limité à 50% de leur capacité. La consommation de boissons et de nourriture est interdite.

Les Chiliens ont voté, le dimanche 25 octobre, à une très forte majorité en faveur d’une nouvelle Constitution pour remplacer celle héritée de l’ère Pinochet, lors d’un référendum organisé un an après un soulèvement populaire massif contre les inégalités sociales.

Le pays devrait rouvrir ses frontières aux touristes étrangers d’ici fin novembre, uniquement depuis l’aéroport international de Santiago pour le moment et selon des conditions strictes (test PCR négatif, suivi de l’état de santé des personnes entrant au Chili pendants 14 jours, etc.)

Aujourd’hui, le Chili fait état de 540 640 cas confirmés et 15 069 morts.

Colombie

Le gouvernement colombien a déclaré un confinement national le 24 mars minuit réagissant ainsi très tôt face à la crise du coronavirus. Dans son discours du 26 avril le président a déclaré que le déconfinement serait un « processus graduel », il a signalé que les gouverneurs et les maires doivent continuer à prendre des mesures pour limiter la propagation du virus. Le ministre de l’économie a déclaré : « le principal est de protéger les vies, mais nous devons, main dans la main, relancer progressivement l’économie […], les maires seront la clé de ce déconfinement graduel ».

La quarantaine nationale a pris fin dans le pays le lundi 31 août 2020. Cela signifie que la quasi-totalité des citoyens et des entreprises peuvent reprendre leurs activités – sous réserve des limites et des mesures de protection indiquées par les autorités de chaque ville et municipalité – et que seule une petite partie de la population est dorénavant soumise à des restrictions.

Depuis le 1er septembre le pays est entré dans la phase d’ ”isolement sélectif et responsabilité individuelle” qui vient d’être prolongée jusqu’au 1er décembre minimum. Cette nouvelle phase a été décrite par le président Ivan Duque comme “plus régis par des interdictions, mais par des restrictions spécifiques où nous continuerons à progresser dans l’ouverture des secteurs avec les protocoles qui ont été établis par le ministère de la santé”.

Trois types d’activités sont toujours interdites dans le pays :

  • les événements de nature publique ou privée impliquant des regroupements importants,
  • les bars, discothèques et salles de danse,
  • la consommation de boissons alcoolisées dans les espaces publics et les établissements commerciaux, bien que leur vente ne soit pas interdite.

Comme lors des étapes antérieures, les maires sont chargés, avec les ministères de la santé et de l’intérieur, de réglementer le retour des activités économiques et une grande responsabilité est donné à chaque citoyen pour limiter au maximum la propagation du virus.

Le 1er octobre, le gouvernement national a entamé la deuxième phase de réactivation de l’opération internationale pour les vols commerciaux, qui comprendra le fonctionnement des aéroports suivants : l’aéroport Ernesto Cortissoz à Barranquilla, l’aéroport El Edén en Arménie, l’aéroport Palonegro à Bucaramanga et l’aéroport Matecaña à Pereira. Les aéroports de Bogota, Cali, Rio Negro et Cartagena sont réouverts depuis le 21 septembre 2020. La réactivation des vols internationaux continue et le nombre de vols devraient augmenter dans les prochaines semaines.

Les autorités colombiennes ont décidé de prolonger la fermeture des frontières terrestres et maritimes jusqu’au 1er novembre. Une circulaire du ministère colombien des affaires étrangères destinée aux consulats d’Argentine, d’Allemagne, du Canada, du Chili, d’Espagne, de France et des Pays-Bas évoque la possibilité de « restreindre temporairement » l’entrée dans le pays des citoyens de ces pays.

Le président Ivan Duque a annoncé que les vaccins contre le covid-19, qui sont approuvés et acquis par l’État colombien, seront livrés gratuitement et en temps utile à la population colombienne. Le gouvernement doit encore discuter la possibilité de rendre le vaccin gratuit pour tous (ce qui était l’objectif initial).

Actuellement, le pays compte 1 248 417 cas confirmés et 35 287 morts.

Équateur

Le 16 mars 2020 a été déclaré l’état d’alerte sur tout le territoire national équatorien. Le décret 1017 du 17 mars 2020 limite le droit à la libre circulation, avec un certain nombre d’exceptions. Après avoir été prolongé à plusieurs reprises par le président Lenín Moreno, l’état d’urgence a pris fin le 13 septembre 2020.  Le gouvernement fait appel à la “responsabilité citoyenne” pour lutter contre la covid 19 et délègue aux autorités locales et régionales le choix d’appliquer des restrictions.

Un Comité des Opérations d’Urgence national (COE), dirigé par le vice-président de la République, a été mis en place. Il assure la liaison avec les coordinations territoriales (comités locaux ou provinciaux). Avec la fin de l’état d’urgence, le COE a ordonné aux autorités des différentes régions de « promouvoir les normes de prévention et de contrôle pour contenir la propagation massive de COVID-19 en Équateur », selon des informations officielles. Les décisions seront dorénavant prises à l’échelle des régions.

Depuis le 4 mai, le gouvernement parle de « nouvelle normalité » (mesure permettant de relancer le secteur économique), la situation est dorénavant évaluée par les gouvernements de chaque canton pour étudier la mise en place de mesures sanitaires appropriées à chaque région. Trois types de zones sont définies pour chacun des 221 cantons :

  •       Zone Verte : reprise du travail avec un maximum de 70 % de personnel à la fois ; la circulation des véhicules est définie par des plaques à numéros pairs ou impairs.
  •       Zone Jaune : Priorité donnée au télétravail, maximum 50 % du personnel en présentiel. Les entreprises peuvent reprendre leur activité selon des conditions strictes. Couvre-feu entre 23 heures et 5 heures du matin.
  •       Zone Rouge : Les activités commerciales sont autorisées avec 30 % de la capacité. Le travail présentiel reprend dans les secteurs public et privé avec 30 % du personnel au maximum. Circulation interdite en we et autorisée deux jours par semaine en fonction de la plaque minéralogique de la voiture. Couvre-feu entre 18h et 5 heures du matin.

La majorité du pays est dorénavant en zone jaune (205 cantons sur 221) y compris les provinces de Guayas (Guayaquil) ou de Pichincha (Quito). 2 cantons restent néanmoins en zone rouge et 14 sont actuellement en zone verte. Dans la plupart des cas, les autorités locales ont prévu de poursuivre certaines restrictions afin de limiter la propagation du virus.

À l’échelle nationale :

  • Les frontières terrestres internationales sont maintenues fermées.
  • Les cours des différents niveaux d’enseignement sont toujours suspendus.
  • L’ouverture et le fonctionnement des bars, discothèques, karaokés, billards, centres de divertissement pour enfants, et toute activité qui ne garantit pas la distance sociale sont interdits.
  • Les activités physiques dans les lieux fermés sont limitées, à l’exception des pilotes agréés par le COU des cantons qui sont dans le vert. Dans les lieux ouverts, les activités individuelles sont toujours autorisées, conformément aux directives émises par le COU national.
  • Les représentations publiques dans des espaces ouverts et fermés, ainsi que les foules, sont interdites.

Depuis la fin de l’État d’urgence, annoncé le 13 septembre par le président Lenín Moreno, l’Équateur a levé la majorité des restrictions.

Le dimanche 25 octobre, le ministère équatorien de la santé, Juan Carlos Zevallos López, a demandé à la population de “ne pas baisser la garde” et appelle à la coresponsabilité dans la lutte contre le virus.

La province de Pichincha (Quito) regroupe plus de 35% des cas de contamination du pays.

À ce jour, le pays fait état de 185 643 cas confirmés et 13 201 morts. Toutefois, les statistiques officielles ne tiennent pas compte des personnes qui meurent sans avoir été testées (nombreuses dans le pays).

Paraguay

Depuis le 10 mars 2020, sont instaurées la fermeture des écoles et des universités ainsi que l’interdiction de rassemblements à caractère sportif, culturel, religieux ou politique, qu’ils soient privés ou publics.

Le pays a limité la crise du coronavirus en adoptant très tôt des mesures. La quarantaine a été imposée 3 jours après la détection du premier cas de coronavirus. Depuis le 5 octobre le pays est dans une phase de « nouvelle normalité » après avoir suivi un déconfinement en 4 phases initié en mai.

Le 16 octobre, le président de la République du Paraguay, Mario Abdo, a affirmé que le pays était sur la bonne voie et que les chiffres de la covid étaient “bons” en comparaison à d’autres pays de la région. Il a également incité les citoyens à ne pas baisser la garde concernant les mesures sanitaires contre le virus.

La frontière terrestre avec le Brésil a été réouverte le 15 octobre et les vols internationaux ont repris depuis le 21 octobre (avec des règles d’hygiène strictes).

Depuis le 16 novembre, les événements sociaux d’au maximum 75 personnes sont de nouveau autorisés dans le pays.

Le Paraguay compte 76 476 cas de personnes contaminées et 1 657 morts.

Pérou

Le 16 mars 2020, le Pérou a déclaré l’état d’urgence qui a été prolongé jusqu’au 30 novembre par l’ex président Martín Vizcarrai. La quarantaine totale, au niveau national, a pris fin le mardi 30 juin. Auparavant, le gouvernement avait publié un autre décret suprême qui étendait l’urgence sanitaire, mesure qui, contrairement à l’état d’urgence, n’affecte pas les libertés individuelles mais donne au gouvernement des facilités pour passer des contrats ou acheter les ressources nécessaires pour faire face à la pandémie. L’urgence sanitaire, qui allait prendre fin le 7 septembre, a été prolongée de 90 jours jusqu’au 7 décembre.

Un couvre-feu est toujours maintenu entre 23h00 à 04h00 tous les jours de la semaine.

Depuis juillet, les vols nationaux ont repris dans le pays.

À Lima, ville la plus touchée avec 60% des cas, les hôpitaux sont surchargés. De longues files de personnes attendant de recevoir de l’oxygène pour soigner des membres de leur famille à leur domicile se crée un peu partout puisque les hôpitaux ne peuvent plus accueillir tous les patients.

L’ex-président Martin Vizcarra a annoncé le mercredi 9 septembre l’approbation d’un décret d’urgence pour faciliter l’acquisition de vaccins contre le coronavirus (COVID-19). Cet état d’urgence régit le pays jusqu’au 30 novembre au moins. Il a également rappelé qu’il n’y avait plus de quarantaine dans plusieurs régions mais il est important pour les citoyens de respecter certaines règles telles que l’utilisation de masques dans les lieux publics et d’éviter les rassemblements.

Les vols internationaux ont repris depuis le 5 octobre.

À ce stade, seuls existent entre Lima et Paris les vols « spéciaux » autorisés par le gouvernement péruvien, comme cela a été le cas depuis le début de l’état d’urgence.

Les autorités des stations balnéaires, dans le nord du pays, de Tumbes, Piura, Lambayeque et La Libertad ont pris toute une série de mesures pour limiter l’accès aux plages, tels que le contrôle de la capacité des plages, la désinfection, le nettoyage et une présence policière accrue afin de prévenir la propagation du nouveau coronavirus. Les plages de Lima ont également fait l’objet de mesures restrictives.

Le 25 octobre, l’ex-président péruvien, Martin Vizcarra, a annoncé la fin du confinement les dimanches dans tout le pays. Cependant, le couvre-feu reste maintenu entre 23h00 et 04h00.

Le 9 novembre 2020, sur la base de l’article 113 de la Constitution, le Congrès péruvien a voté la destitution de Vizcarra de la présidence du pays en invoquant son « incapacité morale ». Il a été remplacé par le président du Congrès, Manuel Merino. Après 6 jours de protestations dans le pays, Merino a finalement renoncé à la présidence le 15 novembre. Les prochaines élections présidentielles sont prévues pour avril 2021. C’est le membre du congrès Francisco Sagasti qui assume la présidence du Pérou actuellement.

Le ministère de l’économie et des finances (MEF) a approuvé lundi (23/11) l’émission interne et externe d’obligations souveraines, en un ou plusieurs placements, pour un montant maximum de 4 milliards de dollars. Le décret d’urgence n° 051-2020 permettra de financer les dépenses destinées à la prévention et à l’endiguement de la COVID-19 et à la réactivation économique.

À ce jour, le Pérou compte 35 177 morts et 948 081 cas confirmés. C’est le deuxième pays le plus touché en Amérique du Sud (après le Brésil), et ce malgré des mesures strictes prises très tôt. En termes de nombre de morts par millions d’habitant, le Pérou est le premier pays au monde (devant la Belgique).

Uruguay

Depuis le 20 mars 2020, les frontières uruguayennes sont fermées. Le 25 mars, l’Uruguay a débuté une phase de “quarantaine préventive” pour les personnes de plus de 65 ans. Les principales mesures prises par le gouvernement uruguayen concernent les personnes faisant partie du groupe à risque. Les écoles et les commerces sont fermés depuis le 14 mars.

Le gouvernement a mis en place un conseil d’experts dirigé par le bureau de la planification et du budget pour conseiller le pouvoir exécutif quant aux mesures à prendre. Comme la Corée du Sud, l’Uruguay a par ailleurs choisi de ne pas imposer de confinement obligatoire. Le gouvernement pratique le dépistage de masse et mise sur une incitation à l’isolation sociale, pour ne pas mettre le pays à l’arrêt. Les masques sont obligatoires dans les endroits regroupant du public.

L’Uruguay a été qualifié d’« Oasis du coronavirus » par plusieurs journaux sud-américains. Le nombre de personnes contaminées par le coronavirus est faible car l’Uruguay a pris plusieurs mesures importantes dès le début de la pandémie :

  • Informer la population avec transparence de la dangerosité du virus ;
  • Réalisation de nombreux tests ;
  • Ne pas imposer de confinement obligatoire, laisser les citoyens décider de façon responsable ;
  • Ne pas réprimer les personnes ayant choisi de sortir dans les rues ;
  • Interdire les classes présentielles et les grands évènements ;
  • Fermer les frontières.

Comme le taux d’infection est resté faible et que le système de santé n’a jamais été compromis, le pays a déjà repris certaines activités comme le retour graduel des cours présentiels. Aujourd’hui le principal défi du pays semble de contrôler ses frontières, notamment avec le Brésil.

L’Uruguay est le seul pays d’Amérique du Sud sur la liste des pays « sûrs » de l’Union Européenne pour lesquels les ressortissants peuvent entrer dans l’espace Schengen sans restriction.

Le vendredi 2 octobre, le ministre de la santé uruguayen, Daniel Salinas, a annoncé que la situation sanitaire du pays était “sous contrôle”.

L’Uruguay a enregistré en octobre une augmentation du nombre de cas positifs à sa frontière avec le Brésil, ce qui a conduit le gouvernement de Luis Lavalle Pou à annoncer une série de restrictions dans certaines zones frontalières avec le Brésil pour tenter de limiter au maximum l’expansion de l’épidémie.

Depuis le 5 novembre, l’Uruguay et les États-Unis ont repris les liaisons directes de transport de passagers, après que la fréquence ait été suspendue dans le contexte de la pandémie de coronavirus.

Le pays est devenu une réussite et un modèle pour la région dans la lutte contre le coronavirus, sans quarantaine obligatoire, avec des cours en présentiel pour les enfants et les adolescents, la responsabilité sociale et peu de cas actifs. Toutefois, la situation commence à se compliquer. Alors qu’il semblait que l’Uruguay allait traverser la pandémie sans problème et que toute l’augmentation des infrastructures sanitaires ne serait pas nécessaire, l’Uruguay a connu ces deux dernières semaines une résurgence des infections qui suscite une préoccupation parmi les autorités et les experts.

À ce jour, il y a eu 71 morts et 4 669 cas confirmés positifs au coronavirus dans le pays.

Venezuela

Les autorités vénézuéliennes ont annoncé la mise en place d’une « quarantaine sociale et collective » dans l’ensemble du territoire national, depuis le mardi 17 mars à 5h00. Cette mesure entraîne une limitation des déplacements au strict nécessaire, à savoir les achats alimentaires ou liés à des soins médicaux.

Initialement, le gouvernement avait mis en place un système 5-10 (5 jours de flexibilisation + 10 jours de confinement) qui fut abandonné après seulement une semaine de fonctionnement.

Début juin, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un autre système 7-7 qui consiste à accorder sept jours de flexibilisation (durant lesquels certains secteurs économiques peuvent reprendre), suivis de sept jours de quarantaine stricte.

Cette semaine, le pays entre dans une semaine de flexibilisation de 7 jours.

Le président Nicolas Maduro a déclaré le dimanche 13 septembre qu’aucun cours ne reprendra au Venezuela en présentiel en raison du covid-19, jusqu’à la fin de l’année. Il a proposé de combiner des cours transmis par la télévision vénézuélienne (VTV) avec des devoirs et des leçons données sur Internet, la radio et les réseaux sociaux pour terminer l’année scolaire 2019-2020.

Le Venezuela s’est engagé à “jouer les cobayes” en signant, début septembre, des accords de confidentialité pour tester les vaccins russes, chinois et cubains.

Le gouvernement vénézuélien et l’autorité aéronautique ont décidé de prolonger jusqu’au 12 novembre l’interdiction des vols commerciaux sur l’ensemble du territoire en raison de la pandémie.

L’Institut national de l’aéronautique civile (INAC) a publié un communiqué, le 2 novembre, dans lequel il est indiqué que la restriction des opérations aériennes est maintenue jusqu’au 11 février 2021, à l’exception des vols commerciaux à destination de la République Dominicaine, de l’Iran, du Mexique et de la Turquie.

Nicolas Maduro a annoncé dimanche (22/11) la suspension du confinement durant le mois de décembre, arguant que les statistiques montrent que les infections à COVID-19 sont sous contrôle au Venezuela.

À ce jour, le pays compte 99 835 contaminées et 871 morts. Les chiffres officiels sont cependant mis en doute par l’ONG Human Rights Watch et l’Université John Hopkins qui ont rendu un document expliquant que le président Nicolas Maduro n’était pas transparent concernant l’impact de la pandémie (tout comme la Corée du Nord et le Brésil).