La qualité de la production scientifique colombienne en baisse

L’importance de la production scientifique pour le pays n’a jamais été aussi forte qu’au moment de la pandémie, même si elle ne se limite évidemment pas à ce contexte pandémique particulier. « Un pays qui ne comprend pas que la science et la technologie font partie intégrante du développement économique et productif, se trompe lourdement », affirme Diego Silva, économiste et directeur de l’Observatoire de la science et de la technologie (OCyT).

Bien que la Colombie se soit améliorée sur certains points, comme le nombre de publications, elle a encore beaucoup de marge pour s’améliorer dans d’autres aspects, comme les citations et les co-publications. Comme dans de nombreux pays, les universités colombiennes répondent à la logique du « publish or perish » (publier ou mourir), ce qui a considérablement augmenté le nombre de publications mais pas nécessairement leur qualité. Les chercheurs sont parfois contraints de publier fréquemment pour s’assurer une place durable au sein du monde académique ainsi qu’une augmentation de salaire, ce qui a inévitablement favorisé la prédominance de la quantité sur la qualité.

Par ailleurs, selon l’analyse des publications scientifiques colombiennes par l’OCyT, si leur quantité ne cesse d’augmenter, leur impact international baisse d’une année en année. Ces dernières sont de moins en moins citées par la communauté scientifique internationale dans leurs travaux de recherche. En effet, depuis 2012, les citations de publications colombiennes sont en baisse constante alors qu’il s’agit d’un des principaux outils pour mesurer l’impact d’une publication à l’international.

En outre, on note une prévalence de la capitale par rapport aux institutions/chercheurs de province et celle des sciences exactes par rapport aux sciences humaines. Les universités qui concentrent la majorité des publications du pays sont l’Université nationale, l’Université d’Antioquia et l’Université des Andes.

Source : https://lasillavacia.com/colombia-produce-mas-ciencia-menor-impacto-80706